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Cancer de la prostate : les malades sont plus optimistes au bout de plusieurs années de traitement qu'ils ne le sont au diagnostic

Les hommes traités pour un cancer de la prostate se déclarent plus optimistes au fil du temps en ce qui concerne leur maladie, une indication de leur expérience positive du traitement et du haut niveau de confiance qu'ils manifestent envers leur médecin spécialiste, tels sont les résultats d'une étude mondiale(1) qui donne un aperçu unique de l'expérience des hommes touchés par ce cancer répandu. En général, la majorité des hommes participant à l'étude faisaient davantage confiance à leur médecin spécialiste qu'aux autres professionnels de la santé, leur famille ou les membres d'autres professions(1).


L'importance de la confiance et des sources de renseignements

Plus d'un tiers des hommes questionnés ont déclaré qu'ils avaient « totalement » confiance en leur médecin spécialiste et plus de la moitié ont ajouté que cette confiance avait augmenté depuis leur premier diagnostic(1).

Ce haut niveau de confiance était également reflété dans les recommandations de traitement, bien qu'un sur cinq des hommes questionnés déclarait vouloir participer davantage aux décisions de traitement(1) et près d'un sur trois déclarait ne pas être au courant de toutes les options de traitement dont il disposait(1).

Les résultats de l'étude ont également révélé que le désir des patients d'obtenir des renseignements sur la maladie et sur les options de traitement augmentait après le diagnostic. Outre leur médecin spécialiste, la moitié des hommes questionnés voulaient parler à un autre patient atteint d'un cancer de la prostate qui avait suivi les mêmes traitements(1). L'Internet ne constituait pas la source de renseignements la plus populaire ni la plus fiable pour les patients, bien qu'elle l'ait été parmi les patients qui ont participé à l'étude aux Etats-Unis(1).

Commentant cette étude, le docteur Heather Payne, consultante en oncologie clinique à l’University College Hospital, de Londres, au Royaume Uni, a déclaré : « Ces résultats sont vraiment encourageants et reflètent une expérience positive de leur traitement par les patients et l'importance d'un partenariat entre les médecins et les patients et leurs familles pour obtenir les meilleurs résultats possible, surtout si l'on considère que les hommes atteints d'un cancer de la prostate peuvent survivre pendant de nombreuses années avec un traitement efficace, survivant souvent la maladie. Bien que de nombreux patients jouissent manifestement d'une solide relation de confiance avec leur médecin spécialiste, un homme sur trois déclarait ne pas être informé de toutes les options de traitement qui lui étaient disponibles. Comme les patients atteints d'un cancer de la prostate comptent sur leurs médecins pour obtenir des renseignements clés, il est important que les médecins fournissent des renseignements à leurs patients pendant la durée de leur traitement ».

Confiance et facteurs considérés dans la sélection du traitement

L'étude a également révélé que près de deux tiers des répondants se sentaient plus optimistes aujourd'hui en ce qui concerne leur pronostic qu'ils ne l'étaient au diagnostic et étaient confiants que leur traitement était efficace(1). Tous les participants à l'étude, à savoir 382 hommes présentant un cancer de la prostate métastatique ou localement avancé résidant dans six pays du monde, avaient suivi un traitement hormonal continu pendant au moins un an.

Contrôler leur cancer, survivre à leur maladie et maintenir une vie active le plus longtemps possible étaient les trois facteurs les plus importants que les hommes questionnés attendaient de leur traitement hormonal.

Ces trois facteurs étaient jugés plus importants que les effets indésirables du traitement et le soulagement des symptômes (chacun sélectionné par seulement 3% des hommes)(1).

« Le lancement de nouveaux traitements -tels que la goséréline- il y a plus de 20 ans a révolutionné le traitement du cancer de la prostate en fournissant une alternative réelle à la castration chirurgicale pour les hommes présentant une maladie au stade avancé. Aujourd'hui, ce médicament est également souvent utilisé avec intention curative en association avec la radiothérapie ou la chirurgie chez les hommes atteints d'un cancer de la prostate localement avancé, avec des avantages confirmés en matière de survie. Je suis d'avis que ce traitement va continuer à jouer un rôle clé dans la gestion du cancer de la prostate dans l'avenir. Le grand avantage des traitements hormonaux (…) est qu'aujourd'hui, après de nombreuses années de traitement, nous constatons que la survie prévue de certains patients est identique chez les personnes du même âge qui n'ont jamais été atteints d'un cancer de la prostate. C'est un résultat remarquable », a commenté le docteur Payne.

Le cancer de la prostate touche essentiellement les hommes de plus de 50 ans(2), et est le cancer diagnostiqué le plus fréquemment chez l'homme dans de nombreux pays occidentaux, où un homme est diagnostiqué toutes les trois minutes et succombe à la maladie toutes les six minutes(3). L'objectif du traitement est de contrôler la maladie, tout en minimisant les effets indésirables, permettant aux hommes de survivre leur cancer de la prostate et de maintenir une vie active le plus longtemps possible.

À propos de l'étude :

- L'étude de recherche, commanditée par AstraZeneca, a été réalisée et analysée par Fast Forward Research, une société indépendante d'étude de marché
- Au total, 382 réponses complètes furent obtenues auprès d'hommes présentant un cancer métastatique et localement avancé de la prostate
- L'étude a été réalisée dans six pays: France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume Uni, Etats-Unis

Références

(1) Etude sur l'attitude de patients atteints d'un cancer de la prostate. Réalisée en septembre 2006. Résultats AstraZeneca disponibles.
(2) Kirby RS et al. Prostate cancer and sexual function. Prostate cancer
and prostatic diseases 1998:1:179-184.
(3) www-dep.iarc.fr/globocan/globocan.html Cancer Incidence, Mortality and Prevalence worldwide. Version 1.0 IARC CancerBase No. 5 Lyon, IARCpress,
2001.


Publié le Vendredi 2 Mars 2007 dans la rubrique Santé | Lu 5100 fois