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Cholestérol : une diminution durable, même légère, réduit fortement les risques cardiaques

Selon une récente étude génétique américaine réalisée par l’Université du Sud Texas, une réduction légère mais durable du taux de cholestérol (LDL) pourrait entraîner une forte diminution des risques de développer des maladies cardio-vasculaires.


Cette étude, qui vient de paraître dans la revue spécialisée New England Journal of Medicine, a été conduite sur plus de 12.000 individus (noirs et blancs). Elle montre qu’une réduction de 15% du taux de cholestérol dit LDL (lipoprotéine), pendant une longue période, peut réduire notablement le risque de maladie coronarienne.

« Ce que cette étude montre, c’est qu’un faible taux de LDL réduit de manière spectaculaire les incidents coronariens pendant une période de quinze ans. Et cela pour des individus vivant au même endroit, sujets au même stress et partageant les mêmes risques majeurs de maladies cardiovasculaires –hypertension, diabètes, ou cigarette » a souligné le Dr. Helen Hobbs, de l’Institut médical Howard Hughes de l'université du Sud Texas, qui a conduit cette recherche avec un groupe de scientifiques.

Les chercheurs indiquent par ailleurs qu’une réduction modérée du cholestérol a des effets protecteurs même pour les personnes ayant d'autres facteurs de risques cardiovasculaires importants comme le fait de fumer. .../...
Cholestérol : une diminution durable, même légère, réduit fortement les risques cardiaques

Selon le Dr Alan Tall, professeur de médecine à l’Université Columbia (New York), les résultats de cette études « suggèrent qu’1% de réduction du taux de cholestérol LDL au cours de la vie se transforme en une diminution de plus de 2% du risque de maladie cardiovasculaire ».

Le niveau de LDL dans le sang varie fortement en fonction des individus et il est déterminé par l’interaction complexe de facteurs environnementaux et génétiques. « Il est clair » indique le Dr Hobbs « qu'un régime alimentaire riche en graisse, riche en cholestérol, peut entraîner une accumulation graduelle de LDL au cours d'une vie mais environ 50% peut être attribué à des facteurs génétiques ».

Et de préciser que « jusqu’à maintenant huit gènes ont été identifié comme jouant un rôle déterminant dans le taux de LDL dans le sang et qu’il en reste probablement encore beaucoup d'autres à découvrir ».

Toujours selon les chercheurs en charge de cette étude, le LDL peut être diminuer grâce à des médicaments à base de statines.

Rappelons que le cholestérol LDL est une substance cireuse qui se forme dans le foie et les intestins. Un taux élevé de LDL entraîne l'obstruction lente des artères notamment au niveau des coronaires. A terme, lors du passage d’un caillot de sang dans ce goulet d’étranglement, cela peut provoquer un infarctus du myocarde ou bien une attaque cérébrale.

Rappelons qu'une personne sur cinq souffre d'un excès de cholestérol (> 2.2g/l dans le sang) ; 5 millions de foyers français sont concernés, aussi bien les hommes que les femmes (source Omnibus, février 2003).


Publié le Lundi 27 Mars 2006 dans la rubrique Santé | Lu 4699 fois