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France – Bilan de santé de la Cité phocéenne plutôt positif, selon l’ORS


D’après l’étude menée par l’Observatoire Régional de la Santé-PACA rendue publique le 26 mai, la ville de Marseille semble suivre les grandes tendances nationales en matière sanitaire et occupe une place très correcte dans le classement national.

C’est la première fois en France qu’une grande ville fait appel à un observatoire indépendant pour obtenir un point objectif sur sa situation sanitaire et sociale et pouvoir ainsi se positionner parmi les principales agglomérations du pays.

Bien que la diminution du nombre d’habitants, perceptible dès les années 70, a été endiguée depuis une vingtaine d’années, la ville doit aujourd’hui faire face au vieillissement de ses habitants. Marseille compte 6,9% d’hommes de plus de 75 ans et 11,2% de femmes et se situe au-dessus des moyennes nationales qui sont respectivement de 5,6 et 9,5%. On note cependant une hausse des taux de natalité et de fécondité.

La ville a concentré ses efforts sur le plan des maladies cardiovasculaires et des cancers et connaît une sous-mortalité significative. Depuis 88, la mortalité par accidents cardiaques a diminué de 30% chez les hommes et de 34% chez les femmes (contre 21 et 27% sur le plan national) et la mortalité par cancer est de 5% inférieure à la moyenne française.

En ce qui concerne le cancer du sein, la ville reste proche du niveau national.

Marseille n’a pas été épargnée par la canicule de l’été 2003. La surmortalité a été de 25%, ce qui reste en deçà d’autres villes comme Paris ou Lyon qui accusent un taux de 142 et 80%.

Malgré ces bons résultats d’ordre sanitaire, les soins aux personnes âgées nécessitent encore des améliorations.

La proportion de seniors vivant dans leur domicile est plus importante dans la ville que sur l’ensemble du territoire. Ainsi, 42,3% des plus de 75 ans résidant à Marseille vivent seuls à domicile. La moyenne française est de 38,2%.

En juin 2003, le taux d’équipement en soins infirmiers à domicile s’est pourtant révélé inférieur à celui de la France (12,4 contre 14,7 pour 1000 habitants de plus de 75 ans).

L’étude a relevé un faible taux d’équipement en logements collectifs pour personnes âgées mais un bon équipement en matière d’hébergement médicalisé (64,9 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans contre 35,6 pour la moyenne française).

L’étude a permis de cerner les points faibles de la ville et de la motiver à travailler pour améliorer encore plus l’accompagnement des personnes dépendantes. Il s’agit notamment de développer des structures de soin et de favoriser le maintien à domicile en proposant par exemple des alternatives à l’institutionnalisation.

Delphine Dujardin © Senioractu.com 2004


Publié le Jeudi 3 Juin 2004 dans la rubrique Santé | Lu 389 fois