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Senior Actu

Etats-Unis - La longévité des seniors favorisée par l’amour des animaux de compagnie


Les animaux ont des effets bénéfiques sur la santé et le moral des personnes âgées, c’est en tout cas ce que tendent à prouver les études menées aux Etats-Unis sur les interactions entre animaux et seniors, comme l’indique le Sun Herald le 11 juillet.

Susan Taylor, administratrice de la maison de retraite NHC dans le Missouri, où chiens, chats, lapins, chevaux, oiseaux et autres bêtes à poils, plumes ou écailles cohabitent pour le plus grand plaisir des résidents, a eu, il y a neuf ans, l’idée de faire venir des animaux au sein de son établissement, et d’accepter bien évidemment ceux des résidents, afin de stimuler les personnes âgées et d’éviter qu’elles ne sombrent dans la mélancolie.

Et cela fonctionne. Les chercheurs de l’Université de Saint Louis et de Lindenwood se sont aperçus que le nombre de personnes souffrant de dépression avait chuté.

En vieillissant, les personnes se sentent seules, abandonnées. Elles possèdent souvent peu de biens et leur santé est chancelante. Aussi « les animaux leur procurent-ils un soutien et un amour inconditionnel », note Rebecca Johnson, du centre de médecine vétérinaire de l’Université du Missouri.

Grâce aux stimulations visuelles, tactiles ou émotionnelles, la personne âgée reste alerte plus longtemps. « On note également que les seniors âgés qui vivent avec un animal marchent plus, ont un taux de triglycérides et de cholestérol nettement plus bas et sont de meilleure humeur que les autres. Ils sont aussi plus résistants après une crise cardiaque », insiste la scientifique.

Les animaux à fourrure ne sont pas les seuls à avoir un effet positif sur les seniors. En effet, les chercheurs de l’Université de Lafayette dans l’Indiana ont remarqué que les patients atteints d’Alzheimer retrouvaient l’appétit lorsqu’ils observaient un aquarium plein de poissons rouges.

Devant ces preuves irréfutables d’interaction entre la personne âgée et l’animal, les scientifiques restent perplexes. L’hypothèse de la biophilie, cette tendance à être attirée par la nature et à fortiori les animaux, fait l'objet de travaux très sérieux et aujourd’hui, maisons de retraite et hôpitaux semblent se soucier de l’impact positif de la nature sur les patients.


Publié le Lundi 19 Juillet 2004 dans la rubrique Bien-être | Lu 8239 fois