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Etats-Unis – Une étude sur le financement des retraites des couples homosexuels gays et lesbiens


Steven Mock, un étudiant en doctorat de la section « Human Development » à l’Université de Cornell, a présenté en février dernier une étude sur l’organisation de la retraite chez les couples homosexuels.
Affirmant être les premiers à travailler sur la question, les trois chercheurs qui constituaient son équipe ont souligné des attitudes spécifiques à l’égard des retraites chez ces couples. Les spécialistes ont interrogé 39 femmes et 7 hommes tous homosexuels, parmi les 1 900 personnes du Cornell Ecology of Careers study.

Les femmes hétérosexuelles semblent d’une manière générale moins s’impliquer dans le financement des retraites que leurs compagnons. D’après l’étude, ce trait serait encore plus prononcé chez les lesbiennes. En revanche, lorsque celles-ci se lancent dans un plan d’épargne, elles le font à deux, contrairement aux couples masculins qui réalisent des prévisions individuellement, chacun de leur côté.

Par ailleurs et tout comme chez les couples hétérosexuels, le bon fonctionnement d’un couple gay ou lesbien jouerait un rôle crucial dans les choix des financements de retraites et des projections sur le long terme. « Au cours des entretiens de nombreux participants ont révélé qu’ils commençaient à envisager l’avenir une fois en couple » a déclaré Steven Mock dans un communiqué de presse.

Selon un rapport publié fin janvier par Human Right Campaign, association de lutte contre la discrimination sexuelle, les couples homosexuels seraient contraints de dépenser plus pour leur sécurité sociale (un supplément de 5 000 dollars par an, soit 4 117 euros) et seraient taxés sur la transmission au conjoint de leur pension de retraite, contrairement aux couples mariés, qui seraient exemptés de tout impôt. Les homosexuels –hommes ou femmes-, du fait même de l’absence de reconnaissance légale de leur statut ne peuvent pas bénéficier des avantages financiers que peut procurer un conjoint -mutuelle ou assurance décès par exemple.

« Il serait tragique que les couples gays et lesbiens découvrent soudain qu’ils n’ont pas de quoi profiter de leurs vieux jours » affirme le professeur Ritch Savin-Williams, qui a participé aux recherches.

En 2030, les Etats-Unis compteront environ quatre millions d’homosexuels de plus de 65 ans, affirme l’auteur. Les résultats des recherches seront publiés en 2005.


Publié le Mardi 30 Mars 2004 dans la rubrique Social | Lu 2155 fois