Il s'indigne de voir que certains élus se sentent si peu concernés alors qu'aucune région n'est épargnée par ce problème. Et lorsque les maires et élus locaux se montrent ouverts au dialogue, c'est leur résignation qui clôt rapidement les débats. Bien souvent, « ils rejettent la faute sur le pouvoir économique qui, lui, accuse le pouvoir politique. Personne n'est donc responsable ? », interroge l'ancien cadre, choqué par ce comportement.
Dans ce contexte, comment espérer être relayé dans sa volonté de faire changer les choses au plus haut niveau ? À l'heure où le référendum sur le projet de Constitution européenne alimente tous les débats politiques, l'initiative de Patrick Mayo prend un sens tout à fait particulier. « Nous souhaitons nous positionner en marge du débat sur le référendum, sur une question tout aussi importante. Lorsqu'il s'agit de parler de l'Europe, on voit bien que les politiques sont capables de se réunir facilement. Alors, pourquoi ne pas en faire de même pour évoquer l'emploi ? » La volonté de prendre ce problème à bras le corps ne semble donc pas présente à tous les niveaux.
Patrick Mayo a accompli avec abnégation un projet qui lui tenait à cœur. « C'est désormais aux élus et aux associations de nous relayer, de faire avancer les choses pour tenter de contrer les failles de la politique actuelle ».
Voilà un autre défi qui, pour l'instant, ne semble pas en passe d'être relevé.
Rendez-vous avec Patrick Mayo le mercredi 25 mai 2005 devant le Medef à Paris, à 14 heures.
Article publié avec l'aimable autorisation de notre partenaire Seniorplanet.fr