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Etats-Unis - Comprendre le soulagement des aidants à domicile lorsque le malade décède


Une récente étude publiée dans le ''New England Journal of Medicine'' fait la lumière sur la condition des aidants à domicile qui s'occupent de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer ou en fin de vie. Selon cette étude, les aidants seraient souvent victimes de dépression causée par la situation qu'ils endurent. Un état dont ils sortiraient moins de trois mois après la mort de la personne nécessitant des soins, et qui s'améliorerait progressivement au cours de l'année.

Soumis à un stress élevé, les aidants s'engagent dans la voie de la dépression lorsqu'ils constatent qu'ils ne peuvent rien faire pour soulager la souffrance du malade. Inconsciemment, ils savent que la mort du malade est synonyme de libération pour ce dernier. Les chercheurs pensent que c'est cette idée qui leur permettrait d'adoucir le traumatisme causé par le décès, et donc de guérir plus vite de leur dépression. Plus de 60% des aidants interrogés pensent que le malade souffre la plupart du temps, et 90% voient la mort comme le soulagement de ses peines. Plus de deux tiers d'entre eux disent qu'ils se sentaient préparés à l'ultime épreuve, et 72% affirment que la mort du malade les a soulagés d'une façon ou d'une autre.

L'étude tente de démontrer que ce sentiment de soulagement ne doit pas faire culpabiliser les aidants. La mise en place d'ateliers de discussions avec les médecins, la famille ou les infirmières permettrait de les soutenir dans cette épreuve et de les aider à comprendre et à mieux gérer leurs sentiments.






Publié le Jeudi 20 Novembre 2003 dans la rubrique Santé | Lu 385 fois