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Senior Actu

Avis concernant l’innocuité d’antipsychotiques atypiques pour les seniors atteints de démence

Santé Canada, ministère fédéral qui a pour mandat d'aider les Canadiens à maintenir et à améliorer leur état de santé vient d’émettre un communiqué sur les risques que présentent les médicaments antipsychotiques de deuxième génération, aussi appelés antipsychotiques atypiques, pour les aînés souffrant de démence.


Cet avis repose sur de récentes études démontrant que le taux de mortalité est 1,6 fois plus élevé chez les aînés atteints de démence qui prennent un médicament antipsychotique de deuxième génération que chez les patients recevant un placebo (pilules de sucre) indique Santé Canada dans son communiqué.

Et de préciser que « les études portaient sur les produits suivants : rispéridone (Risperdal), quétiapine (Seroquel) et olanzapine (Zyprexa). Aucune étude ne portait sur la clozapine (Clozaril) chez les aînés souffrant de démence, mais comme ce dernier médicament fait partie de la même famille que les trois autres, le présent avis s’applique aux quatre médicaments ».

« Les médicaments Seroquel, Zyprexa et Clozaril ne sont pas approuvés pour traiter les troubles de comportement chez les aînés atteints de démence. Ces trois médicaments et le Risperdal sont approuvés pour traiter la schizophrénie. Le Risperdal est aussi approuvé pour traiter à court terme l’agressivité et la psychose chez les patients atteints de démence grave ».

À la lumière de ces études, Santé Canada demande à tous les fabricants de ces médicaments d’ajouter une mise en garde et une description du risque aux renseignements sur la sécurité de chacun de ces produits.

Le patient doit continuer de prendre son médicament tels que prescrit, car l’arrêt d’un traitement sans l’autorisation d’un médecin peut être dangereux pour la santé. On recommande aux patients qui ont des inquiétudes de communiquer avec leur médecin.


Publié le Vendredi 17 Juin 2005 dans la rubrique Santé | Lu 2550 fois