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Canada – Les seniors d’origine haïtienne sont victimes de violences, selon une étude québécoise


Les personnes âgées d’origine haïtienne unilingue créole et analphabètes résidant au Québec sont les premières victimes de la criminalité, révèle l’étude québécoise menée par le Centre haïtien de regroupement et d’intégration à la société canadienne et québécoise (CHRISOCQ) et rendue publique en mars 2004, comme le précise l’article de l’informateur du 12 mai.

Intitulée « sécurité des aînés d’origine haïtienne de Rivière-des-Prairies et prévention de la violence et de la criminalité auprès de jeunes québécois de deuxième génération », cette étude a été réalisée en décembre 2002.

Elle a révélé que ne possédant souvent que des ressources limitées, les personnes âgées d’origine haïtienne souffrent d’isolement social. Leurs fortes conceptions religieuses les amènent à subir les violences avec résignation, d’autant plus que leur conception de l’insécurité diffère de celle des Québécois. En Haïti, l’insécurité est en effet institutionnelle.

Les actes d’agression les plus courants à leur égard sont les fraudes par télémarketing, l’intimidation, les vols de sacs à main, les agressions dans les transports en commun et les vols par effraction. Ils conduisent le plus souvent à un retrait social encore plus marqué.

La majorité de ces actes de violence sont commis par les jeunes haïtiens. Alix Joseph, instigateur de l’étude, remarque que « les jeunes de deuxième génération n’ont pas le même type de respect pour les grands-parents que leurs parents. » ils sont souvent issus de milieux défavorisés, marginalisés.

L’étude vise à la mise en place d’un comité de travail et d’un plan d’action pour contrer cette situation.

Nota : la population haïtienne représente 15% de la population québécoise.

Delphine Dujardin © Senioractu.com 2004


Publié le Jeudi 27 Mai 2004 dans la rubrique Social | Lu 494 fois