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Senior Actu

Etats-Unis - De plus en plus de Seniors victimes d'abus financiers, physiques et verbaux


Face aux nombreux abus commis envers les seniors, il y a de quoi rester perplexe ; surtout lorsque l'on sait que leurs principaux « tortionnaires » sont leurs propres enfants. Désormais, ces derniers possèdent un sens aigu de la succession, à un détail près : ils souhaitent hériter avant la mort de leurs parents.

Les seniors semblent en effet surtout victimes d'abus financiers. Bon nombre de parents voient le contenu de leur compte en banque fondre sous les réclamations incessantes de leurs enfants, qui empruntent toujours plus pour régler leurs crédits à la consommation. Certains n'hésitent pas à impliquer leurs parents à un tel point, qu’ils doivent alors se porter caution et risquent de tout perdre, y compris parfois leur maison. D'autres facteurs conjoncturels, tels que les licenciements, les divorces et les loyers élevés poussent les seniors à accepter le retour de leurs enfants au domicile parental.

Les abus d'ordre physiques et verbaux semblent moins répandus mais tout aussi présents. Les statistiques communiquées par l'Illinois State Triad sont affligeantes. Dans cet état, une personne âgée est abusée, négligée ou maltraitée toutes les sept minutes. Ce type d'incidents augmente de 5% chaque année et touche désormais les Baby-boomers qui entrent peu à peu dans la vieillesse. La négligence de leurs enfants à leur égard et les abus verbaux obligent souvent les seniors à quitter leur foyer. Un endroit familier qu'ils ''troquent'' parfois contre un minuscule appartement tandis que la maison familiale reste aux mains des enfants.

Par ailleurs, les aigrefins sollicitant la naïveté ou la crédulité des seniors ne sont pas en reste. Citons parmi les techniques traditionnelles les abus téléphoniques ou le démarchage à domicile. Des pratiques au cours desquelles des informations confidentielles sont réclamées, comme les numéros de compte par exemple. Quant aux amis ou à la famille, ils n'hésitent pas à solliciter financièrement les personnes âgées, voire à se passer de leur accord et à les voler sans vergogne.

Pour aider ces seniors touchés par ces fléaux, différents types de soutien ont été mis en place : associations, thérapies, cellules de crise et programme de gestion financière. Mais beaucoup de parents refusent encore de reconnaître les faits et d'engager une procédure pour se libérer de cette nouvelle forme de ''prise en otage''.



Publié le Lundi 17 Novembre 2003 dans la rubrique Social | Lu 502 fois