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Senior Actu

Des seniors volontaires du sud du Kirghizstan tentent d'apaiser les tensions frontalières

Depuis l’effondrement du bloc de l’Union soviétique et la création d’une frontière entre le Kirghizstan et l’Ouzbékistan, les rivalités ne cessent de se développer d’un côté comme de l’autre. Dans ce contexte, des groupes de seniors ont décidé d’intervenir en tant que médiateurs, afin d’essayer d’améliorer cette situation conflictuelle, indique un article de l’association Helpage paru dans le numéro de juillet 2005 de sa revue « Ageing & Development ».


Depuis la création de cette frontière, qui bloque maintenant l’accès à certaines ressources naturelles telles que des terres cultivables, des sources d’eau potable ou encore à certains services publics, les communautés qui vivaient de ces régions se sont divisées et les tensions exacerbées.

Ainsi, au cours des derniers mois, des groupes d’aînés vivant dans les régions de Djalal-Abad et d’Osh, toutes deux sises à l’ouest du pays et entourant la frontière est de l’Ouzbékistan, se sont portés volontaires pour intervenir en tant que médiateurs afin de tenter d’enrayer le développement de ces conflits.

Dans un village de la région de Djalal-Abad, un groupe d’anciens a organisé des tables rondes avec des représentants de deux villages ouzbèques, en vu d’améliorer les relations frontalières et d’encourager les individus d’ethnies différentes à renouer un dialogue social lors de ces rencontres.

D’autre part, un groupe de retraités militaires, connaissant parfaitement le travail transfrontalier, a décidé d’entraîner de jeunes recrues de la police et des douanes, afin qu’ils puissent mieux comprendre les origines de ces conflits.

Enfin, un dernier groupe de seniors a organisé des rencontres avec les autorités locales afin de leur signifier la violation de certains droits de la minorité Ouzbèque dans le sud du Kirghizstan.

« Alors que les plus jeunes ont tendance à considérer les personnes qui se trouvent de l’autre côté de la frontière comme des ennemis, les aînés se souviennent de ce qu’était la situation avant l’effondrement du bloc soviétique. Ils ont conservé des contacts avec les autres communautés et sont conscients qu’ils doivent faire face à des problèmes communs » indique Catherine Hine du programme Asie centrale de Helpage international.


Publié le Mercredi 27 Juillet 2005 dans la rubrique Social | Lu 1931 fois