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Actes de maltraitance dans une maison de retraite de Marseille ?

La gérante de la maison de retraite « Le Haras », située dans les quartiers nord de Marseille (Bouches-du-Rhône), a été mise en examen le 5 décembre dernier pour des actes de maltraitance qui auraient été commis sur des personnes âgées entre 2003 et 2004, indique un récente article paru sur le site de France 2.


Interpellée lundi, Lilianne Jenner a été mise en examen mardi pour « violences sur personnes vulnérables », « non-assistance à personne en danger », « mise en danger de la vie d’autrui » et « délaissement de personnes vulnérables ». Elle a par ailleurs interdiction d'exercer toute activité en lien avec un établissement de soins. Le fils de la gérante et un médecin ont été remis en liberté après avoir été entendus par la police.

Ces interpellations font suite à des plaintes pour mauvais traitements et pressions sur le personnel, précise le président de l'Association française de protection et d'assistance aux personnes âgées (AFPAP), Christophe Fernandez dans l'article paru sur le site de France 2. De son côté, un ancien infirmier a déclaré, sous couvert d’anonymat « y a voir vu des choses abominables ». Une autre employée, également sous couvert d’anonymat témoigne également du manque de soins, de nourriture rationnée et de repas « à la va-vite ». .../...

Sur LCI.fr, la fille d’une ancienne patiente a confié qu’elle avait retiré sa mère de l’établissement car elle était « traitée comme un déchet, confinée dans une pièce aux volets constamment fermés, sans douche, ni WC, constamment attachée, même la nuit ».

Toutefois, il convient de préciser que certains témoignages de proches de résidents séjournant dans cet établissement, passés notamment dans les journaux de France 2 et de France 3, font état de leur surprise. « Cette maison ne peut être mieux tenue qu'elle ne l'est actuellement », a notamment indiqué Jean-Marie Grenier, dont le frère, âgé de 76 ans et victime de la maladie d'Alzheimer, est « parfaitement suivi »

De son côté, l’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (ADEHPA) rappelle avant tout « le nécessaire respect de la présomption d’innocence et attend que la justice ait fait son travail ». Et d’ajouter que « si les faits évoqués étaient avérés, elle (l’ADEHPA) demanderait « que la plus extrême rigueur soit alors appliquée à leurs auteurs ».

Pascal Champvert, président, rappelle que l’Association demande en vain depuis de très nombreuses années la fermeture de 5 % des établissements ; elle déplore que très souvent les Pouvoirs Publics préfèrent laisser fonctionner des établissements douteux du fait du manque de structures. "Pire que cela, ces établissements douteux sont comptabilisés dans les taux d’équipement, parfois utilisés pour refuser l’autorisation de constructions nouvelles au motif que les besoins seraient satisfaits !" conclut le communiqué de l'ADEHPA.


Publié le Mercredi 6 Décembre 2006 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 8092 fois