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Finlande – Etude sur l’influence des grands-mères sur l’évolution démographique et la natalité


Les docteurs Dr. Virpi Lummaa et Mirkka Lahdenperä ont étudié l’influence du rôle des grands-mères canadiennes et finlandaises sur l’évolution démographique et la natalité, et ont publié leurs résultats dans la revue Nature du 11 mars 2004.

L’étude, réalisée en partenariat par les Universités de Turku (Finlande), Sheffield et Cambridge (Royaume-Uni), et Chicoutimi (Québec), expliquerait la raison pour laquelle, d’un point de vue biologique, les femmes pourraient vivre plus longtemps après la fin de leur période de fécondité -contrairement aux autres mammifères indiquent les chercheurs. Grâce à la présence des grands-mères, qui de fait ont l’expérience de l’éducation des enfants, les femmes encore en âge de procréer pourraient continuer à se reproduire.

Le groupe de femmes finlandaises étudié provient de membres de l’église luthérienne ayant vécu entre 1702 et 1823, avant le libéralisme et l’industrialisation. L’avantage de cette population est que cette communauté religieuse tient des registres de naissance très précis. Les données sur les Canadiennes viennent de l’Université de Chicoutimi, elles sont issues d’une population rurale catholique, née entre 1850 et 1879. Dans les deux cas, les recherches se sont limitées aux femmes ménopausées (339 en Finlande et 2 332 au Canada), c’est-à-dire âgées d’au moins 49 ans.

Les enfants ayant grandi en présence de leur grand-mère semblent devenir matures plus rapidement. Leur vie d’adulte et familiale démarrerait donc plus tôt, les premiers enfants arriveraient donc plus tôt eux aussi et ces derniers seraient alors plus nombreux selon l’étude.

« Nous avons notamment découvert qu’après 50 ans, une grand-mère avait deux petits-enfants par décennie. Cela veut donc dire qu’une femme qui vit très longtemps transmettra plus de gènes à la génération suivante » a expliqué le docteur Lummaa.


Publié le Mardi 6 Avril 2004 dans la rubrique Divers | Lu 467 fois