Bien-être

Compléments alimentaires : l’Afssa lance un dispositif national de vigilance


Depuis le début du mois de novembre 2009, l’Afssa a mis en place un dispositif national de vigilance concernant les compléments alimentaires qui a pour but de mieux identifier les éventuels effets indésirables liés à leur consommation.


Compléments alimentaires pour la forme, contre le stress, anti-âge, anti-DMLA, pour les articulations… La liste est longue. Et pratiquement chaque semaine, de nouveaux compléments alimentaires sont commercialisés par les laboratoires…

Un marché énorme qui génère des millions d’euros de chiffres d’affaires. Un marché où les clients seniors sont largement surreprésentés puisque tous ces produits, in fine, doivent permettre aux consommateurs de favoriser le « bien vieillir ».

Toutefois, depuis quelques temps, certains s’interrogent sur les effets bénéfiques réels (voire délétères) de ces compléments alimentaires… C’est dans cet esprit que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a mis en place début novembre dans le cadre de la loi nº 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) un « système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l'objet d'adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière ».

L'Agence débute cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires qui devrait permettre, souligne le communiqué de l’Afssa : « de mieux identifier les effets indésirables liés à leur consommation. Ce dispositif comprend la déclaration, par les professionnels de santé, des effets indésirables observés chez les personnes ayant consommé des compléments alimentaires. Ces déclarations, préservant l'anonymat du consommateur, seront adressées via internet ou par voie postale à l'Afssa ».

Et de préciser que ces données « seront analysées au sein d'un comité technique constitué de représentants des principales organisations en charge de vigilance et de surveillance en France, en interrogeant, si nécessaire, les partenaires de l'Agence au niveau européen et ses comités d'experts spécialisés ».

Un décret d'application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en oeuvre de ce système de vigilance.

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Publié le Lundi 9 Novembre 2009


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