Sommaire
Senior Actu

Brésil – L’ostéoporose : un mal qui n’épargne pas les hommes


A l’occasion du Congrès mondial de la Fondation Internationale pour l’ostéoporose (IOF) qui s’est tenu à Rio de Janeiro du 14 au 18 mai derniers, les chercheurs ont présenté les résultats de leurs études respectives sur une maladie qui touche une femme sur deux et près d’un homme sur cinq après l’âge de 50 ans.

L’ostéoporose étant couramment perçue comme une maladie purement féminine, les hommes ont peu conscience de ses dangers. L’IOF a de ce fait décidé que la journée mondiale contre l’ostéoporose 2004 (20 octobre) aura pour thème l’ostéoporose masculine.

Le Professeur John Bilezikan de l’Université Columbia de New York, a d’ailleurs insisté sur « le manque d’études et de rapports concernant l’ostéoporose masculine », malgré la découverte d’un gène responsable de la fragilité des os.

Selon des études menées en France et en Allemagne, les risques de fractures chez les hommes pourraient être réduites par l’utilisation simultanée de la vitamine D et du risedronate, substance largement utilisée dans le traitement de l’ostéoporose féminine .

« Chez les hommes présentant un taux de vitamine D inférieur à 25 micro gramme par litre de sang, les risques de perte osseuse sont deux fois plus importants que chez ceux dont le taux est supérieur à la normale », a indiqué le docteur Pawel Szulc de l’INSERM de Lyon.

Quant au risedronate, « d’après nos données, nous pouvons conclure qu’il est aussi très efficace chez l’homme », a remarqué le Docteur Johann D. Ringe de l’Université de Cologne.

Il est intéressant de noter qu’il est possible de trouver une cause à la moitié des cas d’ostéoporose masculine. L’alcoolisme, les dysfonctionnements hormonaux ou la prise de corticoïdes contribuent en effet à la fragilité des os.

Il y a cependant un bémol à toutes ces avancées scientifiques. Selon une étude vénézuélienne, les hommes arrêtent d’eux-mêmes leur traitement après seulement quelques semaines alors qu’il faudrait deux ans pour en tester la réelle efficacité. Il semble que l’image d’une maladie typiquement féminine soit encore bien ancrée dans les esprits.

Delphine Dujardin © Senioractu.com 2004


Publié le Jeudi 10 Juin 2004 dans la rubrique Santé | Lu 2110 fois