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Jeudi 2 Juillet 2009

Arthrose : des solutions pour cette maladie dégénérative du cartilage


A l’occasion d’un rendez-vous organisé par le laboratoire Genévrier (qui offre plusieurs solutions en matière d’arthrose), la presse a pu rencontrer le docteur Henri Lellouche, rhumatologue à Herblay (95) et Paris, afin de faire le point sur cette maladie dégénérative du cartilage. Explications de la pathologie et solutions proposées.



Arthrose : des solutions pour cette maladie dégénérative du cartilage
L’arthrose est une maladie dégénérative du cartilage, souvent douloureuse avec des poussées inflammatoires, et aboutissant à un handicap fonctionnel ayant des conséquences importantes sur la qualité de vie des patients.

L’arthrose se définit comme étant la diminution de l’épaisseur du cartilage d’une articulation.
Cette pathologie est le résultat d’un déséquilibre métabolique entre la synthèse et la dégradation du cartilage.

Les sociétés internationales (OARSI, EULAR) impliquées dans l’arthrose, ont élaboré des recommandations de prise en charge, afin de mieux soulager les patients, améliorer leur qualité de vie, tout en limitant la progression de la maladie.

Ces recommandations préconisent une prise en charge globale et personnalisée de cette pathologie associant des mesures pharmacologiques (antalgiques, anti-arthrosiques, injections intra-articulaires d’acide hyaluronique, gel ou compresses anti-inflammatoires), et des mesures non-pharmacologiques (éducation du patient, semelles, cannes, kinésithérapie, perte de poids) afin d’éviter ou de retarder l’intervention chirurgicale.

Le contexte
L’arthrose est un réel problème de santé publique, sa prévalence est estimée à environ 17% et le nombre de personnes qui en souffrent en France, est évalué entre 9 et 10 millions. La prévalence de la gonarthrose (arthrose du genou) est d’environ 10% chez les patients âgés de 45 à 65 ans et celle de la coxarthrose symptomatique (arthrose de la hanche) est d’environ 8% chez les patients âgés de plus de 65 ans.

Les attentes « patients »
La préoccupation principale des patients arthrosiques est le soulagement de leur douleur ainsi que l’amélioration de leur mobilité articulaire, dans le but de diminuer leur handicap et d’améliorer leur qualité de vie.

Les réponses du soignant
Le traitement de la gonarthrose et de la coxarthrose notamment, répond à un schéma de prise en charge globale et personnalisée adapté au profil de chaque patient. L’objectif du traitement est de soulager la douleur, d’améliorer la capacité fonctionnelle et de prévenir ou de ralentir l’aggravation de la maladie. Il s’agit d’un traitement à long terme, puisque l’objectif est de repousser ou d’éviter la pose chirurgicale d’une prothèse.

Les solutions proposées
Les traitements antalgiques, anti-inflammatoires, anti-arthrosiques et les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique représentent la base de la prise en charge médicamenteuse du patient atteint de gonarthrose ou de coxarthrose.

Les anti-inflammatoires topiques comme les gels ou les compresses bio-adhésives (tissugel) à base de diclofénac épolamine soulagent la douleur lors des poussées aiguës, et possèdent une meilleure tolérance que les formes orales, les effets indésirables gastro-intestinaux étant considérablement réduits. La forme tissugel, à raison de 1 tissugel à changer toutes les 12 heures, a même montré une efficacité équivalente aux anti-inflammatoires oraux.

Les chondroïtines sulfates agissent au cœur du cartilage, en rétablissant l’équilibre entre la synthèse et la dégradation de la matrice cartilagineuse. Certaines chondroïtines sulfates, ayant le statut de médicament, possèdent une indication d’anti-arthrosique. Elles sont administrées trois fois par jour sous forme de gélules ou de sachets, soit 1 200 mg par jour, sur un long terme, au minimum six mois.

L’efficacité de ces chondroïtines ne peut s’étendre aux compléments alimentaires du même nom, ces derniers n’ayant jamais fait la preuve de leur efficacité.

Les injections d’acide hyaluronique, à raison de trois injections à réaliser à une semaine d’intervalle, permettent chez les patients gonarthrosiques, une amélioration de la douleur et de la mobilité articulaire dès la 3ème semaine de traitement et un bénéfice prolongé de 6 à 12 mois sur la fonction articulaire est constaté.

L’acide hyaluronique présent dans les articulations arthrosiques est dégradé et ne joue plus son rôle de lubrifiant et d’amortisseur lorsqu’il y a choc. L’acide hyaluronique injecté vient le remplacer et stimuler sa propre synthèse par l’articulation.

Ces injections, administrées en dehors des crises aiguës, ne doivent pas être confondues avec les infiltrations de corticoïdes, dont l’objectif est de soulager les crises, grâce à un pouvoir anti-inflammatoire puissant.

L’efficacité des différents produits commercialisés étant équivalente, il est judicieux de privilégier les produits remboursés à 100% et facilement accessibles en pharmacie.

Des mesures thérapeutiques complémentaires sont également recommandées.
- La perte de poids est un facteur essentiel, la perte de 5 kilos sur 10 ans réduit de moitié le risque de gonarthrose : elle permet de réduire l’inflammation et la charge articulaire. Elle améliore notamment la fonctionnalité du genou, la mobilité, la douleur et semble diminuer la progression de la maladie.
- La rééducation fonctionnelle avec un kinésithérapeute permet de renforcer l’articulation atteinte, notamment les exercices de renforcement musculaire.
- L’éducation thérapeutique du patient (ETP) joue également un rôle crucial dans la responsabilisation du patient. L’objectif de cette démarche est de le former à être autonome pour la prise en charge de sa maladie, optimiser l’observance des traitements et l’inciter à mettre en application l’ensemble des mesures thérapeutiques prescrites. Cette phase passe par une bonne information, des séances de sensibilisation, des confrontations avec d’autres patients, et bien d’autres méthodes.

L’association de ces différentes mesures permet aux patients arthrosiques d’améliorer leur qualité de vie et d’éviter des complications conduisant à l’intervention chirurgicale.

« Paroles d’expert » - Dr Henri Lellouche, rhumatologue à Herblay

Il y a vingt-cinq ans, l’arthrose n’était pas véritablement considérée comme une maladie. On considérait qu’il s’agissait d’un processus naturel de vieillissement des articulations et on entendait régulièrement dans les amphithéâtres de médecine : « l’arthrose est au cartilage ce que la ride est à la peau ».

Aujourd’hui, la maladie arthrosique est étudiée par de nombreuses équipes de médecins et chercheurs. On commence à mieux connaître la génétique, les mécanismes physiopathologiques, les facteurs de risque comme l’obésité ou les microtraumatismes répétés. Le rôle de nouveaux marqueurs sanguins est actuellement à l’étude.

De nouveaux traitements ont surtout progressivement trouvé leur place dans la prise en charge des douleurs et de l’impotence fonctionnelle liée à l’arthrose. On peut ainsi proposer à nos patients des traitements qui stabiliseront leur état et nous ne voulons plus entendre nos patients nous dire : « j’ai de l’arthrose je sais, mais il n’y a rien à faire ! ».

La maladie arthrosique est l’addition de maladies locales et donc la prise en charge doit être double : locale et générale.

La problématique du traitement de l’arthrose repose sur trois axes :
- soulager le patient
- lutter contre les déformations et le handicap
- ralentir ou contrôler l’évolution

La douleur de nos patients peut être contrôlée localement et efficacement par des topiques d’application locale.

L’injection intra articulaire, notamment dans un genou, d’un acide hyaluronique permet d’améliorer la fonction et de diminuer l’impotence, reportant à un âge plus avancé une éventuelle chirurgie prothétique. Ce traitement est une sorte de « lubrifiant » qui améliore le travail articulaire et pourrait avoir un rôle dans le contrôle de l’usure cartilagineuse. Ces injections ne sont pas douloureuses, les rhumatologues étant habitués à ce type de gestes locaux. Elles sont à distinguer des infiltrations cortisonées et n’ont pas d’effets toxiques généraux.

Pour certains patients, la prise quotidienne de chondroïtines sulfate à un dosage de 1 200 mg permet de proposer à nos patients une prise en charge générale qui complète les traitements locaux et diminue la prise d’anti douleurs et d’anti inflammatoires en comprimés dont on connaît les risques importants pour l’estomac, le cœur ou le rein.
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12.Posté par ketty le 30/01/2012 14:13
ma mère a 60 ans et souffre d'arthrose dégénérative sur tout le corps ;elle aurait perdu encore 30%de masse osseuse en 10 ans et le radiologue ne comprend même pas comment elle parvient encore à marcher tellement ses vertebres sont touchées;ses os en sont à un stade de fissuration...elle se reveille en hurlant de douleur la nuit et le jour elle essaie de faire tout ce qu'elle peut pour oublier sa douleur en se limitant au paracetamol car elle a aussi très peur de finir dialysée comme l'ont été ses parents. A ce stade qu'y a t-il comme solution? Y a t-il un spécialiste qui puisse l'aider ou doit elle se résigner à finir dans un fauteuil roulant très prochainement?

11.Posté par alexandre janine le 04/12/2011 12:57
bonjour tout le monde
je viens de lire vos messages
je suis moi méme atteinte d'arthrose dégénérescente
j'ai les articulations des chevilles genoux pouce d'atteints et ca commence aussi les articulations bras droit et gauche et et hanche droite
j'ai un ancien médecin qui m'as prescrit des enti inflammatoires et anti douleurs a haute dose pendant plus dune dizaine d'années
résulat l'estomac en as pris un sacré coup
c'est quand méme malheureux que ce soit le patient qui doies demander a son médecin un médicament pour protéger son estomac franchement ou est le serment d'hypocrate.....
je suis reconnue pour ma maladie depuis juillet 1999
et depuis 2 ans je susi en invalidité
on ne m'as jamais fait d'IRM
ni prescrit de compresse tissugelj'ai toujours pris du di antalvic ixprim doliprane
a long temer je pense que cela aura des effets secondaires
je ne prends plus rien pour les douleurs et je m'appercoies que mes douleurs se sont nettement atténuées
je prends juste du doliprane an cas de douleurs modérées
sinon pour les genoux j'ai un gel anti inflammatoire et je masse les genoux avec
mais par contre j'ai des faiblesses musculaires car ma jambe droite n'est plus opérationnelle
je n'arrive pas a lever la jambe je doies attraper le tissu du pantalon pour la faire lever
et je comprends pas aucun médecin ne me prescrit de la kiné
bon j'ai du poids a perdre aussi
voila vous pouvez m'envoyer des mails sur mimirose1952@live.fr je vous répondrais en toute solidarité

http://senior actu

10.Posté par Bernadette le 01/03/2011 22:20
je vois que l'on parle beaucoup d'arthrose de la hanche ou du genou mais moi c'est à la machoire que j'en ai. Est-ce que les solutions sont les mêmes pour soulager les douleurs ?
merci pour vos réponses et témoignages

9.Posté par dehan le 15/10/2010 17:04
j ai pris ce medicament les douleurs ont legerements baissees , je dis bien LEGEREMENT et pas longtemps et puis j ai commence a vomir et j ai fini aux urgences . Intolerance donc je suis comme avant , avec mes douleurs et pas un toubib qui m ecoute . j ai 54 ans et en 1 an a peine les deux genoux et l epaule gauche sont atteints . il n existe pas de remede mais en attendant ce que je souffre . bon courage a vous .

8.Posté par ALLENBACH MICHELINE le 14/09/2010 10:17
Soufrant d'arthrose dégénérative des épaules ,pouce et genoux douleurs uniquement au repos le médecin ma prescrit ACTISKENAN(morphine) y a t'il une personne qui a pris ce traitement? merci a la personne qui pourrait me répondre

7.Posté par yann le 11/08/2009 10:14
bonjour je trouve ca tres interessant mai ou peu ton trouver les compresses bio-adhésives (tissugel) à base de diclofénac épolamine . merci

6.Posté par demitrius le 10/07/2009 12:07
Bonjour. Une réalité qui se précise de plus en plus : arrêtez tout produit laitier, déjà ça aidera. Et si vous ne pouvez vous en passer, limitez au maximum. Si vous pouvez être le plus actif possible ( le sport aide à régénérer l'os. Paradoxe : quand on a mal on n'a pas envie de bouger, alors que c'est le contraire qu'il faudrait faire. Alors bien sûr pas un marathon ou le tournoi de tennis haut niveau, mais une activité régulière. Une autre alimentation aide aussi à ne pas aggraver ce qui est déjà en place, voire améliorer sérieusement. De toute façon, les médicaments ne soignent pas, ils camouflent uniquement la douleur, c'est déjà un point quand on souffre beaucoup, mais il est plus efficace de voir quand on a mal et ce qui s'est passé dans la journée ( ce qu'on a mangé, ce qu'on a fait, etc...- une petite enquête perso ). L'alimentation bien sûr est à revoir, car si on prend des tonnes de médicaments et qu'on se gave de sucre, de sodas, de produits tout préparés, forcément ça ne sert à rien, au contraire. L'idéal aussi serait du bio, donc du naturel, car dans l'alimentation non bio, i y a les tonnes de poisons tels que pesticides, herbicides, engrais, etc, etc.. Je ne suis pas sûr que cela soit bon pour le corsp en général. Et le bio n'est pas cher dès lors qu'on l'achète où il faut, et même si l'aliment choisi est un peu plus cher, dès lors qu'il vous nourrit ( c'est quand même le but de l'aliment non pas de nous remplir ) on n'en mange moins, donc on économise au final. Ex : sur les produits laitiers : si les animaux ne sont pas " bio ", vous récupérez tous les médicaments qu'on leur a injectés et vous les consommez dans votre verre de lait ou yaourt... Enfin, globalement il y a de très bons sites internet et de très bons spécialistes qui vous expliqueront cela mieux que moi. Bon courage.

5.Posté par nadia le 08/07/2009 16:46
bonjour j'ai 40 ans et je suis atteinte d'arthrose aux genoux, aux épaules, aux mains, aux chavilles.... et quelque fois j'ai tellement mal que je ne peux plus bouger au point de ne mémé pas pouvoir accompagner ou chercher mes enfants à la maternelle et j'en "craque " devant mes jeunes enfants... j' en ai " tellement" mal parfois que j'en pleure... pensez vous qu'un traitement "pareil" pourrez m'apportez une solution à mon "cauchemard"...!

4.Posté par coulon le 06/07/2009 23:23
je voudrais savoir si l'arthrose concerne seulement genoux et hanches . parceque j'ai mes phalanges de la main droite trés douloureuses d'ailleurs j'ai le majeur que je n'arrive plus a redresser et le moindre choque me fait trés mal . mon médecin me donne de arte en geluleet ne peux rien faire de plus ?? merci de votre réponse

3.Posté par Meynen Caroline le 06/07/2009 13:17
J'aimerais savoir comment prévenir l'arthrose? Quels sont les facteurs de risque? Est ce qu'un régime alimentaire (particulier) peut il aggravé ou au contraire prévenir des risques liés à cette maladie et les quels?
D'avance merci

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