Couleurs du temps et de la vie
ACTUALITES
LA BULGARIE RENTRE DANS LA COMMUNAUTE
Mercredi 27 Décembre 2006
Le pays entre dans l'Union Européenne le premier janvier 2007.
Après l'OTAN en 2004, la Bulgarie prend ses marques au sein des institutions internationales, tout comme la plupart des anciens pays de l'Est.
Carte de la Bulgarie
La Bulgarie à même participé, de façon modeste, à la guerre en Iraq, ayant envoyé des troupes sur le terrain, et en votant en faveur de l'intervention américaine à l'ONU.
Mais les préocupations des bulgares sont plus internes : le chômage et la crise économique les touche profondément, et nombreux sont ceux qui envisagent l'émigration vers l'Ouest.
Par ailleurs, la natalité est au plus bas, loin derrière la mortalité globale, ce qui fait baisser considérablement le nombre d'habitants chaque année. En 15 ans, le pays a perdu environ 20% de sa population, soit un peu moins d'1.5 millions de personnes !
Et le mouvement continue.
L'adhésion à l'Union Européenne sera-t-elle la planche de salut du pays ? Il est certain que les investissements qui vont se réaliser dans les prochaines années vont l'aider à se remettre à flot, faire baisser le chômage, et moderniser les infrastructures, ce qui ne pourra pas faire de mal.
Mais les préocupations des bulgares sont plus internes : le chômage et la crise économique les touche profondément, et nombreux sont ceux qui envisagent l'émigration vers l'Ouest.
Par ailleurs, la natalité est au plus bas, loin derrière la mortalité globale, ce qui fait baisser considérablement le nombre d'habitants chaque année. En 15 ans, le pays a perdu environ 20% de sa population, soit un peu moins d'1.5 millions de personnes !
Et le mouvement continue.
L'adhésion à l'Union Européenne sera-t-elle la planche de salut du pays ? Il est certain que les investissements qui vont se réaliser dans les prochaines années vont l'aider à se remettre à flot, faire baisser le chômage, et moderniser les infrastructures, ce qui ne pourra pas faire de mal.
Population Data
Rédigé par Population Data le Mercredi 27 Décembre 2006 à 19:33
ACTUALITES
La Roumanie entre enfin dans l'Union Européenne
Mardi 26 Décembre 2006
Le 1er janvier 2007, la Roumanie, comme son voisin la Bulgarie, entre dans l'Union Européenne.
Par rapport aux 10 nouveaux entrants d'il y a deux ans, ces deux pays n'étaient prêts selon les critères d'admission de l'Union.
L'enjeu est énorme pour un pays comme la Roumanie : les fonds apportés par cette adhésion devraient être considérables (32 milliards d'euros d'ici 2013), ce qui devrait permettre au pays de se mettre sensiblement à niveau dans de nombreux domaines.
En effet, les infrastructures en tout genre (sanitaires, sociales, transports etc.) sont passablement dégradées, et les dirigeants n'ont pas les moyens actuellement d'investir dans celles-ci.
la croissance économique, bonne depuis quelques années, reste fragile et dépend de beaucoup des pays environnants. L'entrée dans un système très concurrentiel fera du mal socialement pendant les premières années d'adhésion, le temps principalement de mettre aux normes un grand nombre d'entreprises.
Mais le revenu moyen, actuellement l'un des plus bas d'Europe, va fortement augmenter, notamment de par le manque de main-d'oeuvre général dans le pays.
Beaucoup de personnes qualifiées sont en effet parties travailler dans les autres pays européens, Allemagne, Italie, France. Le gouvernement espère les voir revenir en nombre grâce à cette adhésion, et grâce à l'augmentation du niveau de vie et du niveau d'investissements prévus.
Population Data
Rédigé par Population Data le Mardi 26 Décembre 2006 à 18:27
LOISIRS
EXPOSITION KILIMNIK AU MUSEE D'ART MODERNE
Jeudi 14 Décembre 2006
Artiste à l'univers très singulier, Karen Kilimnik se fait connaître dans les années quatre-vingt-dix par le biais de ses installations décalées, dans lesquelles elle met en scène des personnages inspirés de la réalité ou fruits de son imagination dans des décors aux allures théâtrales.
Karen Kilimnik, Mary Calling up a Storm, 1996. Huile sur toile. 45,7 x 35,6 cm.
Empruntant ses sujets à la littérature, à la musique, au ballet autant qu'aux maîtres de la peinture ancienne (Reynolds, Gainsborough, Constable, Goya), Karen Kilimnik, artiste américaine particulièrement remarquée pour son installation au Palazzo Tito lors de la dernière Biennale de Venise (2005), est fascinée par l'univers des contes et légendes autant que par les icônes de la culture pop contemporaine.
Elle recrée des 'intérieurs' à la fois intimes et fantasmés associant sculptures, peintures, lumières et sons. Dans le parcours de l'exposition, le spectateur pourra découvrir une oeuvre inédite, 'The Grotto', s'inspirant des jardins architecturés de palais fastueux.
INFOS PRATIQUES
De 2,20 à 4,50 euros - Du mardi au dimanche, de 10h à 18h (le mercredi jusqu'à 22h) - Musée d'Art moderne, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris - Renseignements : 01.53.67.40.80
Elle recrée des 'intérieurs' à la fois intimes et fantasmés associant sculptures, peintures, lumières et sons. Dans le parcours de l'exposition, le spectateur pourra découvrir une oeuvre inédite, 'The Grotto', s'inspirant des jardins architecturés de palais fastueux.
INFOS PRATIQUES
De 2,20 à 4,50 euros - Du mardi au dimanche, de 10h à 18h (le mercredi jusqu'à 22h) - Musée d'Art moderne, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris - Renseignements : 01.53.67.40.80
diego diaz
Rédigé par diego diaz le Jeudi 14 Décembre 2006 à 11:18
SOCIETE
Un pessimisme de plus en plus avéré en matière de pauvreté
Mercredi 13 Décembre 2006
Perception générale et représentations de la pauvreté, probable reflet de la mauvaise conjoncture économique observée depuis 2001, les Français n’ont jamais autant exprimé, cette année, leur pessimisme à l’égard de la pauvreté en France.
85% considèrent que depuis 5 ans, la pauvreté et l’exclusion ont augmenté contre 82% en
2005 et seulement 68% en 2002. Seuls 5% sont d’un avis contraire.
L’inquiétude des Français vis-à-vis de l’avenir de la pauvreté en France est, quant à elle
toujours plus forte depuis 2001 : plus des trois quarts (77%) pensent qu’elle va plutôt
augmenter à l’avenir, marquant une progression de 2 points par rapport à l’an dernier et de 6 points par rapport à 2004.
Sur fond d’inquiétude grandissante, la perception des dimensions de la pauvreté reste
néanmoins relativement stable. Être pauvre ou exclu aujourd’hui c’est avant tout ne pas
pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité : ne pas manger à sa faim (83% de
citations) et ne pas avoir de logement (79% de citations). L’absence de soin est ensuite le
symbole le plus cité (51%) loin devant ce qui relève de la pauvreté monétaire notamment le
chômage de longue durée (21%) ou le fait d’élever seuls ses enfants avec de faibles ressources
(23%).
2005 et seulement 68% en 2002. Seuls 5% sont d’un avis contraire.
L’inquiétude des Français vis-à-vis de l’avenir de la pauvreté en France est, quant à elle
toujours plus forte depuis 2001 : plus des trois quarts (77%) pensent qu’elle va plutôt
augmenter à l’avenir, marquant une progression de 2 points par rapport à l’an dernier et de 6 points par rapport à 2004.
Sur fond d’inquiétude grandissante, la perception des dimensions de la pauvreté reste
néanmoins relativement stable. Être pauvre ou exclu aujourd’hui c’est avant tout ne pas
pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité : ne pas manger à sa faim (83% de
citations) et ne pas avoir de logement (79% de citations). L’absence de soin est ensuite le
symbole le plus cité (51%) loin devant ce qui relève de la pauvreté monétaire notamment le
chômage de longue durée (21%) ou le fait d’élever seuls ses enfants avec de faibles ressources
(23%).
ACTUALITES
ALTMAN : L'ADIEU AU CINEMA
Vendredi 8 Décembre 2006
La dernière séance d’Altman
"L'élection de Bush sera un terrible revers pour l'Amérique". Engagé à 17 ans pendant la seconde guerre mondiale, Robert Altman est un atypique de génie. Père de la série télé "Bonanza", il fait un tabac avec "M.A.S.H", une satire de la guerre de Corée en pleine guerre du Vietnam. Pame d'or, et oscar, cette conscience du cinéma américain nous laisse une dernière oeuvre, "The Last Show".
The Last Show, Altman, Cinéma
testament . Cette magistrale évocation crépusculaire d’un spectacle à l’ancienne conclut l’oeuvre d’un maître du 7e art.
The Last Show,
de Robert Altman.
États-Unis. 1 h 45.
Nul ne l’ignore, The Last Show restera dans l’histoire comme ayant été le dernier film de Robert Altman. Le spectateur ne pourra s’empêcher d’y voir une oeuvre testamentaire même si le film est si débordant d’énergie qu’il parvient à faire oublier le fond nostalgique qui le constitue. Pourtant, c’est l’énergie qufaudrait retenir tant Altman débordait de projets. Passons. Nous sommes à Saint Paul, Minnesota, autant dire nulle part. C’est là que depuis trente ans est enregistrée dans un théâtre à l’ancienne une émission radiophonique hebdomadaire ouverte au public, diffusée sur 558 chaînes. Ne serait-ce l’apparition d’un téléphone portable ou de quelque autre rarissime signe de contemporanéité, on pourrait se croire dans les années cinquante. Les micros sont des gros machins comme on n’en voit plus que dans les films d’époque. Ceux qui leur font face sont à l’unisson, duo féminin de country, mama noire bluesy et cow-boys chantant, fidèle troupe réunie depuis toujours autour d’un présentateur qui bonimente les publicités constituant l’essentiel, et la source de production, du programme. Ajoutons les musiciens, le bruiteur, le détective responsable de la sécurité droit sorti d’un film noir (il s’appelle d’ailleurs Guy Noir) et une femme fatale fantôme, le compte y est. Mais ce soir n’est pas comme les autres, car la représentation donnée va être la dernière.
Robert Altman a le culot de filmer cela en apparence de temps réel, le film durant exactement autant que le show, les dix minutes qui le précèdent et le moment qui suit. La caméra est en perpétuel déplacement, passant des numéros scéniques aux coulisses et aux loges, dans un découpage poussé à l’extrême, mais maintenant une continuité sonore car chacun hors scène est attentif au moment de faire son entrée. Appelons cela de la virtuosité, tout sauf gratuite, bien sûr. Par ailleurs, le film est un superbe portrait de groupe, comme le réalisateur en avait le secret, traquant chacun dans ses failles et ses certitudes. La distribution, magnifique, ne le trahit jamais : Woody Harrelson, Tommy Lee Jones, Garrison Keillor, Kevin Kline, Lindsay Lohan, Virginia Madsen, John C. Reilly, Maya Rudolph, Meryl Streep, Lily Tomlin, autant de noms, connus ou moins, dont aucun ne doit être privilégié ou rejeté. Une vie s’est achevée sur un dernier chef-d’oeuvre.
The Last Show,
de Robert Altman.
États-Unis. 1 h 45.
Nul ne l’ignore, The Last Show restera dans l’histoire comme ayant été le dernier film de Robert Altman. Le spectateur ne pourra s’empêcher d’y voir une oeuvre testamentaire même si le film est si débordant d’énergie qu’il parvient à faire oublier le fond nostalgique qui le constitue. Pourtant, c’est l’énergie qufaudrait retenir tant Altman débordait de projets. Passons. Nous sommes à Saint Paul, Minnesota, autant dire nulle part. C’est là que depuis trente ans est enregistrée dans un théâtre à l’ancienne une émission radiophonique hebdomadaire ouverte au public, diffusée sur 558 chaînes. Ne serait-ce l’apparition d’un téléphone portable ou de quelque autre rarissime signe de contemporanéité, on pourrait se croire dans les années cinquante. Les micros sont des gros machins comme on n’en voit plus que dans les films d’époque. Ceux qui leur font face sont à l’unisson, duo féminin de country, mama noire bluesy et cow-boys chantant, fidèle troupe réunie depuis toujours autour d’un présentateur qui bonimente les publicités constituant l’essentiel, et la source de production, du programme. Ajoutons les musiciens, le bruiteur, le détective responsable de la sécurité droit sorti d’un film noir (il s’appelle d’ailleurs Guy Noir) et une femme fatale fantôme, le compte y est. Mais ce soir n’est pas comme les autres, car la représentation donnée va être la dernière.
Robert Altman a le culot de filmer cela en apparence de temps réel, le film durant exactement autant que le show, les dix minutes qui le précèdent et le moment qui suit. La caméra est en perpétuel déplacement, passant des numéros scéniques aux coulisses et aux loges, dans un découpage poussé à l’extrême, mais maintenant une continuité sonore car chacun hors scène est attentif au moment de faire son entrée. Appelons cela de la virtuosité, tout sauf gratuite, bien sûr. Par ailleurs, le film est un superbe portrait de groupe, comme le réalisateur en avait le secret, traquant chacun dans ses failles et ses certitudes. La distribution, magnifique, ne le trahit jamais : Woody Harrelson, Tommy Lee Jones, Garrison Keillor, Kevin Kline, Lindsay Lohan, Virginia Madsen, John C. Reilly, Maya Rudolph, Meryl Streep, Lily Tomlin, autant de noms, connus ou moins, dont aucun ne doit être privilégié ou rejeté. Une vie s’est achevée sur un dernier chef-d’oeuvre.
J. R. L'Humanité et L'Humanité dimanche
Rédigé par J. R. L'Humanité et L'Humanité dimanche le Vendredi 8 Décembre 2006 à 15:03
SOCIETE
NATHALIE RESTERA EN PRISON
Mardi 5 Décembre 2006
La Française Nathalie Gettliffe a été condamnée à 16 mois de détention lundi par une juge de la Cour suprême de Colombie britannique, pour l'enlèvement de ses deux enfants, ce pour quoi elle avait plaidé coupable début novembre.
Il lui reste ainsi à passer six mois en prison, compte tenu du temps qu'elle y a déjà passé depuis son arrestation en avril dernier. La peine est assortie d'une période de trois ans de mise à l'épreuve.
La juge a ajouté qu'elle ne s'opposerait pas à ce que Nathalie Gettliffe purge le restant de sa peine en France. Après son incarcération, Gettliffe a donné naissance à un enfant de père français.
Nathalie Gettliffe avait été inculpée d'enlèvement pour avoir quitté le Canada en 2001 pour la France avec ses deux jeunes enfants, Joséphine et Maximilien, en violation d'un arrêt du juge des divorcés ordonnant que les enfants restent au Canada pour permettre à leur père canadien d'exercer son droit de visite.
Cet arrêt avait été confirmé par une juridiction français et la jeune mère a été interpellée en avril alors qu'elle tentait de rentrer à Vancouver. Nathalie Gettliffe et son comité de défense affirment qu'elle s'était enfuie en France en 2001 avec ses enfants pour les soustraire à l'influence, néfaste à ses yeux, de leur père, Scott Grant, membre de l'"Eglise du Christ", église évangélique accusée par ses détracteurs d'être une secte.
Or, la juge Marvyn Koenigsberg de la Cour suprême de Colombie britannique a estimé lundi que Nathalie Gettliffe avait causé un tort psychologique à ses enfants, pendant plus de cinq ans, en les faisant haïr leur père canadien.
"Les abus psychologiques peuvent causer autant de torts que les abus physiques", a déclaré le juge à la cour.
Gettliffe, qui s'est excusée la semaine dernière devant le tribunal, est restée assise calmement à l'énoncé de la peine. Grant, qui a désormais la garde des enfants, était lui aussi présent.
"C'est une affaire très triste", a dit celui-ci ensuite, en ajoutant qu'il craignait toujours que Nathalie Gettliffe ne cherche de nouveau à enlever les enfants lorsqu'elle serait libérée de prison. Les enfants ont aujourd'hui 11 et 12 ans.
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