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Cité Seniors : un lieu d'informations et d'échanges pour les seniors genevois
Le Service social de la Ville de Genève a ouvert en novembre 2006 la Cité Seniors, un centre d'informations, d'échanges et de formations, doublé d'un site Internet. Un lieu unique, original et convivial pour tous les seniors genevois.
« Aujourd'hui, nous vivons plus longtemps, quelque quinze années de plus qu'il y a 50 ans, c'est une chance pour tout un chacun et pour notre société. Le nombre des nouveaux retraités augmente chaque année; la plupart d'entre eux sont en bonne forme physique, actifs, et désireux d'avoir leur place et de jouer un rôle dans la cité » souligne dans la présentation du site Manuel Tornare, conseiller administratif en charge du département des Affaires sociales de la ville de Genève.
« Mais, poursuit-il, il y a les jeunes seniors sans emploi que l'on se permet parfois de « jeter » sans scrupule, les plus démunis et les plus âgés, fragilisés, de moins en moins autonomes et mobiles, trop souvent isolés ou exclus. N'ont-ils pas tous droit à notre aide, à plus de respect, plus de présence humaine et fraternelle ? Pour toutes ces raisons, la Ville de Genève a décidé de renforcer son action afin d'encourager les seniors à inventer leur retraite, à faire profiter les plus jeunes de leur expérience, à donner de leur temps aux autres et à tout mettre en œuvre pour que les plus âgés ne se sentent pas abandonnés, inutiles, de trop… »
Le premier objectif de cette Cité Seniors est d'informer les aînés sur tout ce qui existe en matière d'associations, groupements ou autres à Genève. Le deuxième objectif, et non des moindres, est d'offrir aux seniors genevois un lieu d'écoute et d'échange ouvert à tous, même aux plus jeunes, de manière à « renforcer le côté intergénérationnel de notre maison » précise Alain Schaub, responsable du lieu. .../...
Dans cet esprit, de nombreux rendez-vous sont programmés par la Cité Seniors. Un Café seniors est organisé le dernier mercredi de chaque mois entre 18h et 20h, avec à chaque fois un thème différent. Le 28 février prochain, le débat abordera la question de la sexualité après 60 ans. Un brunch est organisé le dimanche entre 11h et 17h. Des entretiens avec Charles-Henri Rapin, médecin et responsable du programme Bien vieillir sont prévus chaque mardi entre 11 h et 12 h 30… Mais également de l'informatique, du théâtre, du Taï-chi, etc.
Cité Seniors participe également, aux côtés de plus d'une trentaine de villes, au projet « Villes amies des aînés » de l'Organisation mondiale de la santé qui vise à promouvoir une société de respect et de solidarité entre les générations.
« Pour nous il est question de faire vivre cette maison pour les aînés, mais surtout grâce à eux et avec eux ! » conclut Alain Schaub.
Infos pratiques
1. Posté par
Caro Pierre
le 22/02/2007 20:00
Cité séniors de Genève.
Je suis très heureux d'apprendre l'initiative du Service social de la ville de Genève.
L'ouverture de cette cité, centre d'information, d'échanges et de formations est un lieu que je rêve de voir aboutir à Saint Gildas des Bois, en France.
J'y travaille depuis quatre années maintenant avec mes petits moyens de retraité, parce que je me suis construis comme projet de retraite une recherche sur : « Le rôle et la place possibles du retraité dans la société ». J'ai choisi de traiter trois éléments qui me semblent essentiels : comprendre sa santé ; apprendre aujourd'hui ; élaborer un réel projet de vie pour les vingt, trente ans et plus, qui nous sont offerts en situation de retraité.
Je sais, aujourd'hui, combien préparer sa retraite détermine l'entrée et le déroulement de celle -ci.
J'ai commencé la mienne par quatre années à l'université de Nantes.
Je me suis fait moquer par certains, de moins en moins depuis quelque temps.
Car de plus en plus de femmes, d'hommes, prennent conscience que la précarité est à leur porte.
Ils sont plus nombreux ceux qui commencent à comprendre, en observant autour d'eux, combien vingt, trente ans et plus, c'est un tiers ou un quart de leur vie, un tiers ou un quart de siècle.
Ce n'est pas rien.
De nombreux problèmes apparaissent (la littérature ces dix dernières années est très abondante) dans des situations de vie bouleversées : finances, relations de couples, d'enfants, gestion du temps, centres d'intérêts… .
L'entrée en retraite n'est pas l'entrée dans un paradis sur terre.
La question des revenus est essentielle afin que chaque retraité puisse vivre dans la dignité après une carrière au service du pays, ou après des années de galère professionnelles, pour un tas de raisons toutes plus ou moins justifiées, pour lesquelles il n'a pas toujours été entièrement responsable.
Qui avait vraiment pensé que nos jeunes handicapés, par exemple, tout comme nous et heureusement, allaient espérer devenir centenaires ? Je suis motard, je sais ce qu'est la retraite de mes amis allongés depuis l'âge de vingt ans. Tout comme les jeunes retraités handicapés mentaux avec lesquels je passe un peu de mon temps, ou qui viennent quelques temps à la maison. Quelle retraite lorsque la maman, elle vit généralement plus longtemps, disparaît ?
Le « sens à donner à un projet de vie pour ces années en situation de retraite», est au moins aussi essentielle.
C'est pourquoi je travaille sur la nécessité d'un temps de réflexion, un temps d'apprentissage à la retraite.
Un temps où l'on prend le temps de re visiter ses acquis, ses manques, afin de développer ceux qui seront « utiles » en 2020 / 2025, lorsque les jeunes retraités d'aujourd'hui (ils en seront à la moitié de leur retraite) auront, peut-être plus que jamais, l'envie, le besoin ou la nécessité de « vivre ensemble » avec leurs petits-enfants.
Inventer sa retraite c'est exactement cela.
Mais il faut des femmes et des hommes qui aient travaillé (le pourquoi, le comment…), des lieux, des moyens, du temps, des échanges en réciprocité, de l'auto formation.
Informer ne suffit pas. Chacun peut constater que le milieu associatif par exemple, est en difficulté non dans son nombre d'adhérents, mais dans celui de ses responsables, ceux engagés pour tracer des politiques attractives. Il semble que nous soyons davantage dans une période consommateur plutôt qu'acteur …même si nous prétendons toujours être responsables.
Nous ne pouvons plus tirer une boite de petits Lu (de Nantes) pour entrer et sortir les recettes et dépenses. Les responsables d'association doivent savoir un minimum de législation, de règlements, d'obligations…de gestion.
Les cafés, les brunchs, les activités théâtres, sports, jeux … doivent demeurer les temps du plaisir partagé.
J'ai ouvert ma maison : « Le Préau Comptoir d'ExpressionS », et également un « Café des âges », afin que chacun puisse y venir discuter devant un thé, un café, un petit gâteau, voire en entreprenant une partie de pêche …, mais cela ne suffit pas à construire un réel projet de vie.
La société est difficile à vivre et est d'autant plus risquée que l'on n'affûte pas constamment ses outils de vie : projets « dans et avec » la société, plaisir et envie d'initiative, bonheur d'être reconnu pour ses propres capacités par ses petits et arrière petits enfants…, par les autres.
La vie inter génération ne s'édite pas, elle se construit et, si nous voulons bien demeurer libres, indépendants, dans notre tête et dans notre corps, nous avons intérêt de penser que c'est nous qui devons être intéressants pour nos petits-enfants, pas forcément l'inverse.
Si nous sommes « occupés » dans nos associations ils en seront très contents.
Mais s'ils nous voient inventer, initialiser, construire, entreprendre … tout comme eux, les « actifs » mais autrement et autre chose …, ils seront fiers d'être nos petits-enfants. Ils seront proches. Ils seront « avec » nous leurs grands-parents, leurs grand-tantes ou grands-oncles... .
Le choix nous appartient.
Ils dépendent de la volonté que nous aurons à vraiment élaborer une « carrière de retraité »
Huit années que j'interroge, que je côtoie, que j'accompagne, que j'observe, que je note, dans des organismes, ou à titre personnel, les jeunes retraités et les plus âgés.
Je vous l'écris simplement, un temps d'apprentissage à la retraite, est une nécessité.
D'autant plus essentielle que les environnements évoluent très rapidement , que les sciences et les technologies deviennent plus rapidement obsolètes.
Certains experts annoncent que 80 % des professions des années 2025/2030 sont encore inconnues.
Devons nous nous satisfaire de transmettre ce qui nous a été utile sans réfléchir aux conséquences possibles ?
« L'apprentissage tout au long de la vie » est plus que jamais, à l'entrée en retraite, une absolue nécessité, un engagement impérieux.
Je vous remercie de votre attention et je demeure à votre disposition pour travailler sur l'apprentissage à la retraite, sur les échanges… éventuellement si vous êtes dans notre belle Bretagne… arrêtez vous. Je n'ai pas terminé mes travaux mais nous ferons avec.
Amitiés à tous.
Pierre Caro
Le Préau : Comptoir d'ExpressionS
Café des âges
445430 Saint Gildas des Bois
Tel 02 28 54 94 76
2. Posté par
Valérie Châtel
le 28/03/2007 16:27
Bonjour, et un grand merci pour votre témoignage et votre action. Je souhaite aujourd'hui m'investir dans l'accompagnement senior (près de Nantes) en tant que bénévole. La réflexion que vous menez me parait essentielle.
Etes-vous déjà en relation avec des associations nantaises?
Quoi qu'il en soit, si vous projettez une rencontre entre les différents acteurs oeuvrant pour les séniors, je serai ravie d'y assister
Merci encore,
et peut-être à bientôt,
Valérie
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