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Senior Actu

Etats-Unis – Les 'Greenhouses', des résidences familiales pour seniors moins impersonnelles


Les villages presbytériens du Michigan sont la deuxième chaîne de maisons de retraite à ouvrir des « Green Houses », de petites structures communautaires pouvant accueillir jusqu’à 10 personnes âgées dans une atmosphère familiale, comme le rapporte le Detroit Free Press le 29 juillet.

Redonner aux seniors la possibilité de gérer leur vie quotidienne (heure du lever, du coucher, repas…), loin des résidences impersonnelles, telle est la motivation première du gériatre William Thomas, à l’origine du projet.

Ces structures doivent rappeler l’appartement ou la maison que les personnes habitaient avant leur arrivée afin qu’elles s’y sentent chez elles. Les aînés -et les responsables tiennent à ce terme- sont encouragés à se retrouver dans des pièces conviviales ou à profiter du jardin dont elles ont d’ailleurs le loisir de s’occuper.

Les résidents ont la possibilité de recevoir des invités pouvant éventuellement passer la nuit sur place et d’amener leurs animaux de compagnie. L’important est que personne ne se sente isolé ou coupé du monde.

Pour les tâches ménagères, des aides baptisées « Shahbazim » (terme perse signifiant « faucon royal ») sont disponibles 24h/24, de même que des infirmières si besoin est.

Pour l’heure, on compte environ douze de ces maisons familiales parmi les quelques 17 000 résidences traditionnelles.

Les résultats sont encourageants. D’après une étude réalisée par l’Université du Texas du Sud Ouest, on note une baisse de 60% des déviances comportementales (violence verbale, agitation…) et de 18% de l’utilisation du matériel de contrainte. De même, les résidents présentent 57% d’escarres en moins et on constate une nette diminution de l’absentéisme chez le personnel (moins 48%).

« Les résultats sont incroyables », reconnaît Steve McAlilly, PDG des Services Méthodistes pour Personnes Agées du Mississipi, « certains résidents se remettent à manger, prennent moins de médicaments et la famille s’investit plus. »

Cette solution n’est cependant pas la panacée car outre le surcoût que représente l’emploi du personnel, les seniors retrouvent une nouvelle famille, ce qui accroît la détresse lorsque l’un des résidents vient à disparaître.


Publié le Vendredi 30 Juillet 2004 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 936 fois