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Corpus Christi et l’Origine du Christianisme : un coffret DVD édité par Arte Vidéo


Après le succès de l’édition DVD en mars 2004 de « l’Origine du Christianisme » (près de 25 000 coffrets vendus à ce jour), ARTE Vidéo a souhaité éditer la série Corpus Christi diffusée sur ARTE en 1997 et 1998 et qui avait connu tant un succès d’audience que d’estime auprès du public et d’une presse unanimement enthousiaste.

Ambitieuse série documentaire, innovante et résolument unique en son genre, Corpus Christi explore les six versets du récit de la Passion de l’Evangile selon Jean avec l’aide de 27 des meilleurs spécialistes mondiaux des récits fondateurs du christianisme. La série mêle avec brio histoire, exégèse, linguistique, épigraphie et archéologie pour partir à la recherche de cet événement considérable et dont on sait si peu : la vie et la mort de Jésus.

Une formidable et passionnante enquête sur une énigme nommée Jésus !
Corpus Christi et l’Origine du Christianisme : un coffret DVD édité par Arte Vidéo

Corpus Christi

L’histoire de Jésus aurait pu rester celle d’un obscur prophète galiléen, mort vers l’an 30 de notre ère, crucifié par les romains. Mais en quelques dizaines d’années, son destin a été mis hors du commun, et raconté. Cet homme a été glorifié au point de devenir Jésus-Christ, d’apparaître comme le seigneur ressuscité, le Fils de Dieu.

De cette histoire, il ne reste aucun vestige, pas la moindre image, que des textes. Les 27 livres qui composent le Nouveau Testament sont, avec quelques rares écrits apocryphes, nos seules et uniques archives pour tenter de reconstituer ce qui s’est passé il y a près de 2000 ans. Comment une nouvelle religion est née et comment cette origine résulte d’un schisme, à l’intérieur du judaïsme, et dont les effets ont traversé l’Histoire.

A partir de l’analyse minutieuse – et souvent vertigineuse – du récit de la Passion dans l’évangile selon Jean, Jérôme Prieur et Gérard Mordillat inventent une forme inédite d’enquête en confrontant les points de vue et les hypothèses de quelques-uns des plus grands chercheurs du monde entier. Ce que nous découvrons est loin, très loin, de ce que nous croyons, de ce que nous croyions savoir.

« Selon l'hypothèse que retiennent aujourd'hui la plupart des historiens, Jésus serait mort crucifié à Jérusalem, aux alentours des années 30 de notre ère. La rédaction des évangiles par lesquels nous connaissons sa vie a probablement commencé un une trentaine d’années plus tard…

Le manuscrit le plus ancien qu'on n'ait jamais découvert d'un évangile presque complet a été retrouvé en Haute Egypte. Cette copie date environ des années 170 de notre ère. C'est le papyrus Bodmer, un petit livre, un codex de 75 feuillets qui reproduit l'évangile selon Jean…

Le texte est écrit en grec, c'est à dire dans une langue qui n'était ni celle de Jésus ni celle de ses compatriotes. Ce qui montre bien la distance qui sépare le texte de l'histoire. Pour mesurer cette distance, pour comprendre ce qui sépare le temps des faits du temps de l'écriture, nous sommes partis du récit sans doute le plus connu, celui de l'arrestation, du procès, de la condamnation et de l'exécution de Jésus par les romains tels que nous les lisons dans l'évangile selon Jean.

Nous avons voulu interroger chaque détail de cette histoire, en soumettre chaque élément aux hypothèses contemporaines de la recherche historique de l’exégèse, de la linguistique, de la critique textuelle, de l'épigraphie, et à l'ensemble du champ des sciences humaines.

Comment se fait-il que, quelles que soient nos croyances ou nos convictions, nous connaissions aussi peu les origines du christianisme ? Comment mettre en évidence que les écrits fondateurs qui composent le Nouveau Testament, sont le résultat d'une longue élaboration ? Comment rappeler que les évangiles, avant d'être un texte sacré, constituent d'abord un texte ? Comment montrer que cette histoire, tellement investie au cours des siècles par les interprétations religieuses, risque de disparaître sous elles ?

Dans Corpus Christi nous avons voulu avant tout scruter les textes, rappeler sans cesse que les évangiles ne sont pas contemporains des événements qu'ils décrivent, qu'ils poursuivent des buts plus théologiques qu'historiques et qu’il faut rechercher et reconstituer l’histoire sous le texte. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas de réalité sous les textes…

Mais, pour être appréhendée dans sa complexité, la question historique doit l'être sur un double terrain. Elle doit l'être dans le cadre du judaïsme du début du 1er siècle, à l'intérieur des données sociales, politiques et religieuses de la Palestine et non selon une grille moderne de compréhension. Elle doit l'être aussi sans jamais oublier le cadre dans lequel ces textes ont été écrits, c'est à dire au moment où le christianisme émerge du judaïsme palestinien puis s'en sépare ; au moment où la Palestine par deux fois, en 70 puis en 135, va être vaincue par l'Empire Romain qui, au IVème siècle, fera enfin du christianisme sa religion officielle.

Corpus Christi touche à un domaine si complexe que nous n'avons, évidemment, ni la naïveté ni la prétention de penser que notre travail va répondre par des certitudes aux questions que nous nous posons.

En revanche, nous avons l'ambition de n'omettre aucune de ces questions, d'y revenir de plusieurs points de vue, sous plusieurs aspects afin de serrer au plus près les énigmes qui sont au cœur de cet immense domaine de recherche qu'est aujourd'hui, à travers le monde, l'étude du Nouveau Testament et des origines du christianisme.

En d'autres mots, pouvons-nous discerner ce qui sépare le Jésus de l'histoire de ce qu'il est devenu sous la figure de Jésus-Christ dans la tradition chrétienne ? Son corps crucifié est-il celui d'un Dieu ? Celui d'un homme ? Ou le corps d'un texte ?
»

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur

Résumés des 12 épisodes

1 - Crucifixion
L'image du Christ en croix est universellement connue mais sommes-nous au moins certains de connaître le déroulement du supplice lui-même : clouait-on les condamnés ou les liait-on à la croix ; quelle était la forme de la croix ; où était situé le lieu d'exécution…? Le témoignage des historiens de l'Antiquité confirme-t-il celui des évangélistes ? Que nous apprennent les ossements du seul et unique crucifié jamais découverts (à Jérusalem) et qui datent eux aussi du Ier siècle de notre ère ? Les découvertes de Qûmran et les manuscrits de la Mer morte nous permettent-ils de faire d'autres hypothèses sur le contexte et la dimension historique de la crucifixion ? Et qui a crucifié Jésus : les romains ou les juifs comme le laisse entendre l'évangile selon Jean ? Les textes disent-ils l'histoire du temps de Jésus ou celle des évangélistes qui écrivent quelques dizaines d’années après, sans doute hors de Palestine ?

2 - Jean le Baptiste
D‘où vient Jésus ? Comment le situer dans le judaïsme de son temps, parmi les mouvements de réforme qui s‘expriment aux alentours du premier siècle ? Aux yeux de beaucoup de Juifs en effet la présence romaine en Palestine, c‘est à dire la domination païenne de la terre sacrée, est avant tout le signe manifeste de l‘impureté du peuple élu face à Dieu. De même que les membres de la secte de Qûmran vont se replier dans le désert pour se laver de cette impureté, Jean le Baptiste va proposer loin de Jérusalem un rite d‘immersion qui vise à se substituer aux sacrifices du Temple, aux rites pratiqués par les grands prêtres. Le début de chaque évangile souligne le rôle capital du Baptiste. Jésus a-t-il été l‘un de ses disciples ? En quoi son action prolonge, voire concurrence-t-elle le mouvement baptiste ? Les chrétiens n‘ont-ils pas accaparé Jean Le Baptiste pour en faire a posteriori le personnage du « précurseur » ?

3 – Temple
Pour Jésus comme pour tous les Juifs de son temps, le Temple de Jérusalem est l‘endroit le plus sacré de la terre d‘Israël : c‘est là que Dieu manifeste sa présence. Mais l‘occupation par les Romains de la Palestine force les grands prêtres à accepter un marché : le Temple demeure une enclave où ils sont libres de pratiquer leur religion, le reste du pays passe sous l‘autorité impériale. Cela est-il acceptable par les Judéens, par les Galiléens ? Qui sont les grands prêtres : des Juifs religieux? Des collaborateurs ? Des supplétifs de la police du gouverneur ? Qu‘est-ce qui oppose les Pharisiens et les Sadducéens? Comment Jésus se situe-t-il face à ces deux groupes religieux ? Dans l‘épisode des marchands chassés du Temple, Jésus attente-t-il réellement ou symboliquement au pouvoir des grands prêtres ? Y a-t-il eu « événement » ou travail littéraire à partir de prophéties bibliques ? Jésus voulait-il renverser le Temple de Jérusalem ?

4 - Procès
Comment, par qui, Jésus a-t-il été jugé ? Y a-t-il eu un ou deux procès de Jésus ? Un procès juif, un procès romain ? Y aurait-il deux histoires de Jésus : l'une racontée du point de vue juif, l'autre du point de vue romain ? Le récit du procès de Jésus permet-il de reconstituer l'équilibre des pouvoirs entre les romains, les grands prêtres et la dynastie des Hérode qui caractérise la Palestine du 1er siècle ? Dans l'évangile selon Jean, Ponce Pilate, le préfet romain semble vouloir sauver Jésus du supplice. Cette attitude est-elle conciliable avec le portrait féroce de Pilate que tracent les historiens juifs de l'époque ? Pourquoi les évangélistes cherchent-ils à disculper Pilate et à charger les juifs ? Cela nous permet-il de dater clairement la rédaction des textes ? De déterminer leurs enjeux théologiques, idéologiques...

5 – Barabbas
Selon les évangiles, d‘autres Juifs sont arrêtés en même temps que Jésus. Deux d‘entre eux sont crucifiés, un troisième est libéré, Barabbas. Pourquoi la foule le préfère-t-elle à Jésus lorsque le gouverneur romain propose de gracier un prisonnier ? Pour agir ainsi, Pilate invoque une coutume qui n‘est attestée que dans les évangiles, mais par aucun historien de l‘antiquité... Et Barabbas ?l‘émeutier“, que pouvons-nous savoir de lui ? Est-il un zélote, un acteur des révoltes juives contre l‘Empire ? Ou un personnage littéraire forgé de toutes pièces par les évangélistes pour les besoins de leur cause ? Pourquoi Barabbas, selon certains manuscrits, se serait-il appelé lui aussi Jésus?

6 – Roi des Juifs
Le "titulus", c'est-à-dire l'acte d'accusation placé sur la croix portait ces mots : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». Cette inscription serait-elle l'archive la plus ancienne se rapportant à l'histoire de Jésus ? Nazaréen veut-il dire originaire de Nazareth ? Comment expliquer alors qu'il n'y ait aucune trace archéologique de Nazareth avant le IIème siècle ? Que ni l'immense littérature biblique, ni les historiens juifs ne mentionnent jamais ce lieu ? Malgré les différences entre les quatre évangiles, tous s'accordent à dire que l'écriteau placé sur la croix portait la mention « roi des Juifs » pour qualifier Jésus. Aurait-il été exécuté avant tout pour des motifs politiques ? Cette prétention royale qui ne pouvait qu'être un défi pour le pouvoir impérial romain était-elle revendiquée par Jésus ? Le royaume auquel aspirait Jésus était-il de ce monde ou ne l'était-il pas ? Le royaume de Dieu était-il le royaume d'Israël, et donc nécessairement, un royaume ennemi de Rome ?

7 – Judas
L‘évangile selon Jean mentionne 70 ou 71 fois les « Juifs »... Mais qui sont les Juifs dans ce texte ? Le peuple juif tout entier, les chefs du peuple ou plus étroitement les « Judéens », c‘est à dire les habitants de la Judée ? Les uns et les autres étant désignés sous un seul terme grec « ioudaïoï »... Comment expliquer que parmi les disciples de Jésus, Judas soit celui qui le trahit et le livre à la mort. Cette trahison a-t-elle un fondement historique ? Qui est Judas : un renégat, un extrémiste, voire un complice ? Est-il appelé l‘Iscariote parce qu‘il est originaire d‘un village de Judée proche de Jérusalem ? Est-il le seul Judéen ? Serait-ce la Judée toute entière qui trahit Jésus sous ce nom ? Mais ne serait-ce pas aussi le Juif par excellence ? Celui qui endosse le mauvais rôle et incarne la judaïté après la rupture des chrétiens avec la synagogue ?

8 - Pâque
Savons-nous quel jour est mort Jésus ? Quelle année ? En 30 ? En 33 ? Plus tard... Selon l'évangile de Jean, Jésus est mort le jour de la Pâque juive. Pour les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc), la crucifixion aurait eu lieu au contraire la veille. Les récits de la Passion sont, par ailleurs, réputés être les textes les plus primitifs des évangiles. Sont-ils donc les plus historiques ? Mais alors comment expliquer leurs différences criantes ? Pourquoi ces récits sont-ils si solidement tissés d'allusions à la Bible hébraïque si ce n'est de citations littérales ? Quelle était leur fonction ? Ecrire l'histoire ou instaurer une liturgie concurrente de la liturgie juive traditionnelle ? Le découvrir n'est-ce pas mettre en lumière la place du courant "chrétien" à l'intérieur de la synagogue ? La date de la mort de Jésus aurait-elle pu être choisie pour des raisons d'abord théologiques ? Pour investir la pâque juive et faire de Jésus le nouveau Moïse ? Est-ce pour cela que Jésus porte le même nom que Josué, successeur de Moïse, qui fit entrer son peuple dans la Terre promise ?

9 – Résurrection
Que se passe-t-il après la mort de Jésus sur la croix ? Pourquoi les disciples ne sont-ils pas persécutés à leur tour par les Romains ? Pourquoi restent-ils à Jérusalem ? Attendent-ils son retour imminent, c‘est à dire la fin des temps qui marquera aussi la fin de la domination romaine ou la résurrection de leur maître ? Jésus lui-même s‘attendait-il à ressusciter ? De quelle façon la conception chrétienne de la résurrection s‘inscrit-elle dans la tradition juive ? Quel crédit accorder aux récits de la découverte du tombeau vide ? Pourquoi Paul, le premier auteur chrétien, n‘évoque jamais le retour de la mort à la vie mais uniquement des apparitions de Jésus ressuscité ? Comment se fait-il que ces apparitions soient très divergentes d‘un texte à l‘autre ? Que les femmes et les disciples qui voient Jésus ressuscité commencent toujours par ne pas le reconnaître ? ... La résurrection recouvre-t-elle un événement historique ou est-elle avant tout un acte de foi ?

10 - Christos
Pour le christianisme, Jésus c'est Jésus-Christ. Dans le texte des évangiles, Jésus est appelé "Christ" comme traduction grecque de l'hébreu "messie", "oint de Dieu". La conception biblique du messie est-elle politique ou religieuse ? Peut-on être prophète sans être roi ? De son vivant Jésus a-t-il pu se revendiquer comme messie d'Israël ? La dimension royale de cette prétention pouvait-elle entraîner sa condamnation ? Mais par qui et pourquoi ? Par les juifs qui la jugeait blasphématoire et dangereuse pour le peuple ? Par les romains qui craignaient la venue d'un roi libérateur d'Israël ? Jésus n'est-il pas devenu "Christos" "Jésus-Christ" qu'après sa mort ? Combien d'années, de siècles, séparent Jésus le nazaréen de Jésus Christ ?

11 – Le disciple bien aimé
De quand datent les papyrus les plus anciens de l‘évangile selon Jean ? Pourquoi ont-ils tous été retrouvés en Egypte et aucun en Palestine ? Pourquoi son texte a-t-il suscité des centaines de variantes avant que l‘état que nous connaissons aujourd’hui ne soit fixé ? Comment situer cet évangile face à ceux de Marc, Mathieu et Luc ? Dépend-il d‘eux ou d‘une source indépendante ? Quelles sont les hypothèses retenues par les chercheurs pour expliquer les différences et les ressemblances entre les quatre évangiles ? Quel est l‘auteur du quatrième évangile connu comme l‘évangile selon Jean ? Est-ce l‘un des apôtres de Jésus qui s‘appelle Jean, fils de Zébédée ? Est-ce lui le disciple bien aimé qui apparaît dans le texte comme le signataire de l‘évangile ? Le disciple que Jésus aimait“ dissimule-t-il un autre personnage ? Mais pourquoi le quatrième évangile et d‘autres textes du Nouveau Testament ont-ils été attribués à Jean ? La notion d‘auteur n‘est-elle pas trompeuse pour rendre compte de cette littérature ?

12 – Selon Jean
Comment expliquer que l‘évangile selon Jean soit à la fois une grande pièce de littérature et un texte semé d‘anomalies voire de contradictions ? Que signifient les différentes phases de rédaction dont on peut déceler la trace à travers ces bizarreries ? Pourquoi le quatrième évangile est-il parfois perçu comme « le père de l‘antisémitisme » ? Est-ce Jésus qui s‘adresse aux hommes de son temps ou l‘évangéliste qui, une, deux ou trois générations plus tard, parle à ceux du sien au moment même où le christianisme va naître du judaïsme et s‘en séparer ?

De même, à lire l‘évangile selon jean, quel corps descend-on de la croix après la mort de Jésus ? Un corps souffrant, celui d‘un homme martyrisé, vidé de son sang comme l‘agneau immolé à Pâque ? Un corps mystique, le corps du Dieu fait chair, rachetant par la mort et la résurrection les péchés de tous les hommes ? Ou le corps d‘un texte ?

L’origine du Christianisme

De Paris à Jérusalem, de Cambridge à Harvard, de Dublin à Rome,ce sont plus de 3 années d’enquête auprès des plus grands spécialistes internationaux dans des domaines aussi divers que l’exégèse, l’épigraphie, la critique textuelle, la linguistique, ou l’histoire du judaïsme qui ont été nécessaires à la réalisation de cette étonnante série documentaire.

L’origine du christianisme explore en plus de dix heures la formation du christianisme à l’intérieur du judaïsme, puis sa séparation avec la religion-mère et pose des questions fondamentales et explosives sur le plan historique telles que : Jésus a-t-il fondé l’Eglise? Jésus avait-il des frères ? Quel obstacle constitue le dogme de la virginité perpétuelle de Marie ? Paul est-il le fondateur du christianisme ? Le christianisme s’est-il approprié l’héritage juif ?…Et bien d’autres questions dont les réponses sont données par les seuls témoins de cette époque : les textes du Nouveau Testament.

« A la suite des recherches entreprises dans Corpus Christi, nous avons poursuivi notre enquête historique sur les textes du Nouveau Testament dans la période comprise entre la mort de Jésus (aux environs des années 30) et 150 (où le christianisme va se distinguer définitivement du judaïsme).

S’appuyant sur les seuls témoins de cette histoire : les textes qui sont parvenus jusqu’à nous, notamment les Epîtres de l’apôtre Paul et les Actes des Apôtres, L’Origine du Christianisme raconte l’émergence de cette nouvelle religion en un peu plus d’un siècle.

Nous avons mis au point une reconstruction chronologique et un système de questionnaire croisé qui nous permet de faire spectaculairement le point sur l’état des recherches contemporaines, d’exposer les hypothèses que forment aujourd’hui les chercheurs à Paris comme à Tübingen, à Jérusalem comme à Harvard, à Lausanne comme à Cambridge.

De façon systématique nous montrons les papyrus, les parchemins, les manuscrits, mais également les écrits primitifs des Pères de l’Eglise et les textes apocryphes les plus anciens. L’ensemble fonctionne comme une vaste enquête où l’audition des experts, l’examen des indices et des preuves, les confrontations contradictoires permettent d’explorer la formation du christianisme à l’intérieur du judaïsme, puis sa séparation avec la religion-mère
».

Gérard Mordillat et Jérôme Prieur

Les auteurs

Cinéastes et écrivains, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur travaillent ensemble depuis plus de dix ans sur les premiers textes chrétiens et les débuts du christianisme. Leur série Corpus Christi diffusée par Arte à Pâques 1997 et 1998, a eu un succès et un écho considérables.

Leur travail a été récompensé deux années de suite par le Clio de l'Histoire. La médaille Yedi Frends (Jérusalem) et le Golden Rainbow du Cambridge Historical Film Festival (Grande-Bretagne) leur ont été décernés.

Corpus Christi et l’Origine du Christianisme

Corpus Christi
Une série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur
1997/1998 - 12 x 52 minutes – une coédition ARTE Vidéo et ARCHIPEL 33
Edition trilingue : française, anglaise et allemande

L’origine du Christianisme
Une série de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur
Une coédition ARTE Vidéo – ARCHIPEL 33 / 2004 – 10x52min

Complément du coffret DVD
Un livret de 36 pages accompagne cette édition vidéo : entretien avec les auteurs, biographie des intervenants, glossaire, repères chronologiques, bibliographie…

Prix public conseillé 100 euros.


Publié le Mardi 11 Décembre 2007 dans la rubrique Culture | Lu 8092 fois