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Bilinguisme, cerveau et personnes âgées…

Des chercheurs suisses de l’Université de Fribourg se sont penchés sur les effets du bilinguisme sur le cerveau. Trois études ont été réalisées dont une sur des patients Alzheimer qui a montré que la langue la plus faible des deux sera la première à poser des problèmes de communication…


Des chercheurs suisses de l’Université de Fribourg se sont penchés sur les effets du bilinguisme sur le cerveau. Trois études ont été réalisées dont une sur des patients Alzheimer qui a montré que la langue la plus faible des deux sera la première à poser des problèmes de communication…
 
Comme le souligne un communiqué de presse de l’Université : « le cerveau des personnes bilingues ne diffère pas dans sa structure, mais il est capable de développer des stratégies différenciées selon les contextes dans lesquels il est sollicité ».
 
Plus concrètement, le professeur Jean-Marie Annoni de l’Université de Fribourg a étudié des personnes parfaitement bilingues des régions de Fribourg et de Berne, ainsi que des patients Alzheimer, afin de mieux comprendre l’organisation cérébrale du langage, avec un intérêt particulier pour le bilinguisme. En tout, trois enquêtes ont été réalisées.

Seule la dernière concernait les « âgées »… Comme l’indique le professeur : « les patients bilingues atteints de maladie dégénérative du cerveau ne perdent pas une langue plus vite que l’autre. Cependant la langue la plus faible sera la première à poser des problèmes de communication. Cela a des implications pour la prise en charge des personnes âgées, surtout dans un pays multilingue comme le nôtre souligne. Pour améliorer le confort de ces personnes il faudrait veiller à ce qu’elles puissent communiquer dans leur langue dominante ».
 
En 2007, une étude réalisée par l’Institut de recherche Rotman (spécialisé dans les travaux sur le cerveau), en partenariat avec la Faculté de médecine de York de Toronto (Canada) montrait que les personnes bilingues qui utilisaient leurs deux idiomes tout au long de leur vie pouvaient retarder l’apparition de symptômes de démence de plusieurs années.
 
Rappelons que parler couramment une deuxième langue a non seulement des répercussions au sein de la mémoire et des facultés intellectuelles mais agit physiquement sur le cerveau qui requiert plus d’oxygène et donc plus de sang…


Publié le Lundi 23 Juin 2014 dans la rubrique Santé | Lu 569 fois