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Endoscopie haute définition : repousses les limites de l’invisible

Une nouvelle caméra haute définition, cinq fois plus performante que les appareils traditionnels, développée par la société Karl Storz Endoskope, devrait révolutionner l’endoscopie et permettre d’améliorer les interventions chirurgicales sur la prostate, par exemple.


Le principe de l’endoscopie est l’utilisation d’une caméra placée au bout d’une fibre optique et reliée à un écran vidéo qui restitue les images acquises. Cet examen permet de pratiquer un acte thérapeutique, d’effectuer des prélèvements de tissus ou de réaliser un diagnostic.

« C’est une méthode d’investigation peu invasive dont les résultats sont reconnus par l’ensemble du corps médical » précise le communiqué de Karl Storz Endoskope. Et de souligner que « l’endoscopie permet d’intervenir sur de nombreux organes comme l’abdomen, les articulations, l’utérus, le tube digestif, le colon, etc.) »

Concrètement, le chirurgien qui réalise ces examens ne voit pas directement les organes, mais tous ses gestes sont contrôlés sur un écran. Le format et la restitution des images vont donc déterminer la qualité de la procédure.

C’est pourquoi l’arrivée de l’Endoscopie Haute Définition va permettre une évolution importante de cette technique d’investigation, assurent les concepteurs de cette caméra. Ce nouveau matériel va donner la possibilité aux médecins chirurgiens non seulement de réaliser des diagnostics de plus en plus précis et précoces, mais surtout, il va lui permettre d’intervenir sur des lésions infiniment plus petites qu’auparavant.

Un zoom optique très puissant autorise une classification immédiate des lésions et permet véritablement de « visualiser l’invisible ». De fait, ces endoscopes « Haute Définition » permettent de travailler avec des caméras d’une sensibilité de deux millions de pixels soit cinq fois plus d’informations que les caméras traditionnelles qui restituent seulement 400 000 pixels.

L’apport de la Haute Définition va permettre des évolutions importantes dans de nombreuses spécialités, indique encore le communiqué. Et de préciser que « pour les tumeurs cancéreuses, cette méthode va permettre une meilleure définition et donc un meilleur diagnostic ». D’autre part, « au niveau interventionnel, les chirurgiens vont pouvoir élargir leurs indications thérapeutiques et surtout vont pouvoir travailler avec encore plus de sécurité ».

Les meilleurs exemples sont les interventions chirurgicales sur la prostate qui permettront au chirurgien un geste plus sûr pour le patient en évitant le sectionnement des nerfs qui assurent l’érection.


Publié le Mercredi 12 Septembre 2007 dans la rubrique Santé | Lu 11561 fois