Chroniques

Dernières propositions de la Cour des Comptes : les Aînés Ruraux réagissent !


Le rapport du 13 septembre de la Cour des Comptes revient sur les avantages fiscaux et sociaux des retraités : taux de CSG applicable aux retraités et abattement de 10% sur les pensions pour le calcul de l’impôt sur les revenus. Par le biais d’une lettre ouverte adressée au Premier Président de la Cour des Comptes, Didier Migaud, la Fédération nationale des Aînés Ruraux réagit.


La Fédération nationale des Aînés Ruraux tient à rappeler que le taux réduit de la CSG ne constitue pas un cadeau pour les retraités.

En 1991, Edith Cresson, Premier ministre, n’a pas indexé le montant des retraites et a compensé ce manque à gagner pour les retraités par une imposition plus faible de la CSG.

Compensation et non indexation : cela ne constitue pas un cadeau ! Pourquoi passer sous silence toute explication de ce différentiel de taux ?

La Fédération nationale des Aînés Ruraux rappelle par ailleurs que les retraités d’aujourd’hui, pour nombre d’entre eux, sont actifs : ils s’engagent dans la vie associative, participant ainsi activement au lien social dans la société. A ce titre, ils ont les mêmes frais que les salariés.

En conséquence, la suppression de l’abattement de 10% sur les revenus, telle qu’elle est envisagée, constitue une discrimination par l’âge qui ne se justifie pas.

De surcroit, le gel du barème de l’impôt pour une deuxième année consécutive entraine des effets secondaires importants pour les nouveaux imposables : redevance TV, taxe d’habitation…

Les retraités subissent également une très forte majoration sur le coût de leur complémentaire santé.

Toucher à la fiscalité des revenus et de l’épargne des retraités aura un impact fort sur l’équilibre de la cellule familiale, car les retraités sont au centre des solidarités familiales et de l’équilibre entre les générations : aide aux plus âgés, aide aux enfants et aux petits enfants... ; mais aussi sur l’emploi dans la mesure où les personnes âgées utilisent largement les services d’aide à domicile.

Sur toutes ces questions fiscales qui touchent à la politique de la famille et à la vie quotidienne des personnes âgées, la Fédération nationale des Aînés Ruraux souhaite un minimum de dialogue et de concertation, avant toutes décisions cumulatives et brutales.

Les Aînés Ruraux ont toujours défendu les liens entre les générations dont les personnes âgées sont les pivots et les piliers. Les Aînés Ruraux sont prêts à discuter sur les efforts indispensables à faire pour redresser la situation de notre pays, à condition que ces efforts soient équitablement répartis entre tous les citoyens.
Lu 815 fois
Publié le Mercredi 19 Septembre 2012




Réagir à cet article ▼