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Senior Actu

Face à la pénurie de main d’œuvre, IBM réembauche ses anciens employés retraités

Dans un contexte de vieillissement de la population et de manque croissant de main d’œuvre qualifiée, le géant de l’informatique IBM cherche à réembaucher ses anciens employés partis à la retraite, indique un récent article de La Presse Affaires.


C’est un paradoxe : d’un côté les plus de 50 ans ne parviennent pas à retrouver de travail, et de l’autre, certaines entreprises font face à d’énormes difficultés quand il s’agir d’embaucher des salariés qualifiés et expérimentés.

Pour son usine de Bromont (Canada), IBM s’est donc décidée à réembaucher ses anciens salariés partis à la retraite. Et l’article canadien de préciser que même si le retour au travail est possible pour les retraités depuis une quinzaine d’années, il n’a jamais été aussi prisé par le géant américain de l’informatique.

Selon l’un des responsables d’IBM, cité dans ce journal, « c’est une formule gagnant-gagnant » et « chacun y trouve son compte ». Du côté des retraités, ils ne travaillent plus que deux jours par semaine –tout en touchant leur retraite. Il s’agit généralement de contrat de six mois renouvelables ou d’un « forfait » de 1.000 heures de travail.

Et du côté de l’employeur, il bénéficie de l’expérience d’un salarié qui connaît tous les rouages de la « maison » tout en profitant d’un allègement des charges salariales. Actuellement, une centaine de retraités travailleraient pour cette usine d’IBM. .../...

Expérience dans une banque australienne

Mais le géant de l’informatique n’est pas le seul à s’apercevoir de l’évolution de la pyramide des âges de ses employés... Et des conséquences que cela peut entraîner.

En Australie, l'une des principales institutions financières, ANZ, s’est rendue compte en 2005 qu'elle avait toujours « ignoré » ses employés de plus de 45 ans. Ainsi, afin d’éviter une « hémorragie » de compétences, elle s'est donc décidée à tout faire pour les inciter à rester le plus longtemps possible dans l’entreprise.

A cet effet, ANZ a lancé un programme d'extension de carrière proposant des options de gestion du travail plus flexibles. Cela inclut la possibilité, pour le personnel boomer et senior, de prendre des congés plus longs, de coacher ou former les autres employés ou encore d'occuper des postes où la pression est moins forte.

Enfin, comme l'indique l'un des responsables d'ANZ, la banque a aussi remarqué qu'en délaissant son personnel de 45 et plus, elle risquait de ne plus être en phase avec sa clientèle, qui à l'instar de la démographie du pays, vieillit elle aussi.


Publié le Jeudi 7 Juin 2007 dans la rubrique Emploi | Lu 6081 fois