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Senior Actu

Etats-Unis - Une étude récente indique que les héritages des boomers devraient diminuer


Désormais, les boomers ne devraient plus trop compter sur l'héritage de leurs parents pour maintenir leur niveau de vie. C'est en tout cas l'idée qui semble se dégager d'un rapport de l'AARP (American Association of Retired People) paru courant novembre. Bien que les retraités semblent détenir une certaine richesse, les baby-boomers ne doivent pas s'attendre à hériter d’importantes sommes d’argent. En 2001, seul 26,8% des boomers avaient reçu ou étaient en passe de recevoir une succession. Un « manque à gagner » pour les boomers, qui s’approchent de la retraite et qui jusqu'à présent « comptaient » sur les héritages de leurs parents pour améliorer leur taux d’épargne et maintenir leur train de vie.

L'étude de l'AARP révèle que sur le panel étudié par la « Federal Reserve », la valeur moyenne des héritages s’élevait à 48 000 dollars environs (40 224 Euros). Moins de 2% ont reçu plus de 100 000 dollars (soit 83 961 Euros). Paradoxe, ce sont les familles dont les revenus sont supérieurs à 140 000 dollars net (117 545 Euros) qui reçoivent en valeur, les deux tiers des héritages.

Un autre facteur joue en la défaveur des boomers : les parents des générations nées avant 1946 et après 1964 avaient 2,6 enfants en moyenne. Les parents de la génération du baby-boom, née entre ces années, ont eu en moyenne 3,3 enfants. Plus d'enfants, donc partage et des héritages moins élevés au final. Mais la baisse des montants s'explique aussi par les dépenses accrues des retraités eux-mêmes. Si le senior type vit d'une pension et de bons placements, dans la réalité, il puise dans son capital. La prise de conscience de l'allongement de la durée de vie et de l'amélioration générale de leur état de santé incitent les seniors à dépenser effectivement plus d'argent. Laisser à ses enfants un héritage important ne serait donc plus une priorité. Les mentalités ont très vite évolué à ce sujet : en 1992, 55,5% des plus de 65 ans pensaient qu'il était primordial de léguer des biens de valeurs ; en 1998, ils n'étaient plus que 46,8%.




Publié le Jeudi 27 Novembre 2003 dans la rubrique Social | Lu 412 fois