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En Corée du sud, des mamies pratiquent le taekwondo deux heures par jour

A 50 kilomètres de Séoul en Corée du sud, dans la ville d’Incheon, un groupe d’une vingtaine de grands-mères âgées de 60 à 75 ans a réussi à faire évoluer l’image de la vieillesse et du taekwondo, en pratiquant cet art martial ancestral deux heures par jours six fois par semaine, indique un récent article de Donga.com.


Cette équipe baptisée « Incheon Grandma Taekwondo demonstrators » a été créée en 1989 par un maître sud-coréen de taekwondo : Yoon Yeo-Ho, 64 ans.

Elle est composée d’une vingtaine de femmes âgées de 58 à 78 ans –dont seize sont septuagénaires- qui s’entraînent deux heures par jour à raison de six séances par semaines.

Parmi elles, douze ceintures noires (de neuvième ou dixième dan) obtenues lors d’épreuves tout à fait officielles et reconnues par la Fédération mondiale de Taekwondo.

Lors des festivals auxquels elles participent dans toute l’Asie (Chine, Thaïlande, Singapour, Malaisie, etc.), ces « mamies » utilisent de véritables briques et de vraies planches de bois qu’elles brisent d’un coup sec grâce à leurs entraînements répétés qui leur ont permis de renforcer leurs os.

« Au départ, il s’agissait simplement de montrer que le taekwondo pouvait aider ces grands-mères à améliorer leur santé » indique leur entraîneur. Et de préciser : « ce sport est bon pour le corps mais également pour l’esprit. Au départ, elles avaient peur pour leurs articulations. Puis, petit à petit, à force d’entraînement, elles ont retrouvé leur vivacité et leur santé ». .../...
En Corée du sud, des mamies pratiquent le taekwondo deux heures par jour

Elles ont toutes des raisons bien différentes de s’être inscrites à ce cours. Certaines voulaient lutter contre un cancer en se maintenant en forme, d’autres souhaitaient combattre la dépression suite à la disparition d’un proche…

« Si dans la rue quelqu’un m’embête, je peux m’en débarrasser d’une simple prise » remarque l’une des grands-mères qui est par ailleurs capable de briser d’un coup, dix épaisseurs de planches de bois. Elle précise que grâce à cette activité, elle se sent plus en forme et apprécie notamment être passée de 80 à 67 kilos en quelques années. Une autre estime qu’avec le taekwondo, elle est devenue une autre personne « lors d’un match, je me sens même capable de battre quelqu’un de plus jeune que moi ».

La chef de cette équipe considère que la pratique de cet art martial l’a aidée à combattre son cancer colorectal. « Dans un premier temps, les docteurs m’ont sauvé la vie grâce à leurs traitements. Ensuite, la taekwondo m’a rendu plus forte. Je ne prend plus de médicaments depuis neuf ans ».

La plus âgée du groupe a trouvé pour sa part un nouveau sens à sa vie. « Dans le passé, je restais allongée sur mon lit. Je ne faisais rien. Mais maintenant, avec le taekwondo, je me sens revivre. Parfois même, je me remaquille. »

Si l’entraînement physique est indispensable pour être en forme, ces rendez-vous quotidiens permettent également à ces femmes de retisser du lien sociale, de se retrouver entre elles, de discuter, d’échanger autour d’un thé durant les pauses.

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Publié le Lundi 21 Mai 2007 dans la rubrique Bien-être | Lu 6505 fois