Sommaire
Senior Actu

Etats-Unis – Des animaux-robots pour aider les seniors âgés à se sentir moins seuls


Afin de lutter contre la solitude dont sont victimes de nombreuses personnes âgées, la technologie pourrait s’immiscer dans le quotidien des seniors sous l’apparence de robots-animaux, tels de véritables compagnons du futur, comme l’a indiqué l’AARP le 13 mai dernier.

Des études ont montré le lien très fort qui pouvait rapprocher un animal familier d’une personne souffrant par exemple de la maladie d’Alzheimer ou de sclérose en plaque. Grâce à l’animal, la personne devient plus gaie, se montre moins hostile envers le personnel soignant et n’hésite plus à communiquer. La présence d’un compagnon agit comme un catalyseur qui améliore la santé physiologique et le bien-être émotionnel de la personne.

Cependant, pour une personne très âgée ou souffrant d’une maladie particulièrement invalidante, il est parfois impossible de donner à l’animal toute l’attention nécessaire et de prendre correctement soin de lui. Il faut aussi reconnaître que rares sont les maisons de retraite ou les centres de soins qui acceptent les animaux.

De cette constatation est venue l’idée d’utiliser la technologie. A l’instar d’AIBO, le petit chien électronique de Sony qui vient de fêter ses cinq ans d’existence, les compagnons artificiels présentent de nombreux avantages pour les personnes âgées. Il n’y a aucun risque qu’ils soient négligés et permettent de briser le cercle vicieux de la solitude.

L’expert en technologie de santé, Eric Dishman, Intel, Oregon, croit en l’avenir de la technologie pour les seniors. Il pense que « les systèmes de soins actuels ne peuvent pas être à la hauteur des demandes que représentent l’arrivée massive de retraités, et qu’il n’y a pas d’autres choix que de se concentrer sur la technologie qui peut aider les gens à s’occuper d’eux-mêmes ».

Andrea Lane, de l’association Aide aux Personnes Agées, ne l’entend pas de cette oreille. Bien que jusqu’à présent, les seniors semblent plutôt favorables à ces compagnons d’un nouveau genre, elle affirme que « rien ne remplacera jamais la visite d’un être humain ou le soutien de la communauté ».

Comme l’admet le Professeur Nancy Edwards, de l’école d’infirmière de Purdue, Indiana, « il faut privilégier les rapports entre humains puis les rapports avec les animaux mais si une personne vit toute seule alors un robot peut certainement l’aider. »

Delphine Dujardin © Senioractu.com 2004


Publié le Jeudi 27 Mai 2004 dans la rubrique Social | Lu 6591 fois