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Etats-Unis – La longévité a permis le développement de l’homme moderne, confirme une étude


Les aînés ont joué un rôle décisif dans l’évolution de l’espèce humaine il y a près de 30 000 ans, c’est ce que révèlait le New Scientist le 6 juillet, d’après des recherches menées sur des fossiles.

En comparant les fossiles dentaires de 750 hominidés datant pour les plus anciens de 3 millions d’années (australopithèques, homo du Pléistocène, Néanderthaliens et Européens du Paléolithique supérieur), Rachel Caspari de l’Université de Michigan et Sang-Hee Lee de l’Université de Riverside en Californie, ont noté que le nombre d’individus « âgés » a été multiplié par cinq au début du Paléolithique supérieur, période qui correspond à un fort accroissement de la population et au développement de sociétés complexes.

Pour cette étude, est considéré comme « aîné » tout individu ayant atteint deux fois l’âge de la maturité sexuelle, soit 30 ans.

Les anthropologues ont toujours considéré que les personnes âgées avaient facilité le développement des modes de vie en société en s’occupant des enfants, en faisant part de leur expérience et en entretenant les liens familiaux. C’est ce que les spécialistes appellent « l’hypothèse de la grand-mère ».

La présence d’aînés n’est pas le seul élément qui a favorisé l’essor de l’homme moderne. Le régime alimentaire, le langage, les aptitudes manuelles et les relations sociales sont autant de facteurs à prendre en compte mais comme le souligne Rachel Caspari, « cette recherche donne simplement une explication de ce qui est aujourd’hui reconnu comme une évidence : ‘les hommes modernes’ étaient plus âgés et plus sages. »


Publié le Mercredi 7 Juillet 2004 dans la rubrique Divers | Lu 1151 fois