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Des baby-boomers stressés qui doivent prendre soin de leurs parents et s’occuper d’eux-mêmes

Pour la première fois de l’histoire, les adultes canadiens ont davantage de parents que d’enfants. Et cette situation démographique entraîne une forte pression sur les baby-boomers, cette « génération sandwich » qui doit venir en aide à des proches vieillissants, s’occuper –encore- de ses enfants et prendre soin d’elle-même. Bref, la vie quotidienne engendre de nombreuses sources de stress pour ces quinquas et plus aux vies déjà bien remplies…


« L’un de plus grands défis que représente le fait d’aider des parents vieillissants pour les baby-boomers, c’est que cette responsabilité s’ajoute à une vie déjà bien remplie de soucis et de priorités », a expliqué le Dr Amy D’Aprix, gérontologue et chef de la direction de Soins sans égal.

Selon une étude réalisée par Ipsos Reid pour le compte de BMO Groupe financier*, sur le tiers de baby-boomers qui viennent actuellement en aide à des proches vieillissants, 66% affirment que cette responsabilité a eu un effet négatif sur leur qualité de vie, 31% disent avoir moins de temps pour eux-mêmes, 20% ont déjà dû s’absenter du travail, et 19% affirment que cette situation les a affectés sur le plan financier. Par ailleurs, pour ajouter à la pression, 44% de ces baby-boomers subviennent également aux besoins financiers de leurs enfants.

« Nous encourageons les baby-boomers qui s’occupent actuellement de leurs aînés ou prévoient de le faire dans le futur à commencer à planifier en fonction des répercussions que cette situation peut avoir sur leurs finances et sur leur mode de vie », a expliqué Kris Vikmanis, chef du Marché de la retraite, BMO Groupe financier.

« Notre étude a démontré que malgré les pressions familiales croissantes par rapport à la question des soins aux personnes âgées, seulement 26% des baby-boomers ont élaboré un plan pour leurs propres soins de santé advenant le cas où ils auraient personnellement besoin d’aide en vieillissant. L’un des avantages de la planification préventive en matière de soins à donner aux autres, c’est qu’elle encourage les clients à réfléchir aux types de soins qu’ils aimeraient eux-mêmes recevoir plus tard, afin de commencer à planifier en conséquence dès maintenant », a poursuivi Mme Vikmanis.

« Les décisions sont beaucoup plus faciles à prendre lorsqu’il n’y a pas la pression d’une crise immédiate. Faire ses recherches, comprendre les options disponibles et travailler en collaboration avec un conseiller afin de discuter des répercussions sur le plan financier et de planifier en conséquence se fait beaucoup plus facilement lorsque l’on ne fonctionne pas en situation de crise », a ajouté le Dr D’Aprix.

*Selon un sondage en ligne effectué par Ipsos Reid du 27 février au 2 mars 2007, parmi un échantillon choisi au hasard de 2 195 Canadiens âgés de 45 à 60 ans.

Source : BMO


Publié le Vendredi 30 Novembre 2007 dans la rubrique Aides à domicile | Lu 5397 fois