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Enquête 2005 sur les maisons de retraite québécoises : des résultats variables

Selon les résultats de l'enquête menée en octobre 2005, par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), et portant sur les résidences pour personnes âgées situées au Québec, la situation n'est pas uniforme dans l'ensemble de la province.


« En effet, le taux d'inoccupation global a progressé dans plusieurs régions métropolitaines de recensement (RMR), mais il a reculé dans deux régions. Cette diversité se reflète dans les résultats par segment de marché, qui brossent également un portrait variable en ce qui a trait au taux d'inoccupation. Ainsi, alors que le marché est plus détendu dans les régions de Montréal et de Québec, il est serré dans celles de Gatineau et de Saguenay » affirme Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL.

Dans la région de Montréal, le taux d'inoccupation global dans les résidences pour personnes âgées a de nouveau augmenté en 2005 et atteint maintenant 4,1 % contre 2,9 % en 2004. Cette deuxième hausse consécutive s'explique principalement par la construction de nombreuses résidences, indique le communiqué.

Et d’ajouter que le vieillissement de la population suscite un intérêt accru chez les promoteurs immobiliers pour le marché des maisons de retraite si bien que depuis 2003, il s'est construit près de 9.000 logements pour les 65 ans et plus et, encore cette année, plusieurs projets d'envergure verront le jour. Cette nouvelle offre a permis au marché de se détendre après avoir atteint un creux en 2003 avec un taux d'inoccupation global de 1,7 %. .../...


Dans la région de Québec, un desserrement a porté à 4,2 % le taux global d'inoccupation, tous types de résidences confondus, comparativement à 3,5 %, un an plus tôt. Cette deuxième progression du taux d'inoccupation en autant d'années est imputable à l'augmentation de la proportion d'unités vacantes dans les résidences composées d'appartements. Le taux d'inoccupation dans ces résidences a en effet augmenté d'un point de pourcentage et est passé de 2,1 %, en 2004, à 3,1 %, à l'automne 2005. Du côté des résidences de type « chambres avec pension », la proportion d'unités inoccupées a faiblement progressé pour atteindre 6,2 %, à l'automne 2005, par rapport à 5,9 %, un an auparavant.

Dans la région de Gatineau, au moment de l'enquête de 2005, toutes les résidences composées d'appartements affichaient complet. Le marché des résidences offrant des chambres avec pension s'est quelque peu détendu. De 0,8 % qu'il était, en 2004, le taux d'inoccupation dans ce segment a presque doublé pour atteindre 1,5 %, en 2005. Pourtant, le nombre de chambres et de lits continue de baisser. En effet, le marché perd 24 chambres cette année à cause de transformations effectuées dans la structure de certains immeubles.

Dans la RMR de Sherbrooke, à la suite d'une progression de deux dixièmes de point de pourcentage, le taux global d'inoccupation des unités destinées aux personnes âgées s'est établi à 3,1 %. La proportion de logements vacants était de 2,6 %, pour les résidences composées d'appartements, et de 3,7 %, dans le cas des résidences de type chambres avec pension. En chiffres absolus, cela signifie que 76 logements étaient sans occupant en octobre dernier. Entre les enquêtes de 2004 et de 2005, l'univers de logements pour personnes âgées est ainsi passé de 2 335 à 2 431 unités.

Dans la RMR de Saguenay, le statu quo de l'offre au cours de l'année 2005 a porté le taux d'inoccupation global à 1,5 % au moment de la dernière enquête. Il s'agit d'une diminution de plus d'un point de pourcentage par rapport aux résultats de l'enquête d'octobre 2004. Rappelons que 270 unités sont venues s'ajouter à l'univers en 2003, ce qui a fait grimper momentanément le taux global à 7,7 %. Depuis, la stabilité de l'offre et une demande accrue
découlant de l'accroissement de la population âgée ont conduit à une baisse du taux d'inoccupation.

Dans la RMR de Trois-Rivières, après une légère détente en 2004, le taux d'inoccupation a reculé à l'automne 2005 pour s'établir à 3,7 % comparativement à 4,5%, un an auparavant. Le resserrement observé en 2005 s'est manifesté dans tous les segments de marché. Le taux d'inoccupation des résidences de type appartements a perdu près de six dixièmes de point de pourcentage pour s'établir à 1,9 % alors qu'il se situait à 2,5 %, à l'automne 2004. Du côté des résidences de type chambres, le taux a baissé pour s'établir à 5,6 %, en 2005, par rapport à 6,3 %, une année plus tôt.

« Bien que le taux d'inoccupation ait grimpé dans les plus grands marchés, certaines nuances doivent être apportées. D'abord, les hausses de taux d'inoccupation sont faibles (inférieures à un point de pourcentage mis à part Montréal). Ensuite, même si elle a tendance à monter, la proportion des logements vacants n'est pas très élevée à plusieurs endroits et, finalement, certains marchés enregistrent même une baisse du taux d'inoccupation. Cependant, force est de constater le desserrement progressif des plus grands marchés et la vigueur de la construction de résidences. Compte tenu de ces résultats variables, il est plus important que jamais pour les investisseurs dans ce secteur de bien connaître le marché local et de viser juste quant au produit offert », poursuit Kevin Hughes.

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) est l'organisme national responsable de l'habitation au Canada depuis plus de 60 ans. Elle travaille à l’amélioration des conditions de vie et au bien-être des Canadiens par l'entremise de quatre secteurs d'activité : le financement de l'habitation, l'aide au logement, la recherche et la diffusion de l'information, et la promotion des exportations.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site www.schl.ca


Publié le Mercredi 19 Avril 2006 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 2872 fois