Couleurs du temps et de la vie
SOCIETE
Disparition de Maddie :
Jeudi 17 Mai 2007
Il s'agirait de Robert Murat, un Britannique habitant à 100 mètres du lieu de la disparition de la fillette.
La photo de la jeune Maddie
(AP)
Un suspect Britannique, Robert Murat, a été mis en examen dans l'affaire de la disparition de la petite Maddie, dans un complexe touristique du sud du Portugal, le 3 mai dernier, a annoncé mardi 15 mai une source de la Police judiciaire, citée l'agence Lusa.
Lundi, la PJ avait longuement interrogé Robert Murat, âgé de 32 ans, qui réside à cent mètres de l'appartement de Praia da Luz, à 300 km au sud de Lisbonne, d'où a disparu la fillette de 4 ans.
Perquisition
La police portugaise avait perquisitionné lundi une villa dans l'Algarve (sud du Portugal), toute proche de l'endroit où a disparu, il y a 11 jours, la petite Britannique. La police interrogeait lundi soir trois personnes au commissariat de Portimao, la ville la plus proche de la station balnéaire de Praia da Luz, où se trouve la villa, et autour de laquelle la police a bouclé le quartier.
Cette villa, qui appartient à Robert Murat, se trouve à une centaine de mètres du village de vacances Ocean Club, d'où la petite Madeleine McCann a disparu, apparamment enlevée le 2 mai dans sa chambre d'hôtel où dormaient son frère et sa soeur, jumeaux âgés de deux ans, pendant que les parents dînaient au restaurant du centre de vacances.
"Piste importante"
Selon la chaîne de télévision Sky News, l'une des personnes interrogées est un homme de nationalité britannique qui vit avec sa mère dans cette villa. Robert Murat a travaillé comme traducteur avec les policiers enquêtant sur la disparition de la fillette.
La perquisition avait commencé peu après l'aube, selon la chaîne publique Radiotelevisao Portuguesa.
Un suspect Britannique, Robert Murat, a été mis en examen dans l'affaire de la disparition de la petite Maddie, dans un complexe touristique du sud du Portugal, le 3 mai dernier, a annoncé mardi 15 mai une source de la Police judiciaire, citée l'agence Lusa.
Lundi, la PJ avait longuement interrogé Robert Murat, âgé de 32 ans, qui réside à cent mètres de l'appartement de Praia da Luz, à 300 km au sud de Lisbonne, d'où a disparu la fillette de 4 ans.
Perquisition
La police portugaise avait perquisitionné lundi une villa dans l'Algarve (sud du Portugal), toute proche de l'endroit où a disparu, il y a 11 jours, la petite Britannique. La police interrogeait lundi soir trois personnes au commissariat de Portimao, la ville la plus proche de la station balnéaire de Praia da Luz, où se trouve la villa, et autour de laquelle la police a bouclé le quartier.
Cette villa, qui appartient à Robert Murat, se trouve à une centaine de mètres du village de vacances Ocean Club, d'où la petite Madeleine McCann a disparu, apparamment enlevée le 2 mai dans sa chambre d'hôtel où dormaient son frère et sa soeur, jumeaux âgés de deux ans, pendant que les parents dînaient au restaurant du centre de vacances.
"Piste importante"
Selon la chaîne de télévision Sky News, l'une des personnes interrogées est un homme de nationalité britannique qui vit avec sa mère dans cette villa. Robert Murat a travaillé comme traducteur avec les policiers enquêtant sur la disparition de la fillette.
La perquisition avait commencé peu après l'aube, selon la chaîne publique Radiotelevisao Portuguesa.
SOCIETE
Bilan 2006 : un excédent naturel record
Vendredi 23 Mars 2007
L’Insee estime la population de la France au 1er janvier 2007 à 63,4 millions d’habitants, dont 61,5 en métropole et 1,9 outre-mer [1]. En France métropolitaine, pour l’année 2006, le solde naturel atteint 276 500 personnes (796 800 naissances moins 520 300 décès),
le solde migratoire (la balance des entrées et des sorties) est estimé à 95 000.
De 2005 à 2006, l’espérance de vie progresse de quatre mois pour les hommes et de trois mois pour les femmes, atteignant respectivement
77,2 ans et 84,1 ans. Le changement de comportement à l’égard des personnes âgées depuis la canicule se traduit par une progression de l’espérance de vie au-dessus de la tendance observée avant 2003 : près de cinq mois ont été ainsi gagnés.
Le solde migratoire reste modéré. Même majoré à l’excès à 3 ‰ (au lieu de 1,6), pour tenir compte des migrations irrégulières, la France se situe encore vers le bas du tableau européen : le solde migratoire approche 4 ‰ au Royaume-Uni, 6 ‰ en Autriche et en Suisse, 8 ‰ en Irlande, 11 ‰ en Italie et… 15 ‰ en Espagne [4 ].
Ce bilan ne doit pas occulter les évolutions déjà inscrites dans la pyramide des âges. Au-delà du record actuel, la chute de l’excédent
naturel est inévitable : le baby-boom ayant pris fin en 1974, le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants diminuera légèrement avant de se stabiliser, de même que le nombre de naissances, même si la fécondité actuelle se maintient. À l’inverse, à mesure que disparaîtront
les générations du baby-boom, le nombre de décès augmentera.
Le solde migratoire devrait donc devancer le solde naturel d’ici une génération, voire plus tôt, pour devenir la première composante de notre croissance et cela quel que soit le niveau futur des migrations,
par nature imprévisible. Ce ne sera pas l’effet d’un surcroît de fécondité des étrangers ou d’une politique migratoire mais le contrecoup
du baby-boom parvenu en fin de course.
77,2 ans et 84,1 ans. Le changement de comportement à l’égard des personnes âgées depuis la canicule se traduit par une progression de l’espérance de vie au-dessus de la tendance observée avant 2003 : près de cinq mois ont été ainsi gagnés.
Le solde migratoire reste modéré. Même majoré à l’excès à 3 ‰ (au lieu de 1,6), pour tenir compte des migrations irrégulières, la France se situe encore vers le bas du tableau européen : le solde migratoire approche 4 ‰ au Royaume-Uni, 6 ‰ en Autriche et en Suisse, 8 ‰ en Irlande, 11 ‰ en Italie et… 15 ‰ en Espagne [4 ].
Ce bilan ne doit pas occulter les évolutions déjà inscrites dans la pyramide des âges. Au-delà du record actuel, la chute de l’excédent
naturel est inévitable : le baby-boom ayant pris fin en 1974, le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants diminuera légèrement avant de se stabiliser, de même que le nombre de naissances, même si la fécondité actuelle se maintient. À l’inverse, à mesure que disparaîtront
les générations du baby-boom, le nombre de décès augmentera.
Le solde migratoire devrait donc devancer le solde naturel d’ici une génération, voire plus tôt, pour devenir la première composante de notre croissance et cela quel que soit le niveau futur des migrations,
par nature imprévisible. Ce ne sera pas l’effet d’un surcroît de fécondité des étrangers ou d’une politique migratoire mais le contrecoup
du baby-boom parvenu en fin de course.
SOCIETE
SUICIDE AU TRAVAIL
Vendredi 16 Mars 2007
UN PAR JOUR ! C'est le chiffre des suicides liés au travail en France. Une donnée révélée par Christian Larose, vice-président du Conseil économique et social, et syndicaliste de la branche textile. « On recense en France entre 300 et 400 décès par suicide par an, liés directement aux conditions de travail.
C'est un chiffre en augmentation. Mais j'estime qu'il est sous-évalué », nous explique-t-il. Michel Debout, président de l'Union nationale de la prévention du suicide, arrive à la même conclusion : « Nous sommes face à un phénomène important et de plus en plus préoccupant, lié à la dureté du monde du travail et à sa précarité.
Cela touche tous les milieux, mais en particulier les cadres », précise-t-il. Tous motifs confondus, 10 000 personnes mettent fin à leurs jours en France et 140 000 font des tentatives de suicide. Ce sujet n'est aujourd'hui plus tabou. Hier, la direction d'EDF a annoncé la mise en place d'une « mission d'écoute et de compréhension » pour les employés de la centrale nucléaire de Chinon. T
rois employés s'y sont donné la mort ces six derniers mois, quatre en deux ans, dont un reconnu « maladie professionnelle » par l'assurance maladie. Chez Renault, sur le site de Guyancourt, la direction a décidé de lancer un vaste plan de réorganisation des services pour tenter d'enrayer la spirale des drames. Depuis deux ans, trois salariés se sont suicidés et un quatrième a fait une tentative. Le 22 janvier, un technicien de 44 ans, qui travaillait sur la nouvelle Twingo, a ainsi été retrouvé sans vie et, le 20 octobre 2006, un ingénieur de 39 ans s'est jeté du cinquième étage du bâtiment principal, devant des dizaines de témoins.
« Par peur de perdre leur boulot, les gens acceptent plus qu'avant des pressions psychologiques »
Pour Christian Larose, l'élément principal est à chercher dans la « résignation » de certains salariés, confrontés à la dureté des plans sociaux. « Par peur de perdre leur boulot, les gens acceptent plus qu'avant des pressions psychologiques et un langage insultant. On leur dit de sourire pour se vendre mieux et ils n'y arrivent pas. Alors ils se disent que ce sont eux qui sont à l'origine du problème et ils se mettent à plonger. »
Ce péril n'épargne pas le service public, en particulier le corps enseignant. Pour empêcher le pire, le psychiatre Mario Horenstein suit 300 professeurs par an au centre de santé mentale de la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale) : « 50 % souffrent de troubles de l'adaptation avec manifestations de dépression active et 10 % de stress post-traumatique lié à la violence. Il est très important de les aider pour leur éviter de sombrer. » Mais comment arriver à distinguer les suicides motivés par des raisons d'ordre privé des actes directement liés à l'activité professionnelle ? Pour le psychiatre Jean-Pierre Soubrier, expert sur le sujet à l'OMS (Organisme mondiale de la santé), « les suicides reliés au travail sont surtout ceux qui se produisent sur le lieu de l'entreprise et ceux qui sont accompagnés par une lettre d'adieu explicite ».
En France, il reste beaucoup à faire en la matière. Selon un rapport de l'OMS, l'Hexagone occupe la troisième marche du podium des nations où les « dépressions liées au travail » sont les plus nombreuses, devancé seulement par l'Ukraine et les Etats-Unis.
Cela touche tous les milieux, mais en particulier les cadres », précise-t-il. Tous motifs confondus, 10 000 personnes mettent fin à leurs jours en France et 140 000 font des tentatives de suicide. Ce sujet n'est aujourd'hui plus tabou. Hier, la direction d'EDF a annoncé la mise en place d'une « mission d'écoute et de compréhension » pour les employés de la centrale nucléaire de Chinon. T
rois employés s'y sont donné la mort ces six derniers mois, quatre en deux ans, dont un reconnu « maladie professionnelle » par l'assurance maladie. Chez Renault, sur le site de Guyancourt, la direction a décidé de lancer un vaste plan de réorganisation des services pour tenter d'enrayer la spirale des drames. Depuis deux ans, trois salariés se sont suicidés et un quatrième a fait une tentative. Le 22 janvier, un technicien de 44 ans, qui travaillait sur la nouvelle Twingo, a ainsi été retrouvé sans vie et, le 20 octobre 2006, un ingénieur de 39 ans s'est jeté du cinquième étage du bâtiment principal, devant des dizaines de témoins.
« Par peur de perdre leur boulot, les gens acceptent plus qu'avant des pressions psychologiques »
Pour Christian Larose, l'élément principal est à chercher dans la « résignation » de certains salariés, confrontés à la dureté des plans sociaux. « Par peur de perdre leur boulot, les gens acceptent plus qu'avant des pressions psychologiques et un langage insultant. On leur dit de sourire pour se vendre mieux et ils n'y arrivent pas. Alors ils se disent que ce sont eux qui sont à l'origine du problème et ils se mettent à plonger. »
Ce péril n'épargne pas le service public, en particulier le corps enseignant. Pour empêcher le pire, le psychiatre Mario Horenstein suit 300 professeurs par an au centre de santé mentale de la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale) : « 50 % souffrent de troubles de l'adaptation avec manifestations de dépression active et 10 % de stress post-traumatique lié à la violence. Il est très important de les aider pour leur éviter de sombrer. » Mais comment arriver à distinguer les suicides motivés par des raisons d'ordre privé des actes directement liés à l'activité professionnelle ? Pour le psychiatre Jean-Pierre Soubrier, expert sur le sujet à l'OMS (Organisme mondiale de la santé), « les suicides reliés au travail sont surtout ceux qui se produisent sur le lieu de l'entreprise et ceux qui sont accompagnés par une lettre d'adieu explicite ».
En France, il reste beaucoup à faire en la matière. Selon un rapport de l'OMS, l'Hexagone occupe la troisième marche du podium des nations où les « dépressions liées au travail » sont les plus nombreuses, devancé seulement par l'Ukraine et les Etats-Unis.
Le Parisien
Rédigé par Le Parisien le Vendredi 16 Mars 2007 à 10:32
SOCIETE
NATHALIE GETTIFFE EN LIBERTE
Samedi 13 Janvier 2007
Nathalie Gettliffe de retour en Ardèche, après sa sortie de prison
Nathalie Gettliffe, condamnée en décembre à 16 mois de prison par la justice canadienne pour l'enlèvement de deux de ses enfants, est libre. Elle a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis samedi matin, en vertu d'une libération conditionnelle, pour gagner par la route son domicile de Saint-Alban-d'Ay (Ardèche).
Mme Gettliffe a quitté Fleury-Mérogis à la levée du jour avec son fils Martin né en détention au Canada le 26 septembre, qu'elle a eu avec son compagnon Francis Gruzelle.
Mme Gettliffe était incarcérée depuis son transfèrement en France le 22 décembre 2006 à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne), après huit mois de détention au Canada.
Un juge d'application des peines (JAP) du tribunal d'Evry lui a accordé une libération conditionnelle parentale vendredi. M. Gruzelle avait déclaré vendredi à l'AFP avoir accueilli cette libération avec "une joie teintée d'amertume en raison de la souffrance endurée par Nathalie et ses quatre enfants et de l'acharnement judiciaire à son égard".
Le JAP a décidé de prolonger le délai de surveillance judiciaire jusqu'au 30 avril 2008, soit un an au-delà de la peine qu'elle devait théoriquement purger. Mme Gettliffe devra obtenir une autorisation préalable du juge d'application des peines de Privas (Ardèche) si elle souhaite quitter le territoire national. "Qu'a-t-elle commis de si grave pour qu'on lui impose ça ?", s'est interrogé M. Gruzelle, qui dénonce un "traitement discriminatoire".
Après avoir plaidé coupable, Mme Gettliffe a été condamnée le 4 décembre par un tribunal de Vancouver, en Colombie-Britannique (ouest du Canada), à 16 mois de prison et 3 ans de mise à l'épreuve pour l'enlèvement en 2001 de ses deux aînés (Joséphine, 11 ans, et Maximilien, 13 ans), nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Les enfants avaient été cachés dans un premier temps par des proches de Mme Gettliffe avant d'être remis à leur père par la justice française.
Elle avait justifié son départ pour la France par l'appartenance de son mari à l'Eglise internationale du Christ, un mouvement considéré comme une secte en France, mais légal au Canada.
Mme Gettliffe était incarcérée depuis son transfèrement en France le 22 décembre 2006 à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne), après huit mois de détention au Canada.
Un juge d'application des peines (JAP) du tribunal d'Evry lui a accordé une libération conditionnelle parentale vendredi. M. Gruzelle avait déclaré vendredi à l'AFP avoir accueilli cette libération avec "une joie teintée d'amertume en raison de la souffrance endurée par Nathalie et ses quatre enfants et de l'acharnement judiciaire à son égard".
Le JAP a décidé de prolonger le délai de surveillance judiciaire jusqu'au 30 avril 2008, soit un an au-delà de la peine qu'elle devait théoriquement purger. Mme Gettliffe devra obtenir une autorisation préalable du juge d'application des peines de Privas (Ardèche) si elle souhaite quitter le territoire national. "Qu'a-t-elle commis de si grave pour qu'on lui impose ça ?", s'est interrogé M. Gruzelle, qui dénonce un "traitement discriminatoire".
Après avoir plaidé coupable, Mme Gettliffe a été condamnée le 4 décembre par un tribunal de Vancouver, en Colombie-Britannique (ouest du Canada), à 16 mois de prison et 3 ans de mise à l'épreuve pour l'enlèvement en 2001 de ses deux aînés (Joséphine, 11 ans, et Maximilien, 13 ans), nés de son mariage avec le Canadien Scott Grant. Les enfants avaient été cachés dans un premier temps par des proches de Mme Gettliffe avant d'être remis à leur père par la justice française.
Elle avait justifié son départ pour la France par l'appartenance de son mari à l'Eglise internationale du Christ, un mouvement considéré comme une secte en France, mais légal au Canada.
SOCIETE
Un pessimisme de plus en plus avéré en matière de pauvreté
Mercredi 13 Décembre 2006
Perception générale et représentations de la pauvreté, probable reflet de la mauvaise conjoncture économique observée depuis 2001, les Français n’ont jamais autant exprimé, cette année, leur pessimisme à l’égard de la pauvreté en France.
85% considèrent que depuis 5 ans, la pauvreté et l’exclusion ont augmenté contre 82% en
2005 et seulement 68% en 2002. Seuls 5% sont d’un avis contraire.
L’inquiétude des Français vis-à-vis de l’avenir de la pauvreté en France est, quant à elle
toujours plus forte depuis 2001 : plus des trois quarts (77%) pensent qu’elle va plutôt
augmenter à l’avenir, marquant une progression de 2 points par rapport à l’an dernier et de 6 points par rapport à 2004.
Sur fond d’inquiétude grandissante, la perception des dimensions de la pauvreté reste
néanmoins relativement stable. Être pauvre ou exclu aujourd’hui c’est avant tout ne pas
pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité : ne pas manger à sa faim (83% de
citations) et ne pas avoir de logement (79% de citations). L’absence de soin est ensuite le
symbole le plus cité (51%) loin devant ce qui relève de la pauvreté monétaire notamment le
chômage de longue durée (21%) ou le fait d’élever seuls ses enfants avec de faibles ressources
(23%).
2005 et seulement 68% en 2002. Seuls 5% sont d’un avis contraire.
L’inquiétude des Français vis-à-vis de l’avenir de la pauvreté en France est, quant à elle
toujours plus forte depuis 2001 : plus des trois quarts (77%) pensent qu’elle va plutôt
augmenter à l’avenir, marquant une progression de 2 points par rapport à l’an dernier et de 6 points par rapport à 2004.
Sur fond d’inquiétude grandissante, la perception des dimensions de la pauvreté reste
néanmoins relativement stable. Être pauvre ou exclu aujourd’hui c’est avant tout ne pas
pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité : ne pas manger à sa faim (83% de
citations) et ne pas avoir de logement (79% de citations). L’absence de soin est ensuite le
symbole le plus cité (51%) loin devant ce qui relève de la pauvreté monétaire notamment le
chômage de longue durée (21%) ou le fait d’élever seuls ses enfants avec de faibles ressources
(23%).
SOCIETE
NATHALIE RESTERA EN PRISON
Mardi 5 Décembre 2006
La Française Nathalie Gettliffe a été condamnée à 16 mois de détention lundi par une juge de la Cour suprême de Colombie britannique, pour l'enlèvement de ses deux enfants, ce pour quoi elle avait plaidé coupable début novembre.
Il lui reste ainsi à passer six mois en prison, compte tenu du temps qu'elle y a déjà passé depuis son arrestation en avril dernier. La peine est assortie d'une période de trois ans de mise à l'épreuve.
La juge a ajouté qu'elle ne s'opposerait pas à ce que Nathalie Gettliffe purge le restant de sa peine en France. Après son incarcération, Gettliffe a donné naissance à un enfant de père français.
Nathalie Gettliffe avait été inculpée d'enlèvement pour avoir quitté le Canada en 2001 pour la France avec ses deux jeunes enfants, Joséphine et Maximilien, en violation d'un arrêt du juge des divorcés ordonnant que les enfants restent au Canada pour permettre à leur père canadien d'exercer son droit de visite.
Cet arrêt avait été confirmé par une juridiction français et la jeune mère a été interpellée en avril alors qu'elle tentait de rentrer à Vancouver. Nathalie Gettliffe et son comité de défense affirment qu'elle s'était enfuie en France en 2001 avec ses enfants pour les soustraire à l'influence, néfaste à ses yeux, de leur père, Scott Grant, membre de l'"Eglise du Christ", église évangélique accusée par ses détracteurs d'être une secte.
Or, la juge Marvyn Koenigsberg de la Cour suprême de Colombie britannique a estimé lundi que Nathalie Gettliffe avait causé un tort psychologique à ses enfants, pendant plus de cinq ans, en les faisant haïr leur père canadien.
"Les abus psychologiques peuvent causer autant de torts que les abus physiques", a déclaré le juge à la cour.
Gettliffe, qui s'est excusée la semaine dernière devant le tribunal, est restée assise calmement à l'énoncé de la peine. Grant, qui a désormais la garde des enfants, était lui aussi présent.
"C'est une affaire très triste", a dit celui-ci ensuite, en ajoutant qu'il craignait toujours que Nathalie Gettliffe ne cherche de nouveau à enlever les enfants lorsqu'elle serait libérée de prison. Les enfants ont aujourd'hui 11 et 12 ans.
SOCIETE
L'INJUSTICE S'AMPLIFIE
Jeudi 23 Novembre 2006
La pauvreté a reculé en France au cours de la période 1996-2004 mais les inégalités de patrimoine entre ménages sont restées globalement de même ampleur, selon une étude de l'Insee parue jeudi.
"On constate sur la période 1996-2004 une progression assez nette du niveau de vie, de 12% en moyenne", a indiqué son principal auteur, Pascal Chevalier, chef de la division revenus et patrimoine des ménages à l'Insee.
Une évolution avant tout liée à une conjoncture "très favorable" à la fin des années 90 et au début des années 2000, a-t-il souligné lors de la présentation de cette étude, intitulée "Les revenus et les patrimoines des ménages". Cette tendance, si elle est à l'oeuvre depuis le début des années 70, est toutefois en "net ralentissement" depuis deux ans avec "des taux de pauvreté qui ont arrêté de baisser", a-t-il relevé.
Selon le document, la proportion de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois, défini comme seuil de "pauvreté monétaire", est passée de 13,5% en 1996 à 11,7% en 2004 (6,9 millions de personnes). Ce seuil représente 60% du niveau de vie médian, qui sépare en deux parts égales la population française, ont indiqué les auteurs de l'étude. En 2004, les 10% d'individus les plus modestes percevaient moins de 753 euros par mois et les 10% les plus aisés plus de 2.363 euros.
L'augmentation du niveau de vie moyen sur la période a profité tout particulièrement aux personnes situées aux deux extrêmes du spectre.
Les 10% les plus modestes ont ainsi vu leurs revenus bondir de 20% sur la période, car ils "ont notamment bénéficié de revalorisations de leurs prestations sociales et de revenus de leurs placements à la fin des années 90", souligne M. Chevalier. Pour les plus aisés, la progression est de 13%.
L'Insee relève par ailleurs que cette pauvreté a évolué, tant pour ce qui est des personnes qu'elle affecte, que d'un point de vue géographique. La pauvreté frappe aujourd'hui davantage de familles monoparentales et de personnes seules, et moins de familles nombreuses, reflétant ainsi l'évolution démographique du pays. Elle s'est en outre déplacée vers les grandes agglomérations, même si la proportion reste élevée en milieu rural, selon l'Insee.
Concernant le patrimoine, qui fait aussi l'objet d'un chapitre dans l'étude pour la période 1992-2004, les auteurs relèvent que les inégalités "sont stables depuis 1992", et restent déterminées en priorité par les revenus et l'âge. Une stabilité générale qui recouvre toutefois des évolutions plus contrastées d'une catégorie de ménages à l'autre: ainsi la génération âgée de 50-70 ans est-elle par exemple "plus riche" que les autres, car les "baby-boomers" ont bénéficié de conditions d'emploi et de taux d'intérêt très favorables, qui les ont aidés à accumuler plus de patrimoine, explique l'Insee.
A l'inverse, les plus modestes des ménages ont vu leur patrimoine diminuer de 1.350 euros en 1992 à 1.000 euros en 2004, alors que celui des ménages un peu plus aisés est passé de 60.000 à 90.000 euros. L'Insee a précisé, alors que la question du pouvoir d'achat se profile comme l'un des thèmes centraux de la campagne électorale qui débute en France, que son étude "n'a pas pour vocation à étudier les effets conjoncturels, notamment les diminutions de pouvoir d'achat qui peuvent être ressenties ces dernières années".
Une évolution avant tout liée à une conjoncture "très favorable" à la fin des années 90 et au début des années 2000, a-t-il souligné lors de la présentation de cette étude, intitulée "Les revenus et les patrimoines des ménages". Cette tendance, si elle est à l'oeuvre depuis le début des années 70, est toutefois en "net ralentissement" depuis deux ans avec "des taux de pauvreté qui ont arrêté de baisser", a-t-il relevé.
Selon le document, la proportion de personnes vivant avec moins de 788 euros par mois, défini comme seuil de "pauvreté monétaire", est passée de 13,5% en 1996 à 11,7% en 2004 (6,9 millions de personnes). Ce seuil représente 60% du niveau de vie médian, qui sépare en deux parts égales la population française, ont indiqué les auteurs de l'étude. En 2004, les 10% d'individus les plus modestes percevaient moins de 753 euros par mois et les 10% les plus aisés plus de 2.363 euros.
L'augmentation du niveau de vie moyen sur la période a profité tout particulièrement aux personnes situées aux deux extrêmes du spectre.
Les 10% les plus modestes ont ainsi vu leurs revenus bondir de 20% sur la période, car ils "ont notamment bénéficié de revalorisations de leurs prestations sociales et de revenus de leurs placements à la fin des années 90", souligne M. Chevalier. Pour les plus aisés, la progression est de 13%.
L'Insee relève par ailleurs que cette pauvreté a évolué, tant pour ce qui est des personnes qu'elle affecte, que d'un point de vue géographique. La pauvreté frappe aujourd'hui davantage de familles monoparentales et de personnes seules, et moins de familles nombreuses, reflétant ainsi l'évolution démographique du pays. Elle s'est en outre déplacée vers les grandes agglomérations, même si la proportion reste élevée en milieu rural, selon l'Insee.
Concernant le patrimoine, qui fait aussi l'objet d'un chapitre dans l'étude pour la période 1992-2004, les auteurs relèvent que les inégalités "sont stables depuis 1992", et restent déterminées en priorité par les revenus et l'âge. Une stabilité générale qui recouvre toutefois des évolutions plus contrastées d'une catégorie de ménages à l'autre: ainsi la génération âgée de 50-70 ans est-elle par exemple "plus riche" que les autres, car les "baby-boomers" ont bénéficié de conditions d'emploi et de taux d'intérêt très favorables, qui les ont aidés à accumuler plus de patrimoine, explique l'Insee.
A l'inverse, les plus modestes des ménages ont vu leur patrimoine diminuer de 1.350 euros en 1992 à 1.000 euros en 2004, alors que celui des ménages un peu plus aisés est passé de 60.000 à 90.000 euros. L'Insee a précisé, alors que la question du pouvoir d'achat se profile comme l'un des thèmes centraux de la campagne électorale qui débute en France, que son étude "n'a pas pour vocation à étudier les effets conjoncturels, notamment les diminutions de pouvoir d'achat qui peuvent être ressenties ces dernières années".
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