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Cholestérol : plus d’un tiers des Français se disent préoccupés

Une étude intitulée « Les Français et le cholestérol » a été menée en novembre 2006. Elle montre que les Français sont préoccupés par leur taux de cholestérol … surtout s’ils sont concernés ! Pour les deux tiers (63%) des personnes interrogées, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité en France et une majorité de Français (82%) le pense s’ils sont traités pour hypercholestérolémie.


Cette étude a été réalisée sur 1000 Français âgés de 18 à 70 ans selon la méthode des Quotas par l’institut Opinion Way pour le compte de Forbes Medi-Tech Inc, un laboratoire canadien qui se consacre à la mise au point et la commercialisation de produits novateurs, notamment basés sur la technologie des stérols*, en vue de la prévention et du traitement des maladies cardiovasculaires et connexes.

Selon cette nouvelle étude, plus d’un tiers (35%) des sondés se dit préoccupé par leur cholestérol, une préoccupation qui touche davantage les hommes (59%) que les femmes (41%) et qui s’exprime par une très bonne connaissance du sujet : la quasi-totalité (94%) sait qu’il existe un bon et un mauvais cholestérol et 9 personnes sur dix savent qu’il est possible de diminuer le mauvais cholestérol en modifiant son alimentation.

Ils sont 44% à avoir consulté un médecin sur ce sujet dans les deux dernières années et, campagne de prévention aidant, les deux tiers (66%) d’entre eux ont fait mesurer leur taux de cholestérol il y a moins de deux ans.

Les Français ont intégré les pratiques de prévention et pensent à 67% que la pratique du sport permet de réduire le cholestérol, proportion qui monte à 81% chez les personnes préoccupées par leur cholestérol.

Des comportements alimentaires en évolution
Les Français ont compris les bénéfices d’une alimentation saine et équilibrée, et ils consomment de plus en plus d’alicaments. Cette vigilance influe sur les attitudes alimentaires : une personne sur cinq déclare que la question du cholestérol influe systématiquement sur leurs habitudes alimentaires. Cette proportion passe à 27% chez les hommes et à 45% chez les personnes préoccupées par le cholestérol. 89% des interrogés tiennent compte des conseils d’hygiène de vie et ont limité la consommation de certains aliments. .../...

Bien manger mais manger sain et utile pour sa santé
Toujours selon cette étude, les Français sont nombreux à penser que les alicaments permettant de lutter contre le cholestérol sont bons pour la santé. Parmi les personnes qui se déclarent préoccupées par leur cholestérol : plus des deux tiers (67%) préfèrent consommer un produit qui aide à baisser le taux de cholestérol plutôt que de consommer un produit traditionnel,

Il est intéressant de constater que 79% des français jugent important le fait qu’un alicament soit sans OGM. Les auteurs de cette étude indique également que la demande pour les alicaments à vocation hypocholestérolémiante est en augmentation constante : 57% des personnes interrogées connaissent les alicaments, un taux qui passe à 71% chez les personnes qui suivent un traitement pour leur hypercholestérolémie.

Le prix, un élément déclenchant
69% des Français acceptent difficilement que le prix d’un alicament servant à réduire le taux de cholestérol soit plus cher que celui d’un produit traditionnel. Un mécontentement qui se confirme par le taux de 59% d’insatisfaits par le rapport qualité-prix des produits existants sur le marché.

Le prix, estiment les responsables de cette enquête, constitue un réel frein à l’achat et la démocratisation du produit est une demande forte des consommateurs : 60% des Français consommeraient plus volontiers ces produits s’ils étaient moins chers, une proportion qui passe à 80% chez des personnes qui se déclarent concernées par leur taux de cholestérol.

62% d’entre eux ont confiance pour acheter des alicaments sous une marque de distributeur et 59% pensent que les grandes marques ne sont pas les seules à être légitimes pour proposer des produits efficaces.

Enfin, seul un quart des Français sait ce que sont les phytostérols, mais ce taux passe à 39% dès que l’on interroge les personnes concernées. Les trois-quarts (74%) pensent qu’inclure des phytostérols dans les produits alimentaires est une bonne chose, un taux qui passe à 88% chez les personnes préoccupées par leur cholestérol.

* Les phytostérols (ou stérols végétaux) sont des composés naturels, présents en petite quantité dans les aliments courants tels que les huiles végétales, les fruits, les légumes, les oléagineux et les céréales. Absorbées en quantité suffisante, les phytostérols, qui ont une forme proche du cholestérol, se fixent sur les récepteurs de l'intestin et bloquent le passage du cholestérol avant de l'éliminer. Ils provoquent ainsi une diminution pouvant aller jusqu’à 15 % du taux de cholestérol total et de cholestérol LDL, indique le laboratoire.

Cholestérol : plus d’un tiers des Français se disent préoccupés
Les stérols de ce laboratoire sont commercialisés sous le nom de Reducol®. Leur présence est assurée à travers les produits à marques des enseignes Carrefour et Champion.

Ces spécialités laitières sont fabriquées en France par Novandie. Selon la marque, celles-ci sont disponibles en packs de 4 pots de 125g sous différents parfums : nature, fraise ou abricot. Les spécialités laitières à boire sont proposées en packs de 4 pots de 100g nature ou fraise.

HDL / LDL : quel est le taux de cholestérol idéal ?

Les recommandations françaises (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, 2005) se fondent sur le taux de cholestérol LDL et l’existence de facteurs de risque. Le médecin doit évaluer d’abord le nombre de facteurs de risque, puis intégrer le bilan sanguin pour décider de la conduite à tenir :

En l’absence de facteur de risque, le LDL doit être inférieur à 2.2 g/l,
Avec un facteur de risque, le LDL doit être inférieur à 1,9 g/L,
Avec deux facteurs de risque le LDL doit être inférieur à 1,6 g/L,
Avec trois facteurs de risque le LDL doit être inférieur à 1,3 g/L,
Pour un patient à haut risque (antécédent d’infarctus, diabète de type 2 avec
deux facteurs de risque), le LDL doit être inférieur à 1 g/L.

Les facteurs de risques cardio-vasculaires
L’âge : homme de 50 ans ou plus, femme de 60 ans ou plus

Les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce :
- infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un parent du 1 er degré de sexe masculin ;
- infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez un parent du 1er degré de sexe féminin.
Le tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans
L’hypertension artérielle permanente (traitée ou non)
Le diabète de type 2 (traité ou non)
Le HDL-cholestérol < 0, 40 g/l quel que soit le sexe

Une concentration de HDL-cholestérol dans le sang supérieure ou égale à 0,60 g/l est considérée comme étant un facteur protecteur. Il convient alors de soustraire "un risque" au score de niveau de risque du patient.


Publié le Mardi 30 Janvier 2007 dans la rubrique Santé | Lu 8431 fois