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C'est encore mieux l'après-midi : les portes claquent et les rires fusent au théâtre Hébertot

Le Théâtre Hébertot reprend la pièce C’est encore mieux l’après-midi depuis le 23 février dernier dans une version allégée, mieux adaptée à notre époque : une heure et demie sans entracte et une distribution légèrement réduite. L’effet comique n’en est que meilleur, les portes claquent et les rires fusent à un rythme effréné pendant tout le spectacle.


C'est encore mieux l'après-midi : les portes claquent et les rires fusent au théâtre Hébertot
La pièce fut créée à l’origine à Londres en 1984 sous le titre « Two into one ». C’est Jean Poiret  qui, en 1987, en fit une adaptation française au Théâtre des Variétés avec Pierre Mondy, Jacques Villeret et Virginie Pradal dans les rôles principaux. Le spectacle durait alors deux bonnes heures, séparées par un entracte comme il était de coutume pour les pièces de boulevard d’alors.
 
Rappelons l’intrigue en quelques mots. Un fringant député est monté à Paris avec son épouse pour une session parlementaire. En fait, il n’a qu’une idée  en tête : sécher la séance et envoyer sa femme à un concert pour pouvoir passer l’après-midi avec une charmante secrétaire rencontrée quelque temps plus tôt. Il charge donc son assistant parlementaire étourdi et gaffeur de lui réserver une autre chambre, dans le même hôtel, pour abriter ses amours extra-conjugaux. Nous sommes au théâtre et,  par un pur hasard,  les deux chambres sont contigües…
 
C’est José Paul qui a réglé la mise en scène, au cordeau comme il se doit pour une pièce de celui qu’on appelle volontiers le « Feydeau britannique ». Et c’est vrai qu’on ne voit pas le temps passer, tant les répliques font mouche dans un rythme endiablé. Les comédiens sont parfaits et convaincants, Pierre Cassignard en tête, dans le rôle du député volage, séducteur et séduisant bien secondé par son épouse, jouée par Lysiane Meis, chaude comme la braise, et qui s’avère être tout sauf une potiche.
 
La palme revient sans conteste à Sébastien Castro, qui reprend le rôle de Jacques Villeret. Il campe un Pierrot lunaire qui, par ses gaffes successives, plonge tout notre petit monde dans d’inextricables situations. Mais le théâtre est roi, et tout est bien qui finit bien ! Mention également pour le jeune Rudy Milstein, dans le rôle d’un garçon d’étage pas si naïf qu’il en parait au premier abord.
 
Il ne faut pas manquer de saluer le décor très réussi de Jean-Michel Adam, avec cette scène coupée en deux par une cloison imaginaire et truffée de portes qui s’ouvrent et se ferment dans un ballet bien réglé, sans oublier bien sûr les célèbres apparitions des iles vendéennes d’Oléron et de Noirmoutier qui font maintenant partie du répertoire !
 
On n’oubliera pas non plus les costumes de Juliette Chanaud, et aussi les déshabillés, pas seulement féminins, découvrant les torses velus de ces messieurs qui n’ont décidément pas froid aux yeux ! Celui de Pierre Cassignard, en léopard, ne manque d’ailleurs pas -même si Pierre Mondy le portait déjà à la création- de nous rappeler un autre séducteur récent bien connu. On le voit, tout est réuni pour oublier un temps, les soucis de la vie et passer à coup sûr une excellente soirée.

K. A.

C’est encore mieux l’après-midi
Théâtre Hébertot
78bis, Boulevard des Batignolles  75017 Paris
http://theatrehebertot.com/reserver/


Publié le Mardi 28 Mars 2017 dans la rubrique Culture | Lu 1147 fois