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Australie – Les entreprises doivent veiller à renforcer la fidélité de leurs managers, selon un rapport


Le turn-over des dirigeants cause du tort à l’industrie australienne et les entreprises vont devoir concentrer leurs efforts afin de motiver et de garder plus longtemps leur personnel, c’est ce que met en valeur le sondage réalisé par Hudson et publié dans le rapport du même nom de juillet-septembre 2004.

Parmi les personnes interrogées, 55% sont convaincues de devoir quitter leur emploi actuel si elles veulent accéder à un poste plus intéressant.

Ce sentiment d’absence de perspectives d’avenir frappe les dirigeants qui sont 39% à avoir changé d’emploi au cours des trois dernières années. 12% d’entre eux ont même travaillé dans trois entreprises différentes pendant ce laps de temps.

Selon le rapport, ce turn-over est néfaste au bien-être économique des entreprises. Il leur en coûte au minimum 150% du salaire annuel et des bénéfices d’un manager pour trouver un remplaçant.

Outre l’aspect financier, David Reynolds, directeur général chez Hudson note que le coût effectif du turn-over ne se mesure pas en dollars. Un dirigeant qui s’en va équivaut à la perte d’« un chef expérimenté avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur le moral et l’efficacité d’une équipe ».

Pour palier cette fuite des effectifs, il appartient aux entreprises de bâtir de solides relations entre le personnel et l’équipe dirigeante, de montrer de la reconnaissance envers les progrès réalisés et d’améliorer la communication entre les services. Parmi les 4 544 employeurs sondés, 44% ont jugé que l’absence d’opportunités était le principal facteur de turn-over, suivi du salaire pour 34% d’entre eux. Ils sont peu nombreux à avoir reconnu que des méthodes de gestion du personnel peu performantes (13%) et une absence de formation (8%) étaient aussi des arguments poussant les employés à quitter leur emploi.

Le rapport montre que l’âge des employés influe peu sur leurs motivations. Toutes générations confondues, ils avouent que la raison principale qui les contraint à changer d’emploi est l’intérêt qu’ils portent à leur travail. Viennent ensuite les considérations pécuniaires, la formation, la promotion et l’accomplissement professionnel.




Publié le Jeudi 22 Juillet 2004 dans la rubrique Emploi | Lu 942 fois