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Canada : le Parti Québécois propose des changements pour assurer de meilleurs soins aux aînés

« On doit mieux s'occuper de notre monde. Le vieillissement de la population est un enjeu majeur qui doit devenir une véritable priorité au Québec. Nous devons humaniser la façon dont nous nous occupons de nos aînés. Nous devons les aider à vivre le plus longtemps possible chez eux en assurant des soins à domicile de qualité, variés et accessibles ».


C'est ce qu'a déclaré récemment la députée de Charlevoix (Québec) et chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, en rendant publiques les propositions du Parti Québécois concernant les aînés.

À cette occasion, elle était accompagnée de Carole Poirier, députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés, et de Réjean Hébert, professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé à l'Université de Sherbrooke.

D'ici les dix prochaines années, le Québec connaîtra un vieillissement important de sa population qui entraînera des coûts exorbitants si un virage ne s'amorce pas rapidement. Pour relever ce défi, le Parti Québécois propose des changements essentiels pour le mieux-être des aînés dont la création d'un réseau de soins et de services à domicile et d'une caisse autonomie ainsi que l'adoption d'une politique sur le vieillissement et les aînés.

« En prenant ce virage pour nos aînés, nous venons aussi alléger le fardeau des familles et des proches aidants. Des milliers de personnes, des femmes en particulier, deviennent des aidantes naturelles trop souvent sans avoir la formation ni le soutien. Ça devient alors difficile de concilier le travail, la vie de famille et l'aide aux parents vieillissants », a expliqué Pauline Marois, en soulignant que les propositions du Parti Québécois apportent des solutions concrètes aux problèmes réels que vivent bien des gens.

Ce virage doit permettre également de mieux gérer les finances publiques pour ne pas que le vieillissement de la population devienne un fardeau économique. Des économies substantielles peuvent être réalisées en gérant mieux l'attribution de places et surtout en offrant de meilleurs services à domicile.

Un réseau de soins et de services à domicile pourrait contribuer à ce qu'un plus grand nombre de seniors et de personnes en perte d'autonomie puissent demeurer chez eux, près de leur famille comme le souhaite une vaste majorité d'entre eux. Ils pourront recevoir les soins et les services professionnels dont ils ont besoin peu importe où ils habitent. Les avantages d'un tel virage sont évidents tant sur le plan humain que financier.

« Pour financer ce virage, nous proposons de créer une caisse autonomie. Ce fonds permettrait de consacrer des sommes exclusivement pour prendre soin de nos aînés et des proches aidants. Il s'agit d'un investissement intelligent qui profitera à tous. D'autres États l'ont fait avec succès. Nous devons réaliser ce virage sans tarder », a ajouté Réjean Hébert qui a coprésidé la consultation publique sur les conditions de vie des aînés en 2007.

« Les libéraux tiennent de beaux discours, mais sont incapables de livrer ce qu'ils promettent. Nous attendons toujours l'embauche des 23 inspecteurs promis en mars dernier en lien avec la certification des résidences privées pour aînés. Le gouvernement n'a toujours pas modifié le règlement concernant la température de l'eau chaude dans les établissements pour aînés et refuse d'assurer un niveau de formation minimale des préposés aux bénéficiaires », a encore rappelé Carole Poirier.

« Un débat crucial sur l'avenir de nos aînés doit se tenir d'ici les prochaines élections. Les libéraux font des promesses qui sont contredites par leur bilan tandis que pour François Legault, le sort de nos aînés est totalement absent de son discours. Un gouvernement du Parti Québécois fera de nos aînés une priorité. Nous avons des propositions claires et solides pour prendre soin de nos aînés », a conclu Pauline Marois.


Publié le Lundi 26 Décembre 2011 dans la rubrique Chroniques | Lu 1189 fois