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Senior Actu

Etats-Unis - L'héritage, une pratique de moins en moins courante


Avec un allongement de l’espérance de vie, un système de santé de plus en plus coûteux et des seniors toujours plus hédonistes, la pratique de l’héritage devient de moins en moins répandue. Selon une étude réalisée par l’AARP, 8% de la population américaine avait reçu en 2001 un héritage inférieur à 25 000 dollars. 15% des baby-boomers comptaient sur un héritage de leurs parents, alors qu’ils étaient 27% en 1989. Chez les « post-boomers » (nés après 1964), ce chiffre descend même à 5,8% seulement. L’effondrement des marchés financiers, sur lesquels investissent massivement les seniors, pourrait en partie expliquer un tel pessimisme.

Par ailleurs, l’AARP estime que 46% des plus de 65 ans vivront à un moment ou un autre en maison de retraite d’ici les 20 prochaines années. Compte tenu du coût annuel moyen d’environ 100 000 dollars, les enfants se résignent souvent à vendre la maison familiale, qu’ils espéraient recevoir en héritage afin d’assurer le paiement des factures. Enfin de moins en moins de parents envisagent de léguer quoique ce soit à leurs enfants, considérant avoir déjà « accompli leur rôle » en les éduquant et souhaitant profiter pleinement de leurs années de retraite.

D’autres enfin transmettent de l’argent de leur vivant directement à leurs petits-enfants pour le financement de leur éducation ou estiment aussi que leurs enfants se doivent de réussir par eux-mêmes. Nombreux sont ceux qui envisagent alors l’assurance-vie : bon moyen de transmettre un « cadeau financier posthume », d’autant que l’allongement de l’espérance de vie permet de nos jours de contracter une telle assurance jusqu’à l’âge de 80 ans. Mais les critères d’admission en terme de santé et les cotisations restent si élevés que les rares personnes y ayant droit ont d’ores et déjà les moyens de transmettre un véritable héritage.


Publié le Vendredi 5 Septembre 2003 dans la rubrique Finances | Lu 841 fois