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Senior Actu

Chine – Nouveau phénomène : des seniors américains partent travailler en Asie


La Chine attire un nombre croissant de seniors américains qui, aux Etats-Unis, seraient mis à la retraite mais qui trouvent dans l’Empire du milieu l’occasion de monter leur entreprise ou de simplement faire partager leur expérience, comme le souligne une dépêche de l’AP du 22 juin.

La Chine manque en effet de contremaîtres et autres chefs de travaux. D’après les derniers chiffres publiés par le ministère de la Sécurité publique, près de 120 000 visas auraient ainsi été accordés à des travailleurs étrangers.

Les quinquagénaires qui s’expatrient en Chine semblent « comprendre et apprécier la culture locale et ont l’esprit assez ouvert pour accepter la différence de points de vue ou encore relever des défis d’un nouveau genre », note Patricia Matisz Smith de l’Université Wesleyan en Caroline du Nord.

Ils apprécient le niveau de vie qu’ils ne pourraient pas avoir dans leur pays et l’originalité de ces quelques années passées en Asie. Nombre d’entre eux soulignent aussi le bon niveau de soins que l’on y trouve.

Comme le précise M. Allison qui a quitté Greenville, en Caroline du Sud, pour Shanghai en 2000, « il s’agit d’un travail d’ouvrier. Il faut se salir les mains. »

Outre leur motivation, ces « expats » apportent leur savoir-faire. Et à la différence des Etats-Unis, la Chine attend de ses employés qu’ils soient capables de faire fonctionner manuellement les machines.

Cette arrivée massive d’Américains joue bien évidemment un rôle non négligeable dans l’économie chinoise. En sept ans, 270 milliards de dollars (près de 222 milliards d’euros) ont pu être investis dans les entreprises nationales, notamment dans la production automobile, l’informatique et une large gamme de produits d’import-export.

Mais la Chine y trouve d’autres avantages. Soucieux de dépenser moins, les patrons préfèrent employer un Américain déjà formé, mobile et désireux de mettre à profit ses connaissances qu’un jeune Chinois pour lequel il va devoir investir beaucoup d’argent.
A titre d’exemples, l’Ecole Américaine de Shanghai emploie de nombreux professeurs expatriés, tout comme l’entreprise Ford. Cependant, ces postes sont censés n’être que temporaires.


Publié le Lundi 28 Juin 2004 dans la rubrique Emploi | Lu 3650 fois