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Etats-Unis-Europe – Une fin de vie programmée aide les proches à supporter la mort


Etats-Unis-Europe – Une fin de vie programmée aide les proches à supporter la mort
Aux Pays-Bas, où l’euthanasie est légalisée depuis trois ans, une récente étude publiée dans le « British Medical Journal » a révélé que l’on supporterait mieux la mort d’un proche lorsqu’elle programmée. Les chercheurs du Centre médical de l’Université d’Utrecht ont interrogé 189 personnes dont un proche souffrant du cancer est mort par euthanasie et 316 personnes dont le proche est mort naturellement. Il ressort que les proches des euthanasiés supporteraient mieux la mort. Ils semblent souffrir moins de traumatismes et faire leur deuil plus rapidement. L’explication tiendrait dans le fait que le suicide médicalisé permettrait aux proches de dire au revoir au patient, encore conscient, et de se faire à l’idée de sa mort puisqu’ils en connaissent la date à l’avance. Par ailleurs, les discussions autour de la mort, au sein de la famille et avec le corps médical, se feraient plus facilement lorsque le décès est programmé. Les chercheurs hollandais ont précisé que ces résultats ne devaient pas être interprétés comme si l’euthanasie était l’unique solution. On peut citer d’ailleurs une autre étude, américaine cette fois, qui a révélé que certains patients en fin de vie ne choisissent pas le suicide médicalisé mais arrêtent de s’alimenter. L’enquête a été menée dans l’Oregon, un état qui autorise l’euthanasie, par le biais d’un questionnaire envoyé à 429 infirmières travaillant dans des établissements pour personnes âgées. Parmi elles, 33% ont déclaré avoir été confrontées durant les quatre dernières années à un patient qui a choisi d’en finir en cessant délibérément de s’alimenter. Les 429 infirmières ont donné une note moyenne de 8 -sur une échelle de 0 à 9- pour la « qualité du décès » qu’offre cette méthode. Or si l’euthanasie est encore interdite dans beaucoup de pays, le fait d’arrêter volontairement de s’alimenter est totalement légal, même si le cautionnement du corps médical pose des problèmes éthiques et moraux semblables à l’euthanasie.


Publié le Mardi 29 Juillet 2003 dans la rubrique Divers | Lu 375 fois