Les scientifiques qui ont réalisé cette étude estiment donc que certaines préférences en matière de télé peuvent être synonymes d’un certain déclin cognitif.
Ainsi, sur l’échantillon de femmes âgées testées, celles qui préfèrent les émissions de divertissement de l’après-midi ou les feuilletons télévisées sont aussi celles qui ont les résultats les plus mauvais aux différents tests (mémoires, attention et autres capacités cognitives).
Ce qui ne signifie pas, précisent les chercheurs, que ces programmes soient responsables de ce déclin.
Cette étude a été réalisée sur 289 femmes âgées de 70 à 79 ans, non atteintes de démence ou de déficiences physiques. Les scientifiques ont tenu compte de différents facteurs, tels que l’éducation, la race, l’état dépressif, la pression sanguine ou le diabète. Ces femmes ont répondu à des tests cognitifs standards.
Plus grave, il semblerait que les femmes qui préfèrent ces émissions sont des personnes plus à risque en terme de développement d’altération clinique au niveau cognitif. Par exemple, comparées aux aînées qui privilégient les journaux télévisés, celles qui regardent les feuilletons ou les émissions de divertissement, sont respectivement sept et treize fois plus susceptibles de connaître des signes d’altération cognitives. .../...