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Senior Actu

Après une fracture de la hanche, les seniors qui vivent à domicile ont plus besoin d’aide

Une nouvelle étude canadienne publiée dans la revue Rapports sur la santé, montre qu’en 2003-2004, près de 24 000 Canadiens de 60 ans et plus ont été traités à l'hôpital pour une fracture de la hanche et qu’à la suite de cette fracture, ces personnes âgées –dont environ la moitié vivaient en ménage- étaient très susceptibles d’avoir besoin d’aide pour réaliser les activités de la vie quotidienne.


Cette étude, publiée récemment dans la revue « Rapports sur la santé », dresse le profil de personnes de 60 ans et plus qui ont subi une fracture de la hanche et qui habitaient dans un ménage durant l'année ayant suivi la fracture, indique le site Internet Statistique Canada.

Et de souligner que « comparativement à d'autres personnes âgées qui vivent à la maison, celles qui ont subi une fracture de la hanche étaient très susceptibles d'avoir besoin d'aide pour les activités de la vie quotidienne et de recevoir des soins à domicile subventionnés par l'État ».

À l'aide des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2003, l'étude a comparé les personnes âgées vivant dans un ménage et ayant subi une fracture de la hanche à quatre autres groupes dans la même catégorie d'âge.

Deux de ces groupes étaient composés de personnes âgées ayant subi un autre type de fracture susceptible de réduire leur mobilité et leur niveau de fonctionnement, tandis qu'un autre groupe se composait de personnes souffrant des séquelles d'un accident vasculaire cérébral. Enfin, un « groupe témoin » était composé de personnes qui ont déclaré n'avoir subi aucune fracture ni accident vasculaire cérébral.

Les personnes âgées ayant subi une fracture de la hanche au cours de l'année précédente avaient quatre fois plus de risques d'avoir besoin d'aide pour les activités de la vie quotidienne, comparativement à ceux qui n'ont subi aucune blessure, et dix fois plus de chances de recevoir des soins à domicile subventionnés par l'État.

En outre, les aînés ayant subi une fracture de la hanche avaient près de trois fois plus de risques que ceux du groupe témoin de qualifier leur santé générale de « passable » ou de « mauvaise ».

L'âge médian des personnes âgées ayant subi une fracture de la hanche était 80 ans, soit supérieur à celui des autres groupes comparés. Par ailleurs, plus du tiers des personnes (37 %) ayant subi une fracture de la hanche au cours de l'année précédente vivaient seules au moment de l'enquête, et plus de la moitié (53 %) de ces fractures avaient eu lieu à domicile ou à proximité de celui-ci. Presque toutes les fractures de la hanche (93 %) étaient le résultat d'une chute.

Parmi les personnes ayant subi une fracture de la hanche, 66 % ont également déclaré souffrir d'arthrite ou de rhumatisme, comparativement à environ la moitié chez celles ayant subi un autre type de fracture. Les personnes présentant des séquelles d'un accident vasculaire cérébral et celles qui n'ont subi aucune blessure avaient beaucoup moins tendance à déclarer souffrir d'arthrite ou de rhumatisme que celles ayant subi une fracture de la hanche.

Malgré leurs perceptions relativement fréquentes d'une mauvaise santé et de dépendance à l'égard d'autrui, les personnes âgées ayant subi une fracture de la hanche étaient tout aussi susceptibles que celles qui n'avaient pas subi de blessure de déclarer que leur santé mentale était très bonne ou excellente, et à se dire plutôt ou très satisfaites de la vie.

Source : Statistique Canada


Publié le Lundi 19 Novembre 2007 dans la rubrique Santé | Lu 7914 fois