D'autant que les participants conduisent avec leur propre voiture sur un parcours qui leur est familier et que personne ne risque de perdre son permis. Il ne s'agit pas de sanctionner, mais de prévenir et remettre à niveau si besoin est. « C'est vrai, que je ne suis pas hésitante, mais j'ai plus un sentiment d'insécurité » confie Françoise, sexagénaire, dans le journal de France 2. De son côté, Odette, septuagénaire qui conduit depuis 51 ans remarque : « quand je roulais, il n'y avait pas de constructions, pas de carrefours, il n'y avait rien à ce moment là. Et c'est vrai que je conduisais vite ». Grâce à ce stage, pour la première fois de sa vie de conductrice, elle effectue une remise à niveau de ses acquis.
Comme le souligne un récent article du quotidien Le Monde, « en France, le dossier des personnes âgées au volant reste un sujet délicat », d'autant que dans de nombreux cas, « renoncer à conduire est souvent vécu comme une perte d'autonomie difficilement supportable ». Pourtant, remarque dans le même article le docteur Charles Mercier-Guyon, secrétaire du conseil médical de la Prévention routière « nous évoluons vers un modèle d'intégration et non plus de rejet du conducteur âgé. De plus en plus de personnes entre 60 et 80 ans peuvent conduire sans danger. (…) Autoriser les gens âgés à conduire ne signifie pas être laxiste ! Détecter à temps les seniors à problèmes fait partie de notre travail ».