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Senior Actu

Etats-Unis – Les communautés de retraités se multiplient et se diversifient


Avec le vieillissement de la population et l’augmentation de la durée de vie après le travail, des communautés de retraités, organisées autour de centres d’intérêts communs, fleurissent à travers le territoire ; c’est ce que souligne un article du New York Times, « All your neighbors are just like you », du 13 avril.

Les seniors américains aspirent dorénavant à mener une retraite paisible auprès de coreligionnaires partageant les mêmes racines ou les mêmes passions. Comme le fait remarquer Ron Manheimer, directeur du North Carolina Center for Creative Retirement, « les personnes âgées ne constituent tout simplement pas un groupe homogène ; il existe différentes façons de vivre sa retraite, et ce phénomène est appelé à se développer ».

Par le passé, les communautés de retraités naissaient d’accords conclus avec des entreprises de santé. De nos jours, le partenariat peut se réaliser avec des universités. Le Village de Penn State en Pennsylvanie en est une bonne illustration, accueillant retraités et universitaires. Les retraités peuvent suivre un cours par semestre sur le campus, assister aux matchs de l’équipe universitaire de basket-ball et certains étudiants travaillent à la cantine avec les personnes âgées.

A Aegis Garden en Californie, le facteur de ralliement est l’origine ethnique, chinoise en l'occurrence. Une communauté qui n’aurait pu voir le jour il y a 10 ou 15 ans selon son directeur, car en Chine la tradition exige que les enfants adultes s’occupent eux-mêmes de leurs parents. Cependant, la population asiatique s’américanisant, le besoin d’une telle communauté renouant avec la culture d’origine s’est fait sentir.

Des communautés homosexuelles – comme Carefree Cove en Caroline du Nord - voient également le jour (cf notre article : Etats-Unis – Ouverture avant 2005 d’une résidence pour gays et lesbiennes à San Fé du 19 janvier 2004).

On recense déjà près de 2.100 communautés de retraités aux Etats-Unis ; la plupart étant des communautés religieuses. Les baby-boomers devraient faire grimper ce chiffre : d’une part, ils cherchent de plus en plus d’opportunités pour leur parents après la retraite, et d’autre part ils le feront bientôt pour eux-mêmes. Or cette génération a l’habitude de plier le marché à ses exigences. D’après Drew Leder, professeur au Loyola College de Maryland, « quand les baby-boomers étaient bébés, il n’y avait que trois parfums de glace différents ; il y en a maintenant mille. De la même façon, il existera bientôt mille façons de vivre sa retraite. »


Publié le Lundi 19 Avril 2004 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 609 fois