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Certains programmes télé pourraient révéler des problèmes cognitifs chez les femmes seniors

Une récente étude américaine réalisée par l’Université de New York et publiée par la revue spécialisée Southern Medical Journal, montre que chez les femmes âgées, les préférences en matière de programmes télé (divertissements et feuilletons) pourraient révéler certaines altérations cognitives.


Les scientifiques qui ont réalisé cette étude estiment donc que certaines préférences en matière de télé peuvent être synonymes d’un certain déclin cognitif.

Ainsi, sur l’échantillon de femmes âgées testées, celles qui préfèrent les émissions de divertissement de l’après-midi ou les feuilletons télévisées sont aussi celles qui ont les résultats les plus mauvais aux différents tests (mémoires, attention et autres capacités cognitives).

Ce qui ne signifie pas, précisent les chercheurs, que ces programmes soient responsables de ce déclin.

Cette étude a été réalisée sur 289 femmes âgées de 70 à 79 ans, non atteintes de démence ou de déficiences physiques. Les scientifiques ont tenu compte de différents facteurs, tels que l’éducation, la race, l’état dépressif, la pression sanguine ou le diabète. Ces femmes ont répondu à des tests cognitifs standards.

Plus grave, il semblerait que les femmes qui préfèrent ces émissions sont des personnes plus à risque en terme de développement d’altération clinique au niveau cognitif. Par exemple, comparées aux aînées qui privilégient les journaux télévisés, celles qui regardent les feuilletons ou les émissions de divertissement, sont respectivement sept et treize fois plus susceptibles de connaître des signes d’altération cognitives. .../...
Certains programmes télé pourraient révéler des problèmes cognitifs chez les femmes seniors

Selon le Dr Joshua Fogel responsable de ces travaux à l’Université de New York, « une préférence pour ces émissions de journées peut aussi révéler une certaine sédentarité -voire une sédentarité certaine- ainsi qu’un style de vie casanier ». Or différentes études montrent que le fait de rester actif, physiquement et intellectuellement peut aider à réduire le déclin cognitif.

« Ces programmes peuvent développer chez les téléspectateurs un sentiment de connexion, d’association avec l’un des personnages du feuilleton ou l’un des invités de l’émission » précise le docteur. « En tout état de cause, une préférence marquée pour ces émissions est un indice de quelque chose de suspicieux » conclut ce chercheur.

Pour ce scientifique, en cas de doute sur les capacités cognitives de leurs patients, les médecins généralistes devraient penser à leur demander quelles sont leurs émissions préférées. En fonction de leur réponse, des examens plus poussés pourraient alors être réalisés. Ce système présente l’avantage d’être simple : « C’est vraiment une question élémentaire à poser, voire amicale » ajoute le Dr Fogel.


Publié le Mardi 4 Avril 2006 dans la rubrique Santé | Lu 3120 fois