Sommaire
Senior Actu

États-Unis - Les travailleurs immigrés pourraient profiter du départ en retraite des baby-boomers


A l’heure où les baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1964) partent à la retraite par vagues successives, les immigrés ayant un haut niveau d’études pourraient voir leur rôle prendre plus d’ampleur dans le marché du travail américain, a indiqué l’AP le 7 mai.

« Nous allons devoir compter sur les travailleurs nés à l’étranger pour remplacer les postes des boomers », note Paul Harrington, économiste au centre d’études du marché du travail de l’Université du Nord Est.

Face à des pronostics démographiques alarmants qui en 2050, prévoient 87 millions de personnes de plus de 65 ans, dont 20 millions de plus de 85 ans, et selon lesquels ni le Medicare ni le fonds de sécurité sociale ne pourront continuer à fonctionner normalement après 2019, les travailleurs immigrés sont perçus comme une bouée de sauvetage permettant un renouvellement des postes et assurant, par leurs contributions, le financement des programmes sociaux.

Force est de constater que l’immigration ne peut cependant pas tout résoudre. Comme le souligne Laurence J. Kotlikoff, économiste à l’Université de Boston : « il va falloir beaucoup d’argent pour s’occuper des très vieilles personnes. Notre système fiscal pourrait bien s’effondrer en raison du nombre trop important de demandes de soins. »

De plus, les immigrés actuels qui viennent essentiellement du Mexique, des Philippines, de l’Inde et de la Chine, ne restent en général que quelques années aux États-Unis, faute de visas permanents.

L’enjeu étant d’éviter l’arrivée massive de travailleurs immigrés non qualifiés, les autorités américaines vont être amenées à instaurer de nouvelles politiques d’immigration basées notamment sur le niveau d’études et les qualifications plus que sur les critères de rapprochement familiaux qui sont en vigueur aujourd’hui.

Delphine Dujardin © Senioractu.com 2004


Publié le Lundi 17 Mai 2004 dans la rubrique Emploi | Lu 726 fois