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Etats-Unis – De nombreux médecins ne détecteraient pas l’Alzheimer chez leurs patients


Lors du 11ème Congrès de « l’Association Internationale de Psychogériatrie » la semaine dernière à Chicago, le docteur Sanford Finkel (directeur de « l’Association Alzheimer » et du « Geriatric Institute of the Council for Jewish Elderly ») a présenté son étude, selon laquelle les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ne seraient pas toujours diagnostiqués par les médecins. Ses statistiques semblent très inquiétantes pour l’avenir de la société américaine : « elles représentent un problème majeur de santé publique et ont des implications sérieuses sur la population âgée ». En effet, il est regrettable de ne pas fournir de traitement ralentissant la progression de la maladie dès l’apparition des premiers signes. On sait de plus, que le nombre de malades devrait tripler dans les années à venir. Ce qui va impliquer des dépenses de santé faramineuses, pour les patients comme pour l’état.
Sanford Finkel a étudié les dossiers médicaux de 2 150 patients de 65 ans et plus, de 11 cliniques et hôpitaux de Chicago et de l’Illinois. Il en ressort que, sur 28 % des patients présentant des problèmes cognitifs –de mémorisation, par exemple-, 6 % seulement des cas seraient détectés. Sur 33 % des personnes souffrant de dépression -un des symptômes de l’Alzheimer-, la maladie n’était diagnostiquée qu’une fois sur quatre. Les médecins devraient aussi être mieux formés vis-à-vis de la maladie : « les généralistes excellent à diagnostiquer les troubles physiques relatifs à l’âge, mais souvent ils ne sont pas formés pour détecter les premiers signes de l’Alzheimer ou alors ils n’ont pas pris le temps d’évaluer les troubles mentaux de leurs patients âgés », ajoute Sanford Finkel. Cette évaluation prend effectivement plus de temps qu’une consultation ordinaire, reconnaît-il, mais il faut trouver les moyens de la pratiquer.


Publié le Lundi 25 Août 2003 dans la rubrique Santé | Lu 534 fois