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Senior Actu

Des politiques en matière de vieillissement adaptées à l'avancée en âge des baby-boomers

Selon une étude australienne qui vient de paraître, intitulée « La diversité et les baby-boomers », réalisée par l’institut Compass Consultation/Novartis pour le compte du gouvernement australien, les politiques en matière de vieillissement de la population vont devoir s’adapter à l’arrivée massive des baby-boomers à l’âge de la retraite et à leur façon d’envisager l’avancée en âge.


Cette étude préconise entre autre, la création d’un programme de sécurité pour les seniors basé sur le volontariat et la proximité. L’idée étant que des bénévoles –géographiquement parlant, au niveau d’une rue ou d’un quartier- s’inscrivent et se portent volontaires pour tenir compagnie aux personnes âgées, les conseiller ou leur venir en aide ponctuellement pour des tâches quotidiennes.

Il ne s’agit pas de remplacer les prestations de services à domicile existantes, qu’elles soient sociales ou commerciales, par ce programme d’entraide solidaire et intergénérationnelle mais plutôt d’en faire un complément, précisent les auteurs de cette enquête.

Selon le professeur Gary Andrews du Centre d’études sur le vieillissement de l’Université de Flinders qui a participé à cette étude, « il est nécessaire de dépasser la notion des services à domicile que nous connaissons actuellement. Les liens intergénérations doivent être renforcés et développés ». Et d’ajouter que lors des expériences qui ont été menées pour cette étude, « les relations qui se sont nouées entre les bénévoles et les personnes âgées ont été très positives » car les aînés, à moins de vivre dans des communautés de retraités, sont très souvent isolés. « Il est donc important que le gouvernement finance de telles initiatives » a-t-il conclu.

D'autre part, le développement d'un tel programme dans les années à venir peut s’avérer particulièrement important et opportun pour les baby-boomers vieillissants qui vivront seuls à domicile. En effet, toujours selon cette étude, les quinquas et plus sont très majoritairement réticents à l’idée d’avoir un jour à vivre avec ou chez leurs enfants.

En effet, sur les 7.000 australiens de plus de 50 ans qui ont été sondés, moins de 5% ont déjà vécu ou envisagent de vivre un jour dans leur famille. La ministre des Personnes âgées, Julie Bishop, indique ne pas être étonnée par ces résultats. « Les aînés veulent rester actifs et résider dans leur domicile le plus longtemps possible » a-t-elle précisé. De plus, « les valeurs et les desideratas de la génération des baby-boomers sont si différents de ceux de leurs aînés. Il va donc falloir que nos politiques en matière de vieillissement des populations soient particulièrement créatives avec l’avancée en âge de cette génération ».

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Publié le Mercredi 2 Novembre 2005 dans la rubrique Intergénération | Lu 3042 fois