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Senior Actu

Espagne – Adopter devient plus difficile passés 50 ans


Adopter un enfant alors qu’on est senior relève du défi. Certaines communautés autonomes d’Espagne ont même fixé un âge limite pour cela. Le code civil n’imposant pourtant que deux restrictions : avoir plus de 25 ans et avoir au moins 14 années de différence avec l’adopté.

Certaines régions ont pourtant souhaité ajouter une différence maximum d’âge qui tourne souvent autour d’une quarantaine d’années. Par exemple une personne de 50 ans ne pourra pas adopter un enfant de 10. L’association pour la défense de l’adoption et de l’accueil estime que ces différences entre régions sont discriminatoires et demandent que des critères communs soient établis. Par ailleurs, dans les cas d’adoption internationale, le pays d’origine de l’enfant impose ses propres critères. Ces derniers prévalent sur ceux de l’Espagne. Ainsi la Chine, fixe la limite à 55 ans ou le Honduras à 51.

Paulino Castells, psychiatre spécialiste de la famille, se dit totalement pour l’adoption de jeunes enfants par des couples de plus de 50 ans. En effet, c’est au moment où les personnes atteignent un certain âge qu’elles sont le mieux disposées à adopter un enfant. Leur propre descendance devient indépendante, ils connaissent une certaine stabilité économique et psychologique, etc. Sa consœur Ana Rossell, fondatrice du site adoptiva.net, a la même opinion, ‘’particulièrement lorsqu’une tierce personne s’engage à s’occuper de l’enfant si les parents adoptifs ont un problème.’’ C’est le cas par exemple d’un couple de 57 ans, qui a lancé une procédure d’adoption il y a deux ans, et à qui l’administration catalane a conseillé de désigner un tueur avant de finaliser l’adoption.


Publié le Vendredi 20 Février 2004 dans la rubrique Social | Lu 686 fois