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Etats-Unis – Réguler la population mondiale pour contrecarrer les effets du vieillissement


Devant les problèmes économiques que pose le vieillissement de la population mondiale, le Dr Butler, président de l’association américaine ILCUSA (International Longevity Center – USA), récuse les solutions communément avancées que sont la forte natalité et le recours à l’immigration et encourage une « stabilisation volontaire de la population ».

Dans son livre « Populations solutions to longevity », le Dr Butler se réjouit de l’allongement actuelle de la durée de vie, synonyme de progrès formidables dans le secteur médical. Mais cette tendance lourde, associée à la baisse des naissances, inquiète les décideurs des pays industrialisés qui y répondent en encourageant une plus forte natalité et le recours à l’immigration pour remplacer les départs à la retraite.

Deux politiques inadaptées au long terme selon l’auteur. Une plus forte natalité serait incompatible avec les contraintes environnementales futures (baisse des ressources naturelles). Aller chercher à l’étranger une main d’œuvre plus jeune n’aurait pas plus de sens économique à terme, puisque cette population vieillira elle-même d’ici peu dans le pays d’accueil qui devra de plus faire de gros efforts pour bien l’intégrer.

Unique moyen pour l’humanité vieillissante de vivre en accord la nature d’après le Dr Butler : stabiliser la population mondiale en ramenant le taux de natalité mondial moyen de 3,4 à 2,1 enfants/femme. Ceci permettrait de réduire les variations du marché du travail et de préserver les ressources naturelles. Améliorer la productivité est la condition sine qua non à la réussite de ce modèle économique : si les progrès technologiques permettent demain à l’économie de tourner avec une main d’oeuvre toujours moins nombreuse, la croissance de la part des plus âgés dans la population ne sera alors plus considérée comme un obstacle au développement économique.



Publié le Mardi 8 Juin 2004 dans la rubrique Divers | Lu 1085 fois