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Canada – L’accord sur les pensions chez Air Canada n’écarte pas les risques de banqueroute


La société de transport aérien Air Canada, en grave difficulté financière, pensait pouvoir sortir la tête de l’eau après l’accord sur les retraites conclu le 31 mars dernier avec les syndicats ; mais le repreneur attendu pour sauver la société, Trinity Time Investments, vient d’annoncer par un communiqué de presse son désistement.

Air Canada et son principal syndicat (IAMAW) étaient parvenus à s’entendre pour glisser d’un système de retraite « à allocations fixées » vers un système à « cotisations fixées ». Le premier système garantit aux employés des versements prédéfinis pour la retraite, que l’entreprise devra honorer quelle que soit sa situation financière ; le plan de retraite « à cotisations fixées » garantit lui le versement d’allocations, mais sans en assurer le montant. Ce dernier système est donc schématiquement plus favorable à l’employeur.

IAMAW avait accepté l’accord, notamment sous la pression de la société Trinity Time Investments, qui menaçait de ne pas rentrer dans le capital de la société si les employés ne mettaient pas un bémol à leurs revendications. Le syndicat a cependant obtenu que les employés actuels d’Air Canada aient le choix entre les deux systèmes ; seuls les nouveaux employés devront obligatoirement souscrire au nouveau plan.

Mais Trinity Investments en attend plus et a annoncé son retrait jusqu’à nouvel avis du plan de restructuration de l’entreprise. Une nouvelle qui complique les affaires de la compagnie aérienne, placée sous la tutelle de la justice jusqu’au 21 mai, et dont la dette est estimée à près de 12 milliards de dollars canadiens (7,5 milliards d’euros).

Air Canada, entreprise majeure dans la vie économique canadienne, emploie 30.000 personnes dans le monde ; d’après le groupe 10% d’entre eux seront licenciés prochainement du fait des difficultés actuelles.


Publié le Jeudi 15 Avril 2004 dans la rubrique Retraite | Lu 554 fois