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Senior Actu

Chamarel : un immeuble "senior" autogéré près de Lyon

De nos jours, l’habitat senior ne cesse de se développer sous différentes formes… Entre le domicile et la maison de retraite, il existe désormais de nombreuses options et variantes. Près de Lyon, de retraités ont décidé de vivre ensemble de manière coopérative dans un immeuble de seize appartements.


En une quinzaine d’années l’habitat senior a largement évolué. Désormais, il existe de nombreuses variantes entre le vivre seul chez soi et isolé et la maison de retraite redoutée par la plupart des personnes âgées. On a le choix : la cohabitation intergénérationnelle, la famille d’accueil, la résidence-senior, etc.
 
Mais il existe également une autre solution qui est en train de se développer en France dans la banlieue de Lyon. En effet,  depuis 2009, dans le cadre du projet Chamarel, un groupe de retraités travaille à la construction d’un immeuble de seize appartements complété d’espaces mutualisés qui sera géré de manière coopérative (l’immeuble dispose d’espaces communs, de chambres pour les visiteurs, d’une cuisine commune, d’un jardin, de parkings, etc.).
 
Bref, on se rapproche de la résidence pour seniors, mais au lieu que la structure soit administrée par un grand groupe, ce sont les retraités eux-mêmes qui s’autogèrent. Ce lieu de vie sera donc géré collectivement selon les valeurs de ce groupe qui souhaite favoriser le vivre ensemble et le bien vieillir. L’immeuble sera construit et fonctionnera en respectant les normes de développement durable. Par ailleurs, l’aménagement est ouvert sur l’autre et sur les autres tout en respectant la vie privée de chacun des habitants.
 
« Autour de ce projet, se sont regroupées des personnes vieillissantes, partageant les mêmes valeurs et souhaitant créer un habitat qui leur permette de vivre ces valeurs le plus longtemps possible » indiquent les fondateurs de cet immeuble sur leur site web.

Chaque partenaire de ce projet a investi une somme de départ et chaque mois, il paie un « loyer » allant de 600 à 800 euros. Si l’un des membres s’en va, il récupère son investissement de base augmenté de l’inflation et cela, quelque soit la plus-value qu’aurait pu prendre l’immeuble. Le groupe refusant la spéculation immobilière.
 
Il y a fort à parier que ce type de projet se développe dans les années à venir. Affaire à suivre. 



Publié le Mercredi 22 Février 2017 dans la rubrique Habitat | Lu 1945 fois