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Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé

Le 25 juin dernier, Sylvie Vartan a sorti un nouvel album intitulé « Nouvelle Vague ». Emouvant, léger et nostalgique, il est composé des standards des sixties de Dutronc à Gainsbourg en passant par les Rollings Stones, Françoise Hardy et bien d’autres artistes de talent. Autant de chansons que l’icône des yé-yé n’avait encore jamais interprétées et dont elle donne une nouvelle lecture, tendre et sensible, à l’image de cette chanteuse attachante. De passage à Paris, Sylvie s’est pliée à l’interview vérité du magazine Nos Tendres et Douces Années… grâce auquel vous pouvez gagner des places de concert en vous abonnant !


Nos Tendres et Douces Années (NTDA) : Au printemps dernier, vous avez enregistré un nouvel album intitulé « Nouvelle Vague ». Un album de reprises de titres célèbres de différents artistes. Comment est née cette idée et qui vous l’a proposée ?

Sylvie Vartan : Elle vient de moi ! (Elle éclate de rire). Je me suis proposée l’idée car j’avais besoin d’enregistrer rapidement, sans avoir à faire de longues et fastidieuses recherches de nouveaux titres. Cela prend un temps fou vous savez, or j’avais un besoin urgent de chanter. J’avais très envie de reprendre des chansons à succès, celles des autres, et de les arranger différemment.

Ce projet séduisait également Mercury, ma maison de disques. Nous nous sommes lancés dans le travail et nous avons réalisé l’album en deux mois et demi. Très rapidement donc et c’est très bien ainsi.

NTDA : Comment avez-vous choisi les titres de l’album ?
S.V. : Il existe de nombreux titres c’est vrai et j’en ai produit beaucoup moi aussi. Toutefois, il est toujours difficile de trouver des chansons qui tiennent encore la route aujourd’hui que ce soit au niveau des paroles ou des orchestrations. Et il fallait que les chansons retenues puissent être interprétées sans tomber dans le ridicule. Tout compte fait, on s’est aperçu qu’il n’y en avait pas tant que cela…

Très concrètement, j’ai pris un crayon et j’ai dressé une liste de titres possibles, ceux qui s’imposaient naturellement. J’ai pris des avis auprès de mon entourage.

NTDA : Vous donnez une tonalité totalement différente de « Souvenirs, souvenirs »…
S.V. : Absolument ! Je l’avais déjà interprétée de cette manière sous forme de piano voix sur scène lors de mon spectacle à l’Olympia en 1999. Le résultat m’avait bien plu car cela donnait une version totalement différente de la chanson. Les mots prenaient une autre signification.

C’est fou ! D’une chanson légère et sans grand sens, elle avait subitement beaucoup plus de profondeur. Ce genre de travail artistique est très intéressant. Le fait de la traiter en gospel était une idée de l’arrangeur qui avait entendu ma première version piano voix et ça l’a inspiré. D’ailleurs, j’ai eu la chance de travailler avec des musiciens de talent : John-Philip Shenale et Philippe Rault. .../...
Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé

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Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé

Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé
NTDA : David vous a aidée ?
S.V. : Non, il n’était pas né lorsque ces titres sont sortis et puis il est dans autre chose…
En revanche, beaucoup de gens qui ont connu cette époque m’ont encouragée à reprendre certaines chansons dans l’album. Au final, J’ai répertorié une vingtaine de titres.

NTDA : C’est aussi un hommage à plusieurs artistes dont certains ont aujourd’hui disparu comme Serge Gainsbourg ?
S.V. : En réalité, je l’ai très peu connu et fréquenté. En revanche, j’ai toujours été sensible à son talent d’interprète et de compositeur.

NTDA : Vous avez pourtant fait un trio avec Serge Gainsbourg et Jane Birkin…
S.V. : Ah oui ! C’est vrai et nous nous étions follement amusés…

NTDA : Dalida nous a quitté il y a déjà vingt ans. Quel souvenir gardez-vous d’elle ?
S.V. : J’ai souvent participé à des shows dans lesquels Dalida chantait également. Je l’ai bien connue et c’était une personnalité très sympathique, une femme sensible et généreuse.

NTDA : Sur l’album, vous avez également repris un titre des Beatles ?
S.V. : Bien sûr : ils s’imposaient les Beatles. Mais je me suis vraiment cantonnée aux années 60 et je n’ai pas été au-delà, sinon il m’aurait fallu produire une collection d’albums de 400 chansons !

NTDA : Plus concrètement, comment avez-vous procédé pour réaliser cet album ?
S.V. : Nous avons enregistré l’album à Los Angeles comme je le fais depuis de nombreuses années. Tout a été très vite. Je crois que j’avais toutes ces chansons dans mon subconscient et certaines d’entre elles ont été enregistrées en une seule prise. À mon retour de Paris, en mars dernier, j’ai voulu reprendre certains enregistrements, mais au fond le résultat était moins bon. Mais j’insiste, ce fut un vrai bonheur d’enregistrer ce disque, car ce sont des chansons joyeuses qui me rappellent d’excellents souvenirs relatifs à une époque beaucoup plus agréable par rapport à celle que nous vivons aujourd’hui…

NTDA : Il se murmure que vous possédez aussi une dizaine de chansons toutes neuves, alors…
S.V. : Vous êtes très bien informée mais je ne pouvais pas ajouter plus de titres à l’album « Nouvelle Vague » qui comporte déjà quinze chansons. Toutefois, je pense que d’autres chansons sortiront prochainement. .../...

Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé
NTDA : Il y a quelques mois, vous nous aviez avoué ne plus avoir l’énergie et l’envie pour produire de nouvelles choses. Tout va mieux aujourd’hui ?
S.V. : Ce n’est pas que je n’avais pas envie de re-chanter, c’est tout simplement que mon esprit était effectivement immobile depuis plusieurs mois. Mais ce disque a été comme une respiration. Cela m’a oxygénée car ce n’était pas un projet difficile à réaliser. Je n’avais pas à chercher des chansons qui me plaisent, à faire changer les paroles, etc.

Ces derniers mois, je n’avais franchement pas le courage ni le moral de passer beaucoup de temps et d’énergie pour rassembler toute cette matière pendant un an. Au contraire, je voulais que les choses aillent vite.

NTDA : On vous retrouve « très vamp » sur la pochette de « Nouvelle Vague ». Si « Toutes les femmes ont un secret », quelle est l’histoire de cette photo ?
S.V. : Vous me trouvez vamp sur cette pochette ? (Sylvie éclate de rire !). En fait, cette photo a été réalisée par Frédérique Veysset dans un « dinner » désaffecté en dehors de Los Angeles qui est vraiment resté dans l’état sixties. D’ailleurs, l’endroit n’est pas ouvert au public mais uniquement à louer pour des événements ponctuels. Ce lieu s’adaptait tout à fait au projet.

NTDA : Vous revenez sur scène bientôt ?
S.V. : C’est exact. J’ai prévu de faire une série de spectacles au Palais des Congrès de Paris en février 2008. Il y aura aussi une tournée dans toute la France suite à ce Palais des Congrès. Je vais vous dire : « Nouvelle Vague » est le véhicule parfait pour bâtir un nouveau show autour de ces quinze chansons. Pendant plusieurs mois, j’étais un peu réticente à m’engager, car j’avais toujours peur d’un avenir incertain et lointain…

NTDA : À cause de votre situation familiale ?
S.V. : Comme vous le savez, Stéphane, ma mère nous a quittés au mois de juin 2007. Elle était très âgée et, pendant de longs mois, je suis restée à ses côtés le plus souvent possible. Je ne voulais pas et je ne pouvais pas m’éloigner d’elle longtemps. Il m’était impossible d’envisager de monter un show. À présent, tout est différent et j’ai envie de refaire de la scène, car c’est ce qui me plaît dans ce métier.

NTDA : Vous aviez également le projet de chanter en Bulgarie au cours de l’été 2007 pour marquer l’entrée de la Bulgarie dans l’Union Européenne…
S.V. : Cela a dû être abandonné.

NTDA : Vous vous investissez toujours beaucoup pour la Bulgarie avec votre association l’ASVB. Je crois d’ailleurs que vous avez inauguré un hôpital à Sofia ?
S.V. : En réalité, il s’agit d’une section de l’hôpital Gueroguof. Cet hôpital se trouve à Sofia et c’est le principal hôpital de Bulgarie. C’est dans cette structure médicale d’urgence que tous les cas les plus graves sont rapatriés. Dans le courant du mois de juin 2007, nous avons ouvert une section dans cet hôpital qui porte le nom de ma fille « Darina ». Tous les dons que nous avons collectés grâce à mon association permettront d’aider au fonctionnement de cet hôpital. Le fait d’être en contact avec les hôpitaux et les médecins du pays nous permet d’être informés des besoins les plus urgents et nous pouvons sauver des vies.

NTDA : Par ailleurs, quelles sont les dernières actions menées par l’ASVB ?
S.V. : Nous continuons à équiper les hôpitaux du pays en berceaux bleus si utiles pour sauver les nourrissons atteints de jaunisse. L’ASVB en a déjà fourni 33 mais les besoins sont encore importants. Nous organiserons aussi le Noël des enfants dans un ou deux orphelinats bulgares en fin d’année 2007. Grâce à la soirée privée qui s’est déroulée en septembre dernier à Monaco, nous avons récolté plus de 60 000 euros. De ce fait, l’association a plus de moyens pour agir cette année en faveur des Bulgares. C’est merveilleux car nous avons pu acheter beaucoup plus de matériel médical.

NTDA : Depuis de nombreuses années, vous vous partagez entre Paris et Los Angeles. À présent, vous vous rendez également très souvent à Monaco où résident votre fils David et son épouse monégasque. Vous avez chanté à plusieurs reprises au cours de votre carrière en Principauté. Quels souvenirs gardez-vous en mémoire ?
S.V. : J’ai souvent chanté à Monaco dans les années 60, 70 et 80 car cela faisait partie des tournées d’été. J’ai d’ailleurs été reçue à différentes occasions par la famille princière et je dois dire que chanter au Palm Beach est toujours un moment très agréable. On est formidablement bien reçu. Qui plus est, le public monégasque est élégant.

NTDA : Quelle sont les habitudes, les lieux favoris de Sylvie Vartan en Principauté ?
S.V. : Très franchement, j’aime rester chez ma belle-fille et mon fils et profiter d’eux. Comme je ne séjourne jamais très longtemps ici, on ne peux pas dire que j’ai le temps de m’y ennuyer ! Mais j’aime aussi me promener dans les rues de la vieille ville et au bord de la mer avec mon petit-fils, Cameron. On se sent bien dans la Principauté.

NTDA : Pourriez-vous y vivre à l’année ?
S.V. : Non ! Mais je crois que je ne pourrais pas vivre en permanence dans un même endroit. Je ne suis pas sédentaire et je ne m’imagine pas rester à l’année sans bouger. J’ai toujours vécu entre deux avions, deux valises, plusieurs pays et je souhaite poursuivre ma vie de cette manière. Même si depuis quelques années, le rythme s’est un peu ralenti… Je ne pourrais vivre qu’à Paris et à Los Angeles. Quoique je pourrais vivre aussi à la montagne, notamment à Jackson Hall, dans le Wyoming. C’est mon repère : très reposant avec des paysages magnifiques.

NTDA : Puisque 2007 est en quelque sorte l’année de la Bulgarie, pouvez-vous nous dire quelques mots en langue bulgare…
S.V. : Vous auriez dû me prévenir, Stéphane, car il m’est toujours difficile de trouver mes mots en Bulgare. Je comprends cette langue bien sûr et je sais lorsque les gens traduisent mal ce que j’ai dit mais j’éprouve des difficultés à parler dans cette langue que je ne pratique quasiment plus.

NTDA : Les langues étrangères, cela vous a toujours plu et vous vouliez même devenir interprète lorsque vous étiez adolescente ?
S .V. : Oui, ce fut un désir assez bref… Mais je crois que j’ai quelques facilités pour les langues étrangères et j’ai pris beaucoup de plaisir à chanter dans différentes langues au cours de ma carrière.

Propos recueillis par Stéphane Weiss

Nouvelle vague de Sylvie Vartan chez Mercury

Avec Nouvelle Vague, Sylvie Vartan surfe sur la vague yé-yé
Il est 5 heures, Paris s’éveille
J. Lanzmann - A. Ségalen / J. Dutronc
Nouvelle vague (Three cool cats)
J. Leiber - M. Stoller
Le temps de l’amour
A. Savet - L. Morisse / J. Dutronc
Ruby Tuesday
M. Jagger - K. Richard
Suzanne
L. Cohen / G. Allwright
Attends ou va-t’en
S. Gainsbourg
Dans le souffle du vent (Blowing in the wind)
B. Dylan / H. Auffray
Les yeux ouverts (Dream a little dream of me)
G. Kahn - M. Adolphus / K. Ternotzeff - B. Homs
Ya ya twist (Ya ya)
L. Dorsey - C. Jr Lewis - M. Robinson / L. Morisse G. Aber
J’attendrai (I’ll be there)
L. Dozier - B. Holland - E.J. Holland / V. Buggy
Drive my car
J. Lennon - P. McCartney
Chante
P.M. Coulter - T. Scott / R. Mehu
I’m a believer
N. Diamond
Et je m’en vais (Then he kissed me)
J. Barry - P. Spector - E. Greenwich / A. Salvet - R. Anthony
Souvenirs, souvenirs
Cy Coben / F. Bonifay - R. Finet

Sylvie Vartan sera au Palais des Congrès de Paris à partir du 5 février 2008.


Publié le Vendredi 7 Décembre 2007 dans la rubrique Culture | Lu 10910 fois